Un Plan d’action Stratégie jeunesse développé par VSP 

L’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension (VSP) a mandaté le CIPC pour élaborer une analyse des causes identifiées et des facteurs de protection existants autour de la violence commise et subie chez les jeunes usagers du parc François-Perrault, à Montréal. C’est sur la base des causes identifiées et des recommandations des experts du CIPC en prévention de la violence que l’Arrondissement a élaboré sa Stratégie jeunesse en prévention de la criminalité.  

De plus, VSP a octroyé des centaines de milliers de dollars pour financer de nombreux projets d’organismes partenaires soutenant les jeunes de 12 à 25 ans sur son territoire. L’ensemble des projets proposés par VSP se rattache directement à la stratégie, notamment au niveau des objectifs suivants : 

  • Favoriser davantage l’inclusion sociale et la participation des jeunes 
  • Promouvoir des modèles et des parcours de réussite positifs 
  • Outiller les jeunes afin de leur permettre une saine gestion des émotions et le développement d’habiletés sociales et interpersonnelles 
  • Renforcer les capacités et compétences parentales 

Pour en savoir plus, téléchargez le plan d ici 

Activités de la communauté de pratique du RÉSAL

Le CIPC reste activement mobilisé dans la démarche d’élaboration d’une communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL) portant sur la prévention des violences commises et subies chez les jeunes de 12 à 25 ans à Montréal. Dans la continuité des formations offertes plus tôt à l’automne 2021, une série de six activités cliniques ont été organisées en novembre et décembre afin de prolonger les réflexions entre intervenants et intervenantes du milieu de la prévention.

Ces activités de supervision clinique visaient à favoriser l’entraide et le transfert horizontal des connaissances en permettant à des organisations présentant de forts besoins au niveau de leurs pratiques de trouver un soutien et un encadrement méthodologique adapté. Les activités ont été articulées autour des thématiques suivantes :

  • Prévention de la violence des gangs de rue | 25 novembre et 2 décembre 2021
  • Prévention des violences à caractère sexuel | 26 novembre et 14 décembre 2021
  • Travail de rue et intervention auprès des jeunes | 25 novembre et 9 décembre 2021

Ces séances ont permis d’offrir un espace d’échange sécuritaire face à des situations de dilemme éthique et/ou d’isolement professionnel. La portée des activités cliniques a été largement soulignée par les participants et participantes. D’une part, celles-ci offrent une dimension réflexive à même de faire avancer leur pratique en leur permettant de questionner leurs réflexes et de partager mutuellement leurs interrogations et difficultés. D’autre part, ces activités permettent de créer un lien de connaissance et de reconnaissance entre des intervenants et intervenantes issus de différents horizons et territoires d’intervention, aspect essentiel afin d’améliorer les synergies de travail et de mieux connaître les contraintes des un.es et des autres.

Au total, les formations et activités cliniques de la communauté de pratique du RÉSAL ont permis de rejoindre 95 participants et participantes pour la grande majorité issus d’organismes communautaires du territoire montréalais.

De nouvelles publications du CIPC

Le CIPC a publié dernièrement plusieurs rapports qui traitent de la violence commise et subie chez les jeunes dans la Ville de Montréal. Plus précisément, trois rapports sont maintenant accessibles :

1) Analyse APS (Arrimage Problèmes-Services) : prévention de la violence commise et subie chez les jeunes usagers du parc François-Perrault (Quartier Saint-Michel)

L’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension a mandaté le CIPC pour élaborer une analyse des causes identifiées et des facteurs de protection existants autour de la violence commise et subie chez les jeunes usagers du parc François-Perrault à Montréal. L’objectif de ce rapport est de présenter et d’analyser les enjeux en matière de ce type de violence et comment la prévenir.

2) Rapport sur la violence commise et subie chez les jeunes de Montréal

Ce rapport du CIPC, mandaté par la Ville de Montréal dans le cadre des activités du Laboratoire en sécurité urbaine, présente un aperçu général de la sécurité urbaine en vue de la violence commise et subie chez les jeunes sur l’ensemble du territoire de l’île de Montréal.

3) Portrait de la violence commise et subie chez les jeunes de l’arrondissement de Montréal-Nord : enjeux, pistes de solutions et recommandations

L’arrondissement de Montréal-Nord a mandaté le CIPC et l’équipe d’experts en sociologie Mariam Hassaoui de l’Université TÉLUQ et Victor Armony de l’UQAM pour réaliser un diagnostic de sécurité urbaine de la violence commise et subie chez les jeunes de 12 à 25 ans de Montréal-Nord comprenant un portrait désagrégé (approche ADS+ et territorialisée) de l’environnement (physique, socioéconomique et socio-sanitaire) dans lequel évoluent les jeunes, de la criminalité et des violences qu’ils commettent et subissent ainsi que des ressources disponibles sur le territoire.

Consulter la liste complète des rapports thématiques publiés par le CIPC

Le CIPC participe à un forum sur la prévention de la violence chez les jeunes

Le 7 décembre dernier, le CIPC a pris part à la première journée du forum Montréal sécuritaire pour les jeunes : dialogue sur l’intervention en prévention de la violence pour présenter un aperçu des différents chapitres ainsi que des faits saillants du « Rapport sur la violence commise et subie chez les jeunes de Montréal », une publication récente du CIPC. Cette rencontre de partenaires communautaires et institutionnels engagés dans la prévention avait comme objectifs de :

  • Dégager une compréhension commune du phénomène de la violence;
  • Aborder la question de la résilience des jeunes dans un contexte où le sentiment d’insécurité est important;
  • Prendre connaissance des données les plus à jour sur les facteurs de risques de la violence à Montréal;
  • Mettre en lumière les initiatives porteuses de prévention;
  • Favoriser la collaboration et le développement d’une vision intégrée entre les parties prenantes en prévention de la violence chez les jeunes;
  • Travailler collectivement autour de thématiques spécifiques en prévention de la violence et d’alimenter la réflexion municipale en matière de sécurité urbaine;
  • Contrer les phénomènes de violences commises et subies.

La rencontre était organisée par le Service de la diversité et de l’inclusion sociale (SDIS) de la Ville de Montréal en collaboration avec le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RESAL), dont le CIPC est membre coordonnateur, et l’Institut du nouveau monde (INM).

Les autres présentations de cette première journée du forum ont inclus des interventions du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), de L’Anonyme et de l’Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD) du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, partenaires du CIPC.

Le CIPC invité à une rencontre du SPVM à Saint-Michel

Le 30 novembre dernier, le CIPC a eu le plaisir d’assister à une présentation du plan stratégique de lutte contre la violence armée et du programme de l’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR) par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), partenaire du CIPC, en partenariat avec le poste de quartier 30 du quartier Saint-Michel.

Concernant la violence armée, le SPVM a présenté la situation actuelle à Montréal ainsi que les grandes orientations du plan stratégique de lutte contre la violence armée. Le SPVM a notamment mis de l’avant l’importance de la collaboration avec le milieu communautaire en matière de prévention de la violence armée.

Cette rencontre avec la communauté a également permis de présenter la nouvelle ECCR déployée depuis avril 2021 dans plusieurs secteurs de la Ville de Montréal. Cette unité a le mandat d’aller à la rencontre des citoyens et des organismes communautaires dans le but de trouver avec eux des solutions communes et durables aux enjeux de cohabitation sociale et de sécurité urbaine, actuels ou émergents.

Enfin, l’évènement a été l’occasion de présenter plusieurs initiatives locales auxquelles participe le poste de quartier 30, notamment des initiatives de rapprochement avec la communauté, en particulier les jeunes.

Une formation pour intervenant.e.s socio-communautaires offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une quatrième formation de la série de formations et d’activités prévues pour cet automne s’est tenue le 11 novembre dernier. Celle-ci fut adressée principalement à des intervenant(e)s socio-communautaires de Montréal dans l’objectif de mettre de l’avant des techniques d’approche, de prise de contact et d’intervention en matière de travail de rue pour les personnes intervenant auprès des populations jeunesse ainsi qu’auprès des personnes en difficulté.

L’activité a été animée par Maxime Bonneau, coordonnateur clinique et formateur à PACT de rue, une organisation communautaire membre du RÉSAL qui agit directement auprès des jeunes et des personnes en difficulté afin de promouvoir de saines habitudes de vie et de prévenir des comportements à risque.

Les points suivants ont été abordés lors de la formation :

  • La définition et l’histoire du travail de rue;
  • Comment faire l’observation de terrain;
  • Comment bien intégrer un milieu de vie;
  • Comment maîtriser les techniques d’intervention.

En savoir plus à propos des autres formations données :

La prévention de la violence des gangs de rue

La prévention des violences à caractère sexuel

La prévention de la haine en ligne

Ces formations ont été réalisées grâce au soutien financier de la Ville de Montréal.

Une nouvelle employée se joint à l’équipe du CIPC

En début du mois de novembre, nous avons accueilli au CIPC une nouvelle employée : Rose Germain.

Rose, Stagiaire assistante de recherche, est actuellement finissante au baccalauréat en psychologie (Université Laval) et détient de l’expérience en travail auprès de la jeunesse. Elle a d’ailleurs travaillé pour Entraide Jeunesse Québec comme animatrice d’un groupe de soutien auprès d’adolescents volontaires aux prises avec des troubles d’anxiété.

Elle apportera un soutien à l’équipe au sein du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL). Bienvenue!

Une formation sur la prévention des violences à caractère sexuel offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du RÉSAL, duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une deuxième formation de la série de formations et d’activités prévues pour cet automne s’est tenue le 28 octobre dernier. Celle-ci portait sur la prévention des violences à caractère sexuel et avait comme objectif d’explorer l’importance du langage et de certains concepts dans la prévention des violences sexuelles, mais aussi à revenir sur les aspects légaux et les attitudes aidantes pour les intervenant.e.s de terrain.

L’activité a été animée par Katherine Lapierre, chargée de projet pour le programme d’éducation à la sexualité et intervenante au sein de l’organisme L’Anonyme, membre du RÉSAL, qui œuvre à promouvoir des comportements sécuritaires et des relations égalitaires auprès des jeunes.

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté :

  • L’importance du langage inclusif dans la prévention et l’intervention auprès des jeunes, afin de créer un environnement plus sécuritaire et de limiter les risques de stigmatisation.
  • Les formes multiples que peuvent prendre les violences sexuelles au quotidien, sans forcément être reconnues comme tel par les personnes qui en font l’objet ou qui les infligent (coercition sexuelle, harcèlement, stealthing, etc.).
  • Contrairement à un préjugé répandu, on estime qu’environ 2% des plaintes concernant les agressions sexuelles constituent de fausses accusations. Cette réalité statistique contraste avec une vision commune qui tend à mettre facilement en cause la parole des victimes.
  • Enfin, bien que de nombreux outils existent aujourd’hui pour accompagner les jeunes sur ce sujet, la manière dont les intervenant.e.s accueillent le dévoilement de ces violences (écoute, intérêt, confiance) reste néanmoins déterminante pour la suite du processus avec les personnes victimes.

En savoir plus à propos des autres formations données :

La prévention de la violence des gangs de rue

La prévention de la haine en ligne

Travail de rue et intervention auprès des jeunes

Ces formations ont été réalisées grâce au soutien financier de la Ville de Montréal.

Lancement de la communauté de pratique du RÉSAL

Le CIPC a eu le plaisir de coordonner le lancement, jeudi 21 octobre, d’une première série de formations et d’activités offertes par le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL) dans le cadre de l’édification de sa communauté de pratique. Soutenue par la Ville de Montréal, cette démarche vise à offrir un espace élargi de partage de connaissances et d’expériences autour des différentes formes de violences commises et subies chez les jeunes de 12 à 25 ans. Elle s’adresse plus spécifiquement aux intervenant(e)s sociocommunautaires du Nord-Est de l’île de Montréal afin de les outiller face aux diverses problématiques rencontrées dans leur activité quotidienne.

Pour la première thématique de l’automne portant sur la prévention de la violence des gangs de rue, les acteur(trice)s du milieu ont pu assister à une formation d’une journée dispensée par René-André Brisebois, formateur et chargé de cours à l’Université de Montréal depuis une dizaine d’années, et Coordonnateur professionnel du Centre d’expertise de l’Institut universitaire jeunes en difficulté (IUJD).

Dans l’optique de déconstruire les préjugés communs visant le phénomène des gangs de rue et des réseaux de jeunes délinquants, la formation a permis de mettre en lumière un ensemble d’aspects clés :

  • La dimension largement ethnicisée du terme même de gang de rue et les réalités complexes que ce phénomène recouvre dans les faits;
  • Les caractéristiques sociales et personnelles des membres de gangs, ainsi que les trajectoires d’affiliation et de désaffiliation des jeunes au sein de ces groupes;
  • Les approches, actions préventives et interventions les plus efficaces pour prévenir l’adhésion aux gangs ou la diminution des méfaits y étant associés.

Au total, une quinzaine de participants ont été présents à la formation donnée à la Grande bibliothèque de la BAnQ, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur. Cette première journée de formation sera suivie par l’organisation d’activités de supervision clinique cet automne, afin d’approfondir les enjeux évoqués à partir de l’expérience de terrain des intervenant(e)s.

En savoir plus à propos des autres formations données :

La prévention des violences à caractère sexuel

La prévention de la haine en ligne

Travail de rue et intervention auprès des jeunes

Ces formations ont été réalisées grâce au soutien financier de la Ville de Montréal.

Guide d’évaluation d’impact pour les projets et programmes en prévention de la consommation de cannabis chez les jeunes

L’objectif de cet outil, principalement destiné à des gestionnaires et coordinateurs de programmes en charge d’organiser les évaluations, est d’offrir une méthodologie simple, systématisée et adaptable pour élaborer et mettre en œuvre des processus d’évaluation d’impact pour les programmes en prévention de la consommation de cannabis chez les jeunes. Celui-ci est fondé dans les approches d’évaluation d’impact en santé publique et en sécurité urbaine et est divisé en deux parties.

D’abord, à travers cinq modules, le Guide d'évaluation des programmes de prévention de consommation du cannabis chez les jeunes propose des outils concrets d’analyse de ces programmes, afin de mieux cerner les enjeux et l’importance de l’évaluation. Appuyé sur des études officielles et scientifiques récentes, cet instrument d’analyse permet, grâce à des étapes simples, d’arriver à une compréhension globale de la portée et de la réussite de programmes qui s’avèrent être complexes dans leur évaluation. En adoptant une approche réaliste, le guide aborde cette question en proposant une méthode hybride, alliant évaluation de mise en œuvre des étapes de ces programmes et évaluation de résultats. Cette méthode aboutit à la constitution d’un cadre logique, étape indispensable à la bonne appréhension des enjeux, à chaque étape, de l’initiative. Un accent particulier est mis sur l’importance centrale de la sélection d’indicateurs adaptés, étape cruciale dans la mesure de l’action initiée, tout comme la récolte de données, qui permettra à l’évaluateur d’émettre des recommandations qui s’avèreront vitales à la bonne marche du programme.

Ensuite, en tant que bonification à cet outil, un module de quatre chapitres intitulé La légalisation du cannabis : comment y répondre avec les programmes de prévention de consommation du cannabis chez les jeunes est proposé pour mettre l’accent sur l’élaboration de programmes pour venir en soutien aux municipalités dans leur développement stratégique autour de ces questions.

 

Télécharger : Guide d'évaluation des programmes de prévention de consommation du cannabis chez les jeunes

Télécharger : La légalisation du cannabis : comment y répondre avec les programmes de prévention de consommation du cannabis chez les jeunes