Le CIPC lance une compétition pour combattre la traite humaine au Canada

Le CIPC est heureux d'avoir lancé le DataJam contre l'exploitation, un concours technologique pour combattre la traite humaine au Canada, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la Fundación Pasos Libres et IBM Corporate Social Responsability. Ce concours technologique, financé par le Gouvernement du Canada, vise à sensibiliser le public à la traite des êtres humains, améliorer la collaboration entre les différents secteurs d’intervention au Canada et sensibiliser le grand public à ce problème.

Le concours se tiendra en ligne du 7 au 17 mai 2021 et comprendra une formation de trois jours ainsi qu’un programme de mentorat sur la traite des êtres humains et l’usage des technologies d’IBM. Il sera facilité par les organisations partenaires et les parties prenantes engagées dans la lutte contre la traite des êtres humains.

Ce DataJam mettra l’accent sur la conception de solutions technologiques qui contribueront à résoudre certains défis de la traite de personnes au Canada. Les participants devront opter pour le développement de l’une des options suivantes :

  1. Des solutions qui fournissent de nouvelles perspectives sur la traite des êtres humains, des populations autochtones, nordiques et des communautés éloignées, des personnes LGBTQI+, ou des jeunes vulnérables afin de sensibiliser, détecter et poursuivre les criminels contre ces communautés.
  2. Des solutions pour identifier, prévenir et poursuivre l’exploitation des jeunes et des enfants en ligne, notamment dans les médias sociaux et les plateformes de jeux en ligne.
  3. Des solutions explorant la relation entre la traite des êtres humains et les migrations, la COVID-19, les catastrophes naturelles ou des événements majeurs pour identifier les modèles de la traite, ses réseaux et ses hotspots.

Pour obtenir plus d'informations et s'y inscrire : https://www.ibm.org/data-jam

*Veuillez noter que la date limite pour s'inscrire est le 26 avril 2021.

Communiqué de presse : Le CIPC s’engage dans la lutte contre la traite humaine au Canada

UNE PREMIÈRE COMPÉTITION D’INNOVATION TECHNOLOGIQUE NATIONALE POUR COMBATTRE LA TRAITE HUMAINE AU CANADA EST LANCÉE

Le CIPC, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la Fundación Pasos Libres et IBM, sont fiers d'annoncer le lancement du « DataJam contre l'exploitation », le premier concours d'innovation en ligne du pays qui a comme objectif de développer des solutions technologiques pour identifier et lutter contre la traite des être humains au Canada, en particulier chez les jeunes, les communautés autochtones et LGBTQI+. Ce concours est financé par le gouvernement du Canada.

Lire le communiqué : Communiqué de presse (Avril 2021)

 

Annonce du rapport sur les crimes haineux fondés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle

Les crimes haineux basés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle sont en hausse. Des attaques comme celle d’Orlando le 12 juin 2016 contre la communauté LGBTQ, qui a provoqué la mort de 49 personnes, ou encore celle de Toronto le 23 avril 2018 contre des femmes, sont autant d’exemples de ce phénomène. Les crimes haineux basés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle font partie des crimes haineux les plus violents. Ils n’affectent pas seulement la victime de manière individuelle, mais ont des conséquences profondes pour l’ensemble du groupe ou de la communauté touchée. De plus, les crimes haineux basés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle représentent un affront direct aux principes démocratiques de tolérance, de respect de l’identité et des opinions des autres. Ainsi, l’objectif de cette étude est de comprendre le phénomène des crimes haineux, ses manifestations et ses origines, en plus d’identifier les stratégies et les pratiques prometteuses aux niveaux national et municipal pour le prévenir. La publication du Rapport est prévue pour le printemps 2019.

Sommaire exécutif

Rapport final – 2e édition

Création d’un référentiel international d’évaluation des observatoires de la criminalité

Les phénomènes criminels doivent être observés et analysés en détail afin de mettre en œuvre des politiques publiques adaptées. Afin que ces politiques de sécurité et, plus précisément, les stratégies de prévention de la criminalité, soient efficaces, il est essentiel qu’elles reposent sur des données variées, intègres, de qualité, riches et à jour.

Dans cet objectif, les observatoires de la criminalité sont des outils qui permettent d’observer et d’analyser les phénomènes criminels afin de nourrir la prise de décision en matière d’intervention et de prévention. Cependant, il n’existe actuellement pas de référentiel permettant de juger de la qualité d’un observatoire. En raison de ce manque, il est difficile d’estimer si un observatoire est en mesure de produire des données et des analyses fiables et de constituer une véritable ressource pour les politiques publiques en matière de sécurité et de prévention.

L’objectif du projet de création d’un référentiel international d’évaluation des observatoires de la criminalité (RIEOC) est la création d’un cadre validé par les principales organisations internationales et ONG œuvrant dans le domaine de l’observation et de l’analyse des phénomènes criminels, accepté par la communauté des professionnels, fournissant un ensemble de règles et de principes essentiels à la constitution et au fonctionnement d’un observatoire. Ce cadre est à la fois un outil facilitant la création d’observatoire, mais aussi une matrice permettant d’évaluer la qualité, la pertinence et la fiabilité des données et des résultats produits par un observatoire donné.

Le référentiel classera les observatoires à l’une des trois étapes correspondant à leur stade de développement, soit : initiale, intermédiaire ou avancée.

Cette approche graduée a l’avantage de préserver une marge de développement afin que l’observatoire puisse être amélioré. En d’autres termes, le référentiel permettra d’évaluer un observatoire selon son niveau de développement et de fournir les préconisations nécessaires afin qu’il puisse atteindre le niveau suivant de développement, et par la même, améliorer la qualité des données et des analyses.

Le projet est mené conjointement par le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), Canada, l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ-ONDRP) en France et l’organisation des États américains (OEA). Il s’agit d’organismes qui possèdent une grande expérience et une expertise reconnue en matière d’observation de la criminalité.

Diagnostic local de sécurité dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville

Le CIPC a lancé, en juin, la réalisation d’un diagnostic local de sécurité au sein de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville. Le but étant d’offrir une compréhension globale des facteurs de risques menant à la délinquance et au sentiment d’insécurité, mais aussi d’identifier les facteurs de protection déjà présents, afin de mieux appréhender le phénomène de la criminalité dans leur milieu. Ce diagnostic permettra, entre autres, de dresser un portrait de l’ampleur et de la nature de la criminalité actuelle, de réunir l’expertise des acteurs locaux autour de cette question, et de dégager des pistes d’actions afin de jeter les bases d’une action concertée.

Marches exploratoires au sein du quartier Milton Parc

Depuis mai, le CIPC a été mandaté par l’arrondissement Plateau-Mont-Royal afin de réaliser des marches exploratoires au sein du quartier Milton Parc. Cette démarche de recueil de données de terrain survient dans le contexte de l’ouverture de l’organisme Open Doors au sein de ce quartier. Les marches permettront d’obtenir des informations précises sur les particularités de l’environnement physique et bâti, la fréquentation sociale et l’occupation de l’espace, ainsi que sur les incivilités observables. Ces données permettront d’émettre des recommandations et de mettre en avant les bonnes pratiques en termes d’aménagement urbain favorisant la mixité et la cohabitation sociale.