Le CIPC accueille un nouveau membre international

Le CIPC est fier d’annoncer qu’un nouveau membre a adhéré à son réseau, soit l’IECRIMT, Instituto de Estudios Criminológicos Transdisciplinarios (l’Institut d’études criminologiques transdisciplinaires). Pour l’IECRIMT, il est extrêmement important de collaborer avec des instituts, des centres et des universités qui traitent des questions de criminologie et de sécurité. Dans ce sens, il est important de reconnaître la pertinence de l’échange d’informations, des réflexions et d’expériences entre nos deux entités qui permettront l’amélioration des pratiques et des politiques publiques dans le domaine de la prévention du crime, et de ce fait l’enrichissement du travail de chacun. 

À propos du Instituto d’Estudios Criminológicos Transdisciplinarios (IECRIMT) 

L’IECRIMT est spécialisé dans la prévention sociale de la violence et de la criminalité. Cet institut, fondé à Mexico en 2014, a été créé par des universitaires prestigieux ayant des années d’expérience dans le domaine, reconnaissant que les problèmes de sécurité, de violence et de criminalité sont clairement marqués par les caractéristiques structurelles des sociétés actuelles. 

La visite de la directrice de projets spéciaux de la CJGM au CIPC

Le 25 juillet 2022, le CIPC a reçu, dans ses bureaux au Centre-ville de Montréal, Mme. Arij Riahi, directrice de projets spéciaux de la Clinique-Juridique du Grand Montréal (CJGM), pour discuter des enjeux d’insécurité qui touchent l’arrondissement de Montréal-Nord. La rencontre fait partie d’une recherche débutée cet été par le CIPC, qui vise à cartographier les services offerts dans le nord-est de l’Île de Montréal – les arrondissements de Montréal-Nord, Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Saint-Léonard et Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension – en matière de prévention des violences armées. Entre autres, nous avons discuté de la place des jeunes dans l’arrondissement, des enjeux apparus depuis la pandémie et des pistes de solutions sur plusieurs sujets liés à la violence armée. 

Nous voulons remercier Mme. Riahi pour avoir participé à la rencontre.   

Espoir 18 en mission à Montréal

Depuis 2019, le CIPC et l’association parisienne Espoir 18 travaillent en collaboration étroite dans le cadre d’un projet portant sur l’amélioration du dialogue police-population, avec une attention particulière pour le public jeune et les groupes minoritaires dans leur rapport à l’institution policière. L’objectif de ce projet a été de documenter les expériences et pratiques inspirantes à l’œuvre, des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi de favoriser le transfert de connaissances et de nouer des collaborations autour de cette thématique.  

Espoir 18 est une association qui œuvre à l’insertion et à la socialisation de plus de 2000 jeunes âgés de 6 à 30 ans dans certains quartiers populaires de Paris, au travers d’activités culturelles, artistiques et sportives. Dans le cadre de sa mission d’accompagnement à la réussite et de prévention de la délinquance, Espoir 18 s’implique dans le déploiement d’une diversité d’initiatives de référence, allant de la création de projets artistiques à l’organisation de séjours de mobilité internationale. 

Dans le cadre de cette collaboration, une équipe mobile d’Espoir 18, composée d’une trentaine de personnes, dont une vingtaine de jeunes de l’association, était en mission à Montréal du 8 au 12 juillet 2022. Cette mission s’inscrit dans le cadre d’une tournée nord-américaine, notamment à Washington et à New York, de deux représentations théâtrales de référence, Bad Mama et Lettres à Nour, après un an de tournée dans des villes françaises.  

Nous sommes ravis de les avoir accueillis à Montréal.   

Les pièces en question abordent de multiples enjeux, soucis, aspirations et réalités que traversent la jeunesse contemporaine, en particulier dans certains territoires défavorisés : la vie quotidienne, la radicalisation pouvant mener à la violence, les questionnements identitaires, les rapports entre les générations et avec les institutions, ainsi que d’autres sujets. D’ailleurs, Bad Mama est un projet de co-développement, qui a débuté en 2019, entre jeunes et intervenants, mise en scène par Farid Abdelkrim, interprétée par la troupe des « Z’improbables » (troupe d’Espoir 18). Cette initiative artistique en est devenue un moyen pour le groupe pour apprendre à s’exprimer sur des sujets parfois complexes. Puis, Lettres à Nour est une pièce adaptée du roman de Rachid Benzine et mise en scène par celui-ci, interprétée par Farid Abdelkrim et Céline Dély, qui vise à déconstruire l’idéologie de Daech et à remettre en cause les certitudes des spectateurs et spectatrices. 

Pour la première soirée théâtrale, qui a eu lieu le samedi 9 juillet à l’Union Française de Montréal au centre-ville, près de 40 personnes se sont présentées pour assister aux pièces Bad Mama et Lettres à Nour. Les spectateurs ont eu aussi l’occasion de discuter de celles-ci avec l’équipe suite aux représentations.  

Le lundi 11 juillet, Espoir 18 et le CIPC ont été accueillis à Montréal-Nord par les organismes Parole d’excluEs et Hoodstock pour une visite aux habitations Pelletier, aux locaux de Parole d’excluEs ainsi qu’à la place de l’Espoir. Ces visites ont permis au groupe d’échanger avec des acteurs de terrain ainsi que d’en connaitre plus sur les réalités du quartier. 

En soirée, la deuxième représentation théâtrale a eu lieu à l’Espace 7000 à Montréal-Nord, accueillant près de 75 personnes. Les spectateurs ont aussi eu l’occasion d’échanger avec le groupe sur les enjeux évoqués par les pièces, l’origine de celles-ci et l’impact que ce type d’engagement a eu après des jeunes depuis le début du processus.  

Merci à tous les participants et participantes qui se sont joints aux événements.   

Le CIPC présente les Soirées théâtres d’Espoir 18

Depuis 2019, le CIPC et Espoir 18 travaillent en collaboration étroite dans le cadre d’un projet portant sur l’amélioration du dialogue Police-population, avec une attention particulière pour le public jeune et les groupes minoritaires dans leur rapport à l’institution policière. L’objectif de ce projet est de documenter les expériences et pratiques inspirantes à l’oeuvre, des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi de favoriser le transfert de connaissances et de nouer des collaborations autour de cette thématique. 

Dans le cadre de cette collaboration, Espoir 18 organise à l’été 2022 une tournée de mobilité en Amérique du Nord, incluant un passage dans les métropoles de New York et Washington, avec le soutien local de l’Ambassade de France. L’équipe mobile, composée d’une trentaine de personnes, dont une vingtaine de jeunes de l’association, se rendra également à Montréal du 8 au 12 juillet 2022. 

Le CIPC est ravi de pouvoir les accueillir à Montréal.  

Après un an de tournée dans les villes françaises, Espoir 18 se produira donc deux représentations théâtrales de référence en Amérique du Nord :  

  • Bad Mama – Mise en scène par Farid Abdelkrim, interprété par la troupe des « Z’improbables » 
  • Lettres à Nour – Adaptée du roman de Rachid Benzine et mise en scène par celui-ci, interprétée par Farid Abdelkrim et Céline Dély

Les soirées théâtrales aborderont les multiples enjeux et aspirations qui traversent la jeunesse contemporaine, en particulier dans certains territoires défavorisés : vie quotidienne, radicalisation pouvant mener à la violence, questionnements identitaires, rapport entre les générations et avec les institutions, et d’autres sujets.  

Nous vous invitons à assister à la présentation d’une de ces pièces lors des soirées théâtres qui se tiendront gratuitement aux dates suivantes :  

Le samedi 9 juillet 2022 à 18h, à l’Union Française de Montréal en centre-ville (salle Rougier).

Présentation de Bad Mama et de Lettres à Nour, suivi d’un temps d’échange avec le public.  

Pour s’inscrire. 

Le lundi 11 juillet 2022 à 18h, à l’Espace 7000 à Montréal-Nord (salle Désilets), en collaboration avec Parole d’excluEs.  

Présentation de Bad Mama et de Lettres à Nour, suivi d’un temps d’échange avec le public. 

Pour s’inscrire 

Une formation sur la médiation auprès des jeunes offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une deuxième formation du 2e cycle thématique des activités relancées au printemps s’est tenue le 18 mai dernier. Celle-ci a visé à introduire le concept de médiation et a permis aux participant.es de se familiariser avec divers outils théoriques et pratiques en vue d’en faciliter le processus.  

L’activité a été animée par Maxime Bonneau, coordonnateur clinique et formateur pour PACT de rue, Déborah Griot, coordonnatrice aux projets, et Myriam, travailleuse de rue au sein de PACT de rue, une organisation communautaire membre du RÉSAL qui agit directement auprès des jeunes et des personnes en difficulté. 

De plus, deux activités de supervision clinique suivant cette formation du deuxième cycle thématique a eu lieu le 1er juin et le 22 juin. Ces deux espaces clinique ont permis aux participants de se remémorer les principales composantes du processus de médiation, des prérequis pour sa mise en œuvre ainsi que des principales techniques de communication qui ont été abordées lors de la formation et de les appliquer dans des mises en situation.   

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté : 

  • L’importance de différencier les notions de médiation, de conciliation et d’arbitrage, ainsi que de choisir l’option la plus appropriée selon chaque contexte. Le processus, la finalité ainsi que les rôles de chacune des parties différeront selon l’option envisagée et la problématique à aborder.  
  • La médiation est un processus communicationnel, au cours duquel les parties ont un rôle actif et central. La finalité du processus de médiation n’est pas nécessairement liée à l’atteinte d’un accord ou d’une décision, mais sera plutôt discutée dans le cours de l’échange entre les parties.  
  • La personne prenant en charge le rôle de médiatrice ou de médiateur se doit d’être impartiale, à l’écoute et agir en tant que facilitateur pour favoriser l’introspection des parties.  
  • Plusieurs techniques de communication telles que l’écoute active, le reflet ou le renforcement positif peuvent être mobilisées.  
  • La médiation, qui se découle elle-même en plusieurs étapes plus ou moins flexibles, bénéficie de rencontres préparatoires avec chacune des parties, leur permettant notamment d’être informées sur le processus, de valider leur consentement éclairé et d’être préparées aux différentes éventualités.  

Jusqu’à présent, les activités de ce deuxième cycle thématique « Médiation auprès des jeunes” ont pu rejoindre 29 intervenants et intervenantes d’organismes communautaires Montréalais œuvrant en prévention des violences juvéniles. 

Une formation sur la prévention des violences jeunesse par le sport et les arts offerte par le RÉSAL 

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une série d’activités a été relancée au printemps. Une première formation du 1er cycle thématique s’est tenue le 12 mai dernier. Celle-ci portait sur la prévention par le sport et les arts et avait comme objectif de mettre en lumière la portée d’une démarche axée sur la pratique sportive ou artistique dans la prévention des violences et la création d’un lien de confiance avec les jeunes montréalais et montréalaises. Elle a permis aussi d’échanger autour des enseignements, bons coups et défis éventuels qui peuvent être rencontrés dans ce type d’approche.  

L’activité a été animée par Nicolas Barbeau-Lachance, fondateur et coordonnateur de l’école d’intervention par les arts martiaux et sports de combat à RAP Jeunesse et Cloé Daguet, intervenante au sein de l’organisme La Collective. 

En plus, deux activités de supervision clinique suivant cette formation du 1er cycle thématique ont eu lieu le 19 mai et le 2 juin. Ces espaces cliniques visent à favoriser l’entraide et le transfert horizontal des connaissances en permettant à des organisations présentant de forts besoins au niveau de leur pratique de trouver un soutien et un coaching méthodologique. 

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté :  

  • Le théâtre de l’opprimé est une pratique participative, solidaire et revendicatrice, qui mobilise le corps en tant que véhicule d’un message. Créatrice de changements, celle-ci permet notamment d’offrir un cadre afin de permettre une réappropriation et une prise de conscience collective sur une variété d’enjeux. 
  • Les arts martiaux et les sports de combat peuvent constituer un outil d’accompagnement dans la modification de comportements violents chez les jeunes, mais également être utilisé à des fins d’empowerment collectif pour certaines populations à risque ou vulnérables. 
  • Bien que relevant de deux disciplines à première vue plutôt éloignées, soit les sports de combat et le théâtre de l’opprimé, des similitudes ainsi que des défis partagés en termes d’intervention peuvent être soulevés. Par le biais du corps et du mouvement, ces pratiques demandent aux jeunes un apprentissage continu ainsi qu’une maitrise de soi dans le but d’agir sur les violences interpersonnelles ou d’intervenir sur l’oppression. 

De plus, le succès des deux disciplines nécessitent une participation active et soutenue de la part de l’intervenant et des jeunes afin de s’insérer dans une approche de suivi et d’intervention sur le long terme.  

  • Il s’avère bénéfique pour les intervenants et intervenantes de nommer et de présenter aux jeunes les objectifs sous-jacents de l’intervention à travers la pratique d’activités sportives ou artistiques, afin de préserver et de renforcer le lien de confiance.

Les activités de ce premier cycle ont pu rejoindre 25 intervenants d’organismes communautaires Montréalais œuvrant en prévention des violences juvéniles. 

Nouvelle publication d’un partenaire du CIPC

La Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent (Chaire UNESCO-PREV), Université de Sherbrooke, partenaire du CIPC, a récemment publié un rapport intitulé « Les intervenants et l’évaluation en prévention de l’extrémisme violent : entre contraintes et opportunités ». Ce rapport s’inscrit dans le contexte des actions menées au sein du projet PREV-IMPACT de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent et s’appuie sur des données collectées par le Centre international de prévention de la criminalité (CIPC) lors d’une étude antérieure (Madriaza, Ponsot & Marion, 2017) ainsi que sur un groupe de discussion organisé à Ottawa en mars 2019.

Lire le rapport : Les intervenants et l’évaluation en prévention de l’extrémisme violent : entre contraintes et opportunités