Non avons eu le plaisir de participer, le 2 mai 2024, à un Forum sur la sécurité et la prévention de la violence chez les jeunes de 10 à 25 ans, organisé par la Ville de Terrebonne. Mandaté par la Ville de Terrebonne pour réaliser un diagnostic local de sécurité, cet événement a été l’occasion de présenter les faits saillants des activités consultatives que nous avons menées auprès des citoyens et citoyennes ainsi que des acteurs du milieu de Terrebonne.
Cette approche rigoureuse a été complétée par de nombreuses données quantitatives sur la criminalité fournies par le ministère de la Sécurité publique du Québec ainsi que par des groupes de discussion ciblant des communautés spécifiques, et par un vaste sondage adressé auprès de l’ensemble de la population. Ce sondage a recueilli les réponses de plus de 840 participants et participantes, fournissant une riche base de données pour informer nos analyses et recommandations.
Nos activités consultatives ont permis de mieux comprendre les préoccupations locales en matière de sécurité et de violence, et de développer des stratégies adaptées pour y répondre.
Pour en savoir plus sur notre participation à ce Forum, nous vous invitons à visiter notre espace médias afin de consulter la revue de presse sur la tenue de ce celui-ci.
Dans le contexte de la réalisation de notre diagnostic local de sécurité pour l’arrondissement de Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension à Montréal (Canada), nous vous invitons à écouter une entrevue diffusée à l’émission « Tout un matin » sur Radio-Canada consacrée aux multiples problèmes et aux obstacles sécuritaires auxquels les femmes et les aînées peuvent être confrontées quotidiennement au sein de l’arrondissement.
Cette évaluation fait partie intégrante d’un programme visant à améliorer le bien-être des femmes exposées à différentes manifestations de violence, en renforçant leur sentiment de sécurité. Dans ce contexte, des suggestions et des propositions d’actions visant à renforcer leur sensation de sécurité, susceptibles d’être implémentées, ont été élaborées.
Diverses formes de violences affectent les filles, les femmes et les aînées. Pour ne nommer qu’un exemple, il a été révélé que jusqu’à 78% des femmes ont déclaré avoir subi un geste de cyberviolence de la part de leur partenaire ou d’un ancien conjoint et que 47 % de jeunes, dont 75% étaient des adolescentes, avaient vécu de la cyberviolence dans le contexte d’une relation intime au cours de la dernière année (Gauvreau, 2022; Fernet et al., 2019).
L’arrondissement de Villeray—Saint-Michel—Parc-Extension, à Montréal, a mandaté le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) pour dresser un portrait de la situation en matière de sécurité sur son territoire. Une attention particulière a été portée sur les incidents impliquant des filles et des femmes de tous âges. L’objectif était de cibler les principaux enjeux rencontrés, autant de manière qualitative que quantitative, afin de pouvoir formuler des recommandations quant aux initiatives qui pourraient être mises en place pour améliorer la situation.
Le diagnostic présente l’enjeu sous plusieurs facettes différentes selon chaque tranche d’âge visée, soit les adolescentes (12-17 ans) et les jeunes femmes (18 à 25 ans), les femmes adultes (24 à 64 ans) ainsi que les femmes aînées (65 ans et plus), en plus de suggérer des recommandations pour intervenir et prévenir les enjeux liés à l’insécurité de celles-ci. Il est entre autres question de violence sexuelle, psychologique et interpersonnelle, ainsi que de cyberviolence et de maltraitance.
Ce rapport s’inscrit dans les démarches annoncées par VSP en 2022 qui faisaient du renforcement de la sûreté des femmes une priorité pour l’arrondissement.
Couverture dans les médias :
20 mars 2024, LebulletinFR : Violence faite aux femmes: un rapport accablant rendu public – Le Journal de Montréal. Lire l’article.
11 octobre 2023, Tout un matin, Radio-Canada : Rattrapage du mercredi 11 oct. 2023 : Évacuations des Canadiens et Canadiennes en Israël, et conversion d’une église en chambre froide. Écouter l’émission (de 0:00 à 1:50)
10 octobre 2023, Le 15-18, Radio-Canada : Des activités réservées aux filles dans Saint-Michel.Écouter l’émission
24 juillet 2023, Journal Métro : Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension: 3 M$ pour soutenir les jeunes et les femmes. Lire l’article
6 juillet 2023, EST Médias : VSP finance des projets pour les jeunes et leurs parents. Lire l’article
23 juin 2023, Le Journal de Montréal :Violence faite aux femmes: un rapport accablant rendu public.Lire l’article
23 juin 2023, Le Journal de Québec : Violence faite aux femmes: un rapport accablant rendu public. Lire l’article
22 juin 2023, 98,5 : Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Le sentiment d’insécurité chez les femmes.Écouter cette entrevue
Le CIPC a eu l’honneur de participer le 8 juin dernier à un dîner-causerie, porté par Mme Anne-Marie Ducharme, candidate au doctorat en psychoéducation de l’Université de Sherbooke, sur un rapport produit sur les conséquences cliniques concernant les traumatismes subis par les adolescentes en contact avec les gangs de rue, ainsi que leurs associations avec l’exploitation sexuelle subie et la violence agie.
La rencontre réunissant divers acteurs institutionnels, universitaires et communautaires, y compris des membres du RÉSAL, a permis au CIPC de bénéficier de l’expertise développée sur le terrain, de connaître les préoccupations partagées des milieux de pratique et d’avancer conceptuellement sur ses dossiers financés par le Laboratoire en sécurité urbaine du ministère de Sécurité publique du Québec portant sur le recrutement par les gangs de rue et l’exploitation sexuelle des jeunes.
Le CIPC a activement participé à la deuxième édition du Colloque Urbanité et jeunes marginalisés : de la confrontation à la bienveillance, qui s’est tenu le 24 mai 2023 à Montréal-Nord où près de 200 personnes ont participé. Cet événement, organisé conjointement par le Café-Jeunesse Multiculturel et le Centre de recherche sur les services éducatifs et communautaires de l’Université d’Ottawa, avait pour objectif de réunir des acteurs sociaux, institutionnels et universitaires afin de débattre et d’échanger sur les défis et les opportunités liés à la prise en charge des jeunes marginalisés.
La journée a débuté par une série de conférences qui ont abordé des thématiques telles que le « non-recours » aux droits et services, la représentation de la déviance et de la délinquance chez les filles, ainsi que la violence armée et les perspectives politiques chez les jeunes. La deuxième partie de l’événement s’est concentrée sur les initiatives et les solutions mises en place pour répondre aux besoins des jeunes en difficulté. Différentes présentations ont été faites, notamment sur les incubateurs d’initiatives citoyennes, les cliniques communautaires de santé mentale et la compréhension des causes et des formes de violence chez les jeunes.
La journée s’est clôturée par une séance plénière, où les membres du CIPC ont eu l’opportunité de réseauter avec les autres participants. Cette rencontre a permis d’établir des liens précieux avec d’autres organismes et de renforcer les collaborations pour mieux prendre en charge les jeunes marginalisés et favoriser leur bien-être au sein de la communauté.
Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) est heureux d’annoncer sa collaboration avec Denis Lafortune, Professeur titulaire à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, et son équipe de chercheurs pour le projet « PRÉVARM : un Living Lab consacré à la prévention de la violence armée en région métropolitaine ». Ce projet novateur vise à rassembler des acteurs clés tels que la communauté scientifique, des organismes, des intervenants dans les milieux et des personnes vivant dans le Nord-Est de Montréal pour expérimenter et développer des pratiques ou approches innovantes visant à prévenir la violence armée et à maintenir un environnement sécuritaire pour tous.
Le projet de Living Lab PRÉVARM répond à un besoin crucial de prévention de la violence armée dans la région métropolitaine de Montréal. Le CIPC se réjouit de participer à ce projet ambitieux et de travailler avec des partenaires engagés dans la création d’un avenir plus sûr pour la communauté Montréalaise.
La première session du cycle d’échange d’expériences et d’innovation de la Communauté interaméricaine des observatoires du crime, du département de sécurité publique de l’Organisation des États américains, de 2023 a eu lieu le 26 avril. Le CIPC était représenté lors de cet événement par Oscar Figueroa, consultant en Amérique Latine pour l’organisme.
La session a porté sur le transfert de modèles de prévention et sécurité entre deux municipalités de la région et sur le rôle important que jouent les Observatoires dans la conception, la mise en œuvre et le suivi de projets. Les représentants de la municipalité de Peñalolén (Chili) et de la municipalité de Nezahualcóyotl (Mexique) ont partagé leurs modèles respectifs de promotion des droits et de prévention sociale, ainsi que leur modèle de proximité sociale, et ont également partagé les leçons tirées de l’échange et des transferts réalisés. Les experts de la sécurité ont souligné l’importance de la collaboration et de la communication entre les observatoires du crime pour parvenir à des solutions efficaces en matière de sécurité.
Le 18 mars dernier, le CIPC a été invité à participer à l’émission de radio « Les faits d’abord » sur Radio-Canada pour discuter de la question suivante : Les tueries de masse sont-elles amenées à se multiplier?
Les récents événements tragiques survenus à Amqui, au Québec, ont suscité cette inquiétude. Michelle Côté, conseillère scientifique au CIPC, a pris part à la discussion dans l’objectif de présenter les comportements à risque pouvant être rattachés à ces actions violentes, ainsi que des moyens qui peuvent être mis en place par une approche multi-acteurs pour prévenir différents types de violences liés. Cécile Rousseau, chercheuse, psychiatre clinicienne, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en prévention de la radicalisation violente, également interviewée, recommande de miser sur la prévention pour éviter une augmentation de ces tragédies qui peuvent, mais pas exclusivement, être liées à des enjeux de santé mentale. Dave Poitras, conseiller scientifique spécialisé en prévention de la violence à l’Institut national de santé publique du Québec, a également participé à l’entrevue pour aborder le phénomène de contagion après une tuerie et le rôle que devraient jouer les médias dans ce type de situation.
Le 14 mars dernier, le CIPC a eu l’opportunité de participer à une journée d’ateliers sur la prévention de la violence armée, organisée par le ministère de la Sécurité publique du Québec. Cette journée avait pour but de faire un bilan des principales initiatives menées dans le cadre du Plan d’action 2019-2023 intégré à l’Entente de contribution du Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs (FACVAFG). Nous sommes reconnaissants envers le Ministère de nous avoir offert cette opportunité de présenter nos activités et résultats liés au Laboratoire en sécurité urbaine de Montréal lors de cette journée. Celle-ci a été l’occasion pour le CIPC de partager ses connaissances et son expertise en matière de sécurité urbaine, et de discuter avec d’autres acteurs engagés dans la lutte contre la violence armée.
Le mercredi 15 février, une centaine de personnes se sont réunies au Centre St-Pierre, à Montréal, pour participer au 3ème colloque du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC et membre coordonnateur. Ce dernier a porté sur la prévention des cyberviolences. La journée a été riche en activités pour les participants et les panélistes avec une série de rencontres, de discussions, d’ateliers et de « braindates ».
La journée a débuté avec un mot d’ouverture par la directrice générale du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), Roselyne Mavungu, qui a souligné l’importance de collaborer ensemble, entre organismes et institutions, pour prévenir les cyberviolences chez les jeunes. Ensuite, Pier Alexandre Lemaire, conseiller en sécurité urbaine au Service de la diversité et de l’inclusion sociale à la Ville de Montréal, a enchaîné avec une allocution afin de mettre de l’avant les activités du RÉSAL ainsi que l’importance de pouvoir se réunir en personne, après trois ans d’activités en ligne.
Khaoula El Kahlil, conseillère à la recherche au CPRMV, a agi en tant que modératrice pour le premier panel de la journée, intitulé « Regards croisés sur les cyberviolences », avec des experts de divers domaines. La sergente-détective du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), Maya Alieh, a réalisé une présentation sur différents éléments à retenir quant aux cyberenquêtes et façon d’intervenir lorsque son équipe est confrontée à des cas de cyberviolence sur les réseaux sociaux. Le professeur et directeur du programme en intégration du numérique en milieu scolaire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Stéphane Villeneuve, a présenté une recherche sur les cyberintimidations en milieu scolaire ainsi qu’un moyen pour mieux comprendre et prévenir ces situations, soit une formation qui est offerte aux enseignants du Québec sur ce sujet. Les conseillers scientifiques de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), Dominique Gagné et Dave Poitras, quant à eux, ont clôturé le panel par une présentation de recherches et pistes de solutions sur la prévention des cyberviolences dans les relations amoureuses.
Par la suite, les panélistes et participants se sont répartis en différents groupes pour discuter à propos d’enjeux actuels liés à la prévention de la cyberviolence. Ces discussions ont été organisées par un partenaire de l’événement, Braindate, permettant ainsi à tous d’échanger sur leurs expériences.
L’après-midi comprenait quatre ateliers : Le premier atelier, animé par Jeanne Plisson, coordinatrice de l’accompagnement communautaire, et Sarah Grenier, conseillère en accompagnement communautaire, au CPRMV, a abordé « Les actes à caractère haineux en ligne ». Dans cet atelier, les participants ont été informés à propos de définitions des discours haineux, de différentes formes possibles sous lesquelles la haine peut se présenter et des motifs dominants pour qu’il y en ait. De plus, le CPRMV a présenté différents outils utilisés pour combattre ou amorcer ce sentiment, principalement en milieu scolaire.
Le deuxième atelier offert, géré par Akim Laniel-Lanani, cofondateur de la Clinique de cybercriminologie de l’École de criminologie à l’Université de Montréal (UdeM), a abordé la « cyberhygiène ». Akim a présenté un état des lieux de l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes avant de présenter des outils et ressources disponibles pour pouvoir adopter de saines habitudes en ligne.
La professeure de criminologie de l’UdeM, Isabelle Ouellet-Morin, a animé un troisième atelier, celui-ci intitulé « Comprendre et agir pour devenir +Fort Ensemble ». Cet atelier a permis aux participants d’en apprendre davantage sur des recherches qui ont abouti à la création de l’application mobile +Fort. Cette application, fruit de la collaboration de plusieurs chercheurs du Québec créée par le Centre Axel, vise à aider les jeunes et les professionnels du milieu scolaire à combattre et à surmonter le harcèlement et le cyberharcèlement.
Le quatrième atelier offert de la journée, « Se connecter à l’égalité », a été animé par Léna Gauthier-Paquette, agente de soutien au programme d’éducation à la sexualité de l’organisme L’Anonyme. L’atelier a porté sur un projet qui vise à outiller les jeunes de 12 à 25 ans au développement de relations égalitaires, sécuritaires et consensuelles en initiant une réflexion autour du partage de l’espace public réel et virtuel entre les genres. Cette activité a permis aux participants de comprendre les manifestations de stéréotypes, de dynamiques de pouvoir et de sexisme en ligne grâce à une vue d’ensemble basée sur les recherches de l’organisme. La journée s’est conclue avec des échanges entre participants et des mots clôture du CPRMV.
Les actes du colloque sont disponibles en français et en anglais.