Revue de pratiques – Les politiques en matière de police de proximité

Dans le cadre de la révision de la politique de police communautaire instaurée au Québec en 2000, le Centre international pour la prévention de la criminalité fut mandaté par le ministère de la Sécurité publique du Québec de produire une revue de la littérature internationale sur l’évolution des politiques publiques en matière de police de proximité, et à mettre en lumière certaines pratiques innovantes ayant cours en Europe ainsi qu’au Québec. Tout en apposant un regard critique sur leur mise en œuvre, les processus entourant les réformes sont documentés et analysés à l’aide la littérature scientifique et des publications ou rapports gouvernementaux. De plus, une attention particulière est portée sur la question des partenariats, en tant que composante centrale de l’approche communautaire.  

L’objectif principal de ce rapport est de fournir un état des connaissances sur l’implantation des politiques publiques relatives à la mise en œuvre d’une police de proximité.  

Lire le rapport

La visite de la directrice de projets spéciaux de la CJGM au CIPC

Le 25 juillet 2022, le CIPC a reçu, dans ses bureaux au Centre-ville de Montréal, Mme Arij Riahi, directrice de projets spéciaux de la Clinique juridique du Grand Montréal (CJGM), pour discuter des enjeux d’insécurité qui touchent l’arrondissement de Montréal-Nord. La rencontre fait partie d’une recherche débutée cet été par le CIPC, qui vise à cartographier les services offerts dans le nord-est de l’Île de Montréal – les arrondissements de Montréal-Nord, Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Saint-Léonard et Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension – en matière de prévention des violences armées. Entre autres, nous avons discuté de la place des jeunes dans l’arrondissement, des enjeux apparus depuis la pandémie et des pistes de solutions sur plusieurs sujets liés à la violence armée. 

Nous voulons remercier Mme Riahi pour avoir participé à la rencontre.   

Participation virtuelle du CIPC à une activité clinico-scientifique sur l’exploitation sexuelle des mineurs

Le 16 juin dernier, le CIPC a participé virtuellement à une activité clinico- scientifique sur l’exploitation sexuelle des mineurs, organisée par l’Institut universitaire Jeunes en difficulté du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Au cours de la webdiffusion, des séries de conférences ont eu lieu pour aborder les pratiques prometteuses et efficaces dans ce domaine ainsi que les coûts financiers de l’exploitation sexuelle,  présenter le bilan de 5 ans d’expérience de l’équipe du projet SPHÈRES et son modèle d’action intégrée et concertée. Pour conclure, des perspectives d’avenir en matière d’intervention en exploitation sexuelle ont été discutées.  

En savoir plus et visionner l’activité : Les approches prometteuses en matière d’exploitation sexuelle – YouTube

Nous tenons à remercier l’Institut universitaire Jeunes en difficulté pour l’invitation.  

 

Le CIPC présente les Soirées théâtres d’Espoir 18

Depuis 2019, le CIPC et Espoir 18 travaillent en collaboration étroite dans le cadre d’un projet portant sur l’amélioration du dialogue Police-population, avec une attention particulière pour le public jeune et les groupes minoritaires dans leur rapport à l’institution policière. L’objectif de ce projet est de documenter les expériences et pratiques inspirantes à l’oeuvre, des deux côtés de l’Atlantique, mais aussi de favoriser le transfert de connaissances et de nouer des collaborations autour de cette thématique. 

Dans le cadre de cette collaboration, Espoir 18 organise à l’été 2022 une tournée de mobilité en Amérique du Nord, incluant un passage dans les métropoles de New York et Washington, avec le soutien local de l’Ambassade de France. L’équipe mobile, composée d’une trentaine de personnes, dont une vingtaine de jeunes de l’association, se rendra également à Montréal du 8 au 12 juillet 2022. 

Le CIPC est ravi de pouvoir les accueillir à Montréal.  

Après un an de tournée dans les villes françaises, Espoir 18 se produira donc deux représentations théâtrales de référence en Amérique du Nord :  

  • Bad Mama – Mise en scène par Farid Abdelkrim, interprété par la troupe des « Z’improbables » 
  • Lettres à Nour – Adaptée du roman de Rachid Benzine et mise en scène par celui-ci, interprétée par Farid Abdelkrim et Céline Dély

Les soirées théâtrales aborderont les multiples enjeux et aspirations qui traversent la jeunesse contemporaine, en particulier dans certains territoires défavorisés : vie quotidienne, radicalisation pouvant mener à la violence, questionnements identitaires, rapport entre les générations et avec les institutions, et d’autres sujets.  

Nous vous invitons à assister à la présentation d’une de ces pièces lors des soirées théâtres qui se tiendront gratuitement aux dates suivantes :  

Le samedi 9 juillet 2022 à 18h, à l’Union Française de Montréal en centre-ville (salle Rougier).

Présentation de Bad Mama et de Lettres à Nour, suivi d’un temps d’échange avec le public.  

Pour s’inscrire. 

Le lundi 11 juillet 2022 à 18h, à l’Espace 7000 à Montréal-Nord (salle Désilets), en collaboration avec Parole d’excluEs.  

Présentation de Bad Mama et de Lettres à Nour, suivi d’un temps d’échange avec le public. 

Pour s’inscrire 

Une formation sur la médiation auprès des jeunes offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une deuxième formation du 2e cycle thématique des activités relancées au printemps s’est tenue le 18 mai dernier. Celle-ci a visé à introduire le concept de médiation et a permis aux participant.es de se familiariser avec divers outils théoriques et pratiques en vue d’en faciliter le processus.  

L’activité a été animée par Maxime Bonneau, coordonnateur clinique et formateur pour PACT de rue, Déborah Griot, coordonnatrice aux projets, et Myriam, travailleuse de rue au sein de PACT de rue, une organisation communautaire membre du RÉSAL qui agit directement auprès des jeunes et des personnes en difficulté. 

De plus, deux activités de supervision clinique suivant cette formation du deuxième cycle thématique a eu lieu le 1er juin et le 22 juin. Ces deux espaces clinique ont permis aux participants de se remémorer les principales composantes du processus de médiation, des prérequis pour sa mise en œuvre ainsi que des principales techniques de communication qui ont été abordées lors de la formation et de les appliquer dans des mises en situation.   

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté : 

  • L’importance de différencier les notions de médiation, de conciliation et d’arbitrage, ainsi que de choisir l’option la plus appropriée selon chaque contexte. Le processus, la finalité ainsi que les rôles de chacune des parties différeront selon l’option envisagée et la problématique à aborder.  
  • La médiation est un processus communicationnel, au cours duquel les parties ont un rôle actif et central. La finalité du processus de médiation n’est pas nécessairement liée à l’atteinte d’un accord ou d’une décision, mais sera plutôt discutée dans le cours de l’échange entre les parties.  
  • La personne prenant en charge le rôle de médiatrice ou de médiateur se doit d’être impartiale, à l’écoute et agir en tant que facilitateur pour favoriser l’introspection des parties.  
  • Plusieurs techniques de communication telles que l’écoute active, le reflet ou le renforcement positif peuvent être mobilisées.  
  • La médiation, qui se découle elle-même en plusieurs étapes plus ou moins flexibles, bénéficie de rencontres préparatoires avec chacune des parties, leur permettant notamment d’être informées sur le processus, de valider leur consentement éclairé et d’être préparées aux différentes éventualités.  

Jusqu’à présent, les activités de ce deuxième cycle thématique « Médiation auprès des jeunes” ont pu rejoindre 29 intervenants et intervenantes d’organismes communautaires Montréalais œuvrant en prévention des violences juvéniles. 

Une formation sur la prévention des violences jeunesse par le sport et les arts offerte par le RÉSAL 

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une série d’activités a été relancée au printemps. Une première formation du 1er cycle thématique s’est tenue le 12 mai dernier. Celle-ci portait sur la prévention par le sport et les arts et avait comme objectif de mettre en lumière la portée d’une démarche axée sur la pratique sportive ou artistique dans la prévention des violences et la création d’un lien de confiance avec les jeunes montréalais et montréalaises. Elle a permis aussi d’échanger autour des enseignements, bons coups et défis éventuels qui peuvent être rencontrés dans ce type d’approche.  

L’activité a été animée par Nicolas Barbeau-Lachance, fondateur et coordonnateur de l’école d’intervention par les arts martiaux et sports de combat à RAP Jeunesse et Cloé Daguet, intervenante au sein de l’organisme La Collective. 

En plus, deux activités de supervision clinique suivant cette formation du 1er cycle thématique ont eu lieu le 19 mai et le 2 juin. Ces espaces cliniques visent à favoriser l’entraide et le transfert horizontal des connaissances en permettant à des organisations présentant de forts besoins au niveau de leur pratique de trouver un soutien et un coaching méthodologique. 

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté :  

  • Le théâtre de l’opprimé est une pratique participative, solidaire et revendicatrice, qui mobilise le corps en tant que véhicule d’un message. Créatrice de changements, celle-ci permet notamment d’offrir un cadre afin de permettre une réappropriation et une prise de conscience collective sur une variété d’enjeux. 
  • Les arts martiaux et les sports de combat peuvent constituer un outil d’accompagnement dans la modification de comportements violents chez les jeunes, mais également être utilisé à des fins d’empowerment collectif pour certaines populations à risque ou vulnérables. 
  • Bien que relevant de deux disciplines à première vue plutôt éloignées, soit les sports de combat et le théâtre de l’opprimé, des similitudes ainsi que des défis partagés en termes d’intervention peuvent être soulevés. Par le biais du corps et du mouvement, ces pratiques demandent aux jeunes un apprentissage continu ainsi qu’une maitrise de soi dans le but d’agir sur les violences interpersonnelles ou d’intervenir sur l’oppression. 

De plus, le succès des deux disciplines nécessitent une participation active et soutenue de la part de l’intervenant et des jeunes afin de s’insérer dans une approche de suivi et d’intervention sur le long terme.  

  • Il s’avère bénéfique pour les intervenants et intervenantes de nommer et de présenter aux jeunes les objectifs sous-jacents de l’intervention à travers la pratique d’activités sportives ou artistiques, afin de préserver et de renforcer le lien de confiance.

Les activités de ce premier cycle ont pu rejoindre 25 intervenants d’organismes communautaires Montréalais œuvrant en prévention des violences juvéniles. 

Le CIPC organise une activité de prospective

Dans la continuité du Plan climat 2020-2030 et de la mise en œuvre de la Stratégie montréalaise pour une ville résiliente, la Ville de Montréal a souhaité soutenir la création de pôles de résilience sur son territoire. Cette initiative, portée par l’intermédiaire du programme Tandem, vise à outiller les communautés face aux problématiques de justice sociale, de sécurité urbaine et de changements climatiques qui peuvent les impacter durablement.

Dans ce contexte, le CIPC a été mandaté afin d’apporter un soutien méthodologique aux porteurs du projet et à l’équipe en charge de piloter l’implantation des pôles de résilience dans 5 secteurs de la municipalité : Ahuntsic-Cartierville/St-Laurent, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Léonard, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et Rivière-Des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

C’est dans cet objectif que le 29 avril dernier, le CIPC a rencontré les agents et agentes de résilience, soit l’équipe pilote, pour une activité de prospective dans le cadre du développement des pôles de résilience communautaire.

Cette activité avait pour but d’identifier la raison d’être des pôles et des agents et agentes de résilience avec le temps, de les mettre en situation face à des scénarios de prospective différenciés et de définir les premiers jalons pour l’intervention des pôles à court, moyen et long termes.

Nous tenons à remercier tous les agents et agentes de résilience pour leur participation.

Le CIPC participe au forum « Racismes et antiracisme : enjeux autochtones », organisé par l’IRIPI

Les 17 et 18 mars dernier, le CIPC a eu le plaisir d’assister au forum « Racismes et antiracisme : enjeux autochtones », organisé par l’Institut de Recherche sur l’Intégration Professionnelle des Immigrants (IRIPI). Ce forum avait pour ambition de prôner la mobilisation collective en dénonçant les manifestations de racisme. Il visait également à apporter un éclairage sur les avancées et les angles morts qui persistent dans de nombreux domaines.  

Plusieurs présentations ont été faites, renseignant sur les enjeux autochtones dans divers milieux : écoles, cégeps, universités ou encore milieu de travail. Des bonnes pratiques ainsi que des guides en matière d’intervention et de recherche en milieu autochtones ont également été partagés.  

Merci pour l’invitation. 

Le CIPC participe à une présentation du CORIM

Le CIPC est heureux d’avoir assisté à la présentation « L’impulsion donnée par la nouvelle Vision internationale : le Québec en plein essor! » organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Mme Nadine Girault, qui a porté, entre autres, sur la place du Québec à l’international en lien avec la Vision internationale du Québec.

Nous tenons à remercier le CORIM pour l’invitation.

Une nouvelle publication du RÉSAL

Le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), coordonné par le CIPC, a publié son 12bulletin. Le bulletin se penche sur la sécurité dans et aux abords des structures d’hébergement d’urgence en posant la question : « Comment promouvoir une approche centrée sur la personne? ».

Cette publication dresse un portrait de la situation actuelle des hébergements d’urgence à Montréal, propose une réflexion sur cette notion complexe de sécurité dans le contexte des accueils d’urgence pour les personnes en situation d’itinérance, articule l’enjeu complexe de la cohabitation sociale, jette un regard sur d’autres enjeux propres aux personnes usagères des services, présente une approche à développer, explore les limites de la sécurité privée et met en contexte la situation avec la COVID-19 et les mesures sanitaires qui s’y relient.

Lire le bulletin