Collaboration entre le Réseau Intersection et le CIPC

Montréal, le 2 juillet 2020

Objet : Collaboration officielle entre le Réseau Intersection et le CIPC

Le Réseau Intersection est un lieu d’échanges, de partage de réflexions et de connaissances en matière de police communautaire et de prévention de la criminalité. Le CIPC est honoré d’annoncer la conclusion d’une entente conjointe d’une durée de 5 ans avec ce Réseau.

Collaborateurs sur divers projets communs dans les dernières années et partageant des missions semblables, il était naturel pour les deux organisations de se joindre dans un objectif commun.

« Ensemble, le Réseau Intersection et le CIPC, pourront poursuivre leurs échanges, l’établissement de liens, de support dans la recherche en prévention de la criminalité et de promotion de la culture policière de proximité, qui est incontournable. L’apport important des deux organisations est significatif et cette entente contribuera favorablement au perfectionnement des meilleures pratiques policières dans le domaine de la prévention du crime et de l’approche communautaire.

Nos missions et valeurs étant en complémentarités, favorisent ce partenariat étroit. Nos intérêts communs de recherche et de partage entre nos deux organisations sont très bénéfiques et l’officialisation de ce partenariat en est un des plus positifs, j’en suis vraiment très heureux. » de dire, Francis Lanouette, président du Réseau Intersection et directeur de la Régie de Police Thérèse-De Blainville.

« Depuis plusieurs années le CIPC et le Réseau intersection collaborent et participent à des projets mutuels. Nos valeurs et missions communes de prévention de la criminalité, réseaux d’échange et de concertation font de nous des partenaires naturels. Je suis heureuse de pouvoir compter sur le Réseau Intersection comme nouveau membre officiel du CIPC. » – Ann Champoux, Directrice générale du CIPC.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter le site web du Réseau Intersection au lien suivant : reseauintersection.ca.

COVID-19 : Les mesures prises par le Centre international pour la prévention de la criminalité

 

COVID-19 : Les mesures prises par le Centre international pour la prévention de la criminalité

Montréal, le 27 mars 2020

Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) est soucieux de la situation de pandémie mondiale liée à la COVID-19. En respect des directives gouvernementales, toutes nos activités normales ont été adaptées afin de prendre les précautions et mesures nécessaires pour assurer la santé et la sécurité de notre équipe et participer à l’effort collectif de confinement préventif. En ce sens, le personnel du CIPC est en effectif réduit temporairement, mais demeure accessible par courriel. Les déplacements liés aux congrès et autres rencontres internationales sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Enfin, le recrutement d’assistant.e.s de recherche et de stagiaires est pour l’instant suspendu et reporté à une date indéterminée.

Compte tenu de la gravité de cette crise sanitaire, ces nouvelles mesures gouvernementales ont et auront un impact direct sur les personnes les plus vulnérables de nos sociétés. Déjà, nous remarquons à l’échelle mondiale une augmentation des crimes haineux et du racisme à l’égard de certaines communautés, ainsi qu’une hausse marquée des violences intrafamiliales. Par ailleurs, les mesures de distanciation sociale rendent l’accessibilité et la disponibilité des services aux personnes victimes de violences ou en situation de marginalisation complexes et contraignantes. Certains organismes, qui normalement accueillent des populations à risque, doivent désormais fermer leurs portes, multipliant ainsi les facteurs de risque pour ces individus.

Depuis sa fondation, le CIPC a pour mission de promouvoir les stratégies et les pratiques les plus prometteuses en matière de prévention de la criminalité et de la violence. Soucieux de cet engagement, nous avons pris la décision de réaliser, aux cours des prochaines semaines, une veille des enjeux que fait émerger la crise liée à la COVID-19. L’objectif premier ne sera pas de faire une compilation des problématiques que soulève cette crise, mais plutôt d’informer les différents paliers de gouvernement, la société civile ainsi que les citoyens sur les initiatives prises à travers le monde afin de faire face à ces différents enjeux. Nous vous invitons à suivre nos réseaux sociaux dans les prochains jours et semaines pour en savoir plus.

Enfin, pour connaitre les dispositions prises par les autorités sanitaires de la ville de Montréal, des gouvernements du Québec et du Canada et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), nous vous invitons à consulter les ressources disponibles ici :

Nous vous invitons à demeurer informés et à suivre les recommandations des différents paliers de gouvernements.

Ann Champoux
Directrice générale

 

6ème Conférence internationale sur l’observation de la criminalité et l’analyse criminelle – En vidéo

6ème Conférence internationale sur l'observation de la criminalité et l'analyse criminelle

Les 4, 5 et 6 novembre 2019, le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), l’Observatoire national de la délinquance dans les transports (ONDT) du ministère français chargé des transports et Bruxelles Prévention & Sécurité (BPS) ont organisé la 6e conférence sur l’observation de la criminalité et l’analyse criminelle aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, à Bruxelles. L’élaboration de « normes et standards » internationaux pour l’observation et l’analyse de la criminalité était au cœur de ces journées d’échange et de partage d’expériences.

En vidéo, voici un résumé de la 6e conférence internationale :

 

 

RÉSAL – Colloque 2019: Prévention de l’exploitation sexuelle chez les jeunes

Le Réseau d’échanges et de soutien aux actions locales (RÉSAL) est fier de vous annoncer la tenue de son 2ème colloque annuel axé sur la prévention de l’exploitation sexuelle des jeunes

À propos de cet événement

Mesdames, Messieurs,

Pour la deuxième année consécutive, le RÉSAL organise un colloque axé sur la prévention de la violence chez les jeunes, qui cette année aura pour thématique l’exploitation sexuelle dans le contexte montréalais.

La journée se déroulera de la manière suivante:

8h30-9h00: Accueil et inscriptions

9h00-9h10: Mots de bienvenue

9h10-9h30: Portrait de l’exploitation sexuelle à Montréal (SPVM)

9h30-9h45: Portrait de l’écosystème montréalais en prévention de l’exploitation sexuelle (CIPC)

9h45-10h30: Panel sur la coordination entre acteurs (L’Anoynme)

10h30-10h45: Pause

10h45-11h30: Présentation sur les proxénètes (IUJD)

11h30-12h00: Présentation des résultats de l’étude « Recension internationale de pratiques prometteuses en matière de prévention de la violence chez les moins de 25 ans » (CIPC)

12h-13h15: Dîner

13h15-14h15: Un des trois ateliers à choix

14h15-14h30: Pause

14h30-15h30: Un des trois ateliers à choix

15h30-16h30: Réseautage et speed-meeting. Cette période sera consacrée à la discussion et à l’échange. Le speed-meeting permettra de mettre face à face deux participants qui auront quelques minutes pour discuter de la nature de leur travail et ses pratiques. Une rotation permettra d’avoir quelques rencontres privilégiées avec des partenaires.

Descriptif des ateliers:

Atelier 1: Projet « Satellite » et projet « À’Corps » (L’Anonyme)

Ces deux projets ont pour objectifs de prévenir l’exploitation sexuelle auprès des jeunes de 12 à 25 ans. Alors que le projet « Satellite » s’adresse aux jeunes montréalais.es à risque de vivre de l’exploitation sexuelle, le projet « À’Corps » s’adresse aux personnes présentant une déficience intellectuelle légère à modérée.

Atelier 2: Trousse de prévention de l’exploitation sexuelle (Fondation Marie-Vincent)

La trousse en exploitation sexuelle développée par la Fondation Marie-Vincent est basée sur le cycle de l’exploitation sexuelle conçu dans le cadre du projet Le silence de Cendrillon. La trousse aborde l’exploitation sexuelle dans un contexte de recrutement, proxénète, relation amoureuse et gang de rue. Elle a été développée dans une optique de prévention, d’intervention et de thérapie. L’objectif est d’avoir des outils d’intervention adaptés à la réalité de l’exploitation sexuelle et selon l’étape où se situe la jeune dans le cycle.

Atelier 3: Projet « Agissons ensemble » (Y des Femmes de Montréal)

Dans le cadre du projet « Agissons ensemble », deux outils ont été développés : 1) une liste de possibles indicateurs d’exploitation sexuelle de jeunes et 2) une grille de facteurs de risque et de protection. Ces outils sont destinés à prévenir et/ou identifier de possibles cas d’exploitation sexuelle au sein de milieux scolaires, organismes communautaires et institutions.

 

Pour en savoir plus sur le RÉSAL, nous vous invitons à consulter le site internet ci-dessous ou à communiquer directement avec Pier Alexandre Lemaire à l’adresse courriel : plemaire@cipc-icpc.org

https://www.resal-mtl.com.

Semaine de la Prévention de la Criminalité – Le rapport sur les crimes haineux fondés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle

En cette semaine de la prévention de la criminalité, le CIPC propose de vous montrer quelques-uns de ses projets qui œuvrent à promouvoir une société plus sure en prévenant et réduisant les actes de violence et de criminalité dans les communautés grâce à des pratiques permettant la réduction des actes de délinquance.

Le rapport sur les crimes haineux fondés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle :

Publié cet été, le rapport sur les «Crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre» a cherché à faire la lumière sur le phénomène des crimes haineux, ses manifestations et ses origines, pour mieux identifier les stratégies et les pratiques exemplaires de prévention tant aux niveaux national que municipal. S’étant déjà intéressé en 2020 aux crimes haineux, le CIPC a décidé d’actualiser ses connaissances en matière de crimes haineux en publiant un nouveau rapport. Conscient de l’importance toujours grandissante de cette problématique, le CIPC s’est concentré  sur les crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, pour ce dernier rapport. Jusqu’à maintenant, la plupart des études et recherches s’étaient intéressées plus aux crimes motivés par la haine de manière globale, sans réellement mettre l’accent sur certaines catégories de crimes haineux.

Ayant complété son étude, le CIPC a pu tirer plusieurs conclusions. Notamment, la prévention des crimes haineux basés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, se heurte à plusieurs défis. De nombreux enjeux viennent limiter les actions des acteur.trice.s et décideur.seuse.s, affectant ainsi l’implantation de programmes de prévention. Entre autres, il y a un manque de consensus quant aux définitions des crimes haineux basés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, ce tant au niveau conceptuel et juridique, qu’au niveau international, régional ou national. À ce jour, les autorités concernées ont échoué à classer systématiquement les aspects « haineux » et  d’« orientation sexuelle et identité de genre ». Ces lacunes ont des conséquences sur le corps de connaissances disponibles reliées à cette thématique. Il y a aussi un manque important de données qualitatives et quantitatives relatives aux crimes haineux fondées sur ces orientations. De plus, il a été établi que les personnes trans et les enfants intersexués ont un plus grand risque d’être la cible d’un crime haineux fondé sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. En effet, ces personnes sont plus vulnérables à des actes de violence, avec pour impact des conséquences à long terme.

En matière de prévention des crimes haineux basés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle, l’étude du CIPC révèle qu’une approche communautaire est nécessaire. La collaboration entre les partenaires, acteurs.ices de terrain et expert.e.s est indispensable à la bonne mise en œuvre de programmes de prévention. Les institutions publiques (santé, école, police principalement) doivent directement s’impliquer afin de garantir un traitement équitable de la population. Toutefois, les manques en matière de protection législative et d’implication de l’État, notamment quant aux moyens budgétaires alloués, sont manifestes . Face aux enjeux et priorités identifiés le CIPC a formulé plusieurs recommandations, principalement en ce qui a trait à la sphère décisionnelle, avec les acteurs et actrices des niveaux international, régional et national, et l’ opérationnelle, avec les acteurs et actrices des niveaux municipal et communautaire.

Pour plus d’informations sur les conclusions et recommandations du rapport sur les crimes haineux fondés sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle, nous vous invitons à consulter son sommaire exécutif en cliquant sur ce lien ici.

Semaine de la Prévention de la Criminalité 2019 – Résumé d’entretien avec Pier Alexandre Lemaire

En cette semaine de la prévention de la criminalité, le CIPC propose de vous dévoiler quelques-uns de ses projets qui œuvrent à promouvoir une société plus sûre en prévenant et réduisant les actes de violence et de criminalité dans les communautés au travers des pratiques relatives à la réduction des actes de délinquance. Ainsi, on propose de vous dévoiler de manière quotidienne les façons par lesquelles nos analystes et chargés de projets travaillent à prévenir la criminalité et promouvoir la sécurité quotidienne à travers le monde.

Résumé d’un entretien avec Pier Alexandre Lemaire à propos du Réseau d’échanges et de soutien aux actions locales (RÉSAL)

Depuis son arrivée au CIPC, Pier Alexandre Lemaire a contribué à la réalisation de nombreux rapports, notamment sur la sécurité urbaine et la cybercriminalité, en plus de mener différents projets  d’évaluation et d’élaboration de politiques et de stratégies en sécurité urbaine, tant pour la Ville de Montréal, le ministère de la Sécurité publique du Québec, que l’ONU. Depuis 2017, il co-coordonne le Réseau d’échanges et de soutien aux actions locales, avec René-André Brisebois, coordonnateur professionnel au Centre d’expertise de l’Institut Universitaire Jeunes en Difficulté (IUJD).

Le Réseau d’échanges et de soutien aux actions locales (RÉSAL) a été créé il y a plus d’une dizaine d’années par la Ville de Montréal  et l’Institut Universitaire Jeunes en difficulté (IUJD). L’objectif du Réseau est de venir en soutien aux différentes initiatives de prévention de la violence chez les jeunes sur le territoire de Montréal. À titre de co-coordonnateur, le CIPC vient en soutien aux différents milieux cherchant à développer une action concertée face à une problématique ciblée, avec le soutien et l’expertise des différents membres du RÉSAL. L’impact réel du RÉSAL est fortement tributaire de ses membres et de la diversité de leur expertise. En effet, puisque la violence est un phénomène multifactoriel, celle-ci ne peut donc pas être traitée en silo, mais seulement de façon coordonnée et holistique. La coordination est à la base de la prévention de la criminalité et est impérative si l’on veut développer une action efficace et pertinente au problème ciblé.

Pour ce faire, le RÉSAL entend réaliser sa mission de trois façons, soit en soutenant les milieux dans la priorisation de leurs enjeux à partir d’activités de résolution de problème, en renforçant les capacités des acteurs locaux à l’aide de formations et d’ateliers et en favorisant la mobilisation et le partage des connaissances et des meilleures pratiques. En ce sens, le RÉSAL tiendra, le 13 novembre prochain, son 2e colloque annuel sur la prévention de la violence, qui cette fois aura pour thème l’exploitation sexuelle. Près d’une centaine d’intervenants du milieu communautaire, de la police, de la santé, du milieu de l’éducation, ainsi que des employés de la Ville sont attendus. Nous y discuterons du phénomène de l’exploitation sexuelle, des défis de coordination des acteurs travaillant à sa prévention et du proxénétisme. Enfin, l’après-midi sera réservé à présenter trois pratiques prometteuses mises en œuvre au cours des deux dernières années et développées respectivement par la Fondation Marie-Vincent, le Y des Femmes et L’Anonyme.

Pour plus d’informations sur le Réseau d’échanges et de soutien aux actions locales, nous vous invitons à consulter le site internet ci-dessous ou à communiquer directement avec Pier Alexandre Lemaire à l’adresse courriel : plemaire@cipc-icpc.org

https://www.resal-mtl.com.