Participation du CIPC à l’émission Cap sur 2030

Avec la hausse marquée des violences armées à Montréal qui demeure un enjeu de taille depuis plusieurs années, une question se pose « Comment solidifier le tissu social à Montréal? ». C’est à cette question que les panélistes invités à un segment spécial à l’émission Cap sur 2030, à laquelle le CIPC a été invité à y prendre part, ont tenté de répondre.  

Michelle Côté, directrice de la recherche au CIPC, s’est entretenue sur le sujet avec Ted Rutland, professeur agrégé en géographie, axé sur la politique municipale, l’urbanisme et la sécurité urbaine au Canada, associé à l’Université Concordia et membre du Groupe anti-carcéral, Louis Audet-Gosselin, directeur scientifique et stratégique du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence et Malika Saher, avocate et médiatrice principale à la Fondation du Dr. Julien, pour proposer collectivement des pistes de solutions afin de préserver et solidifier les liens sociaux à Montréal dans les prochaines années.  

Cap sur 2030 est une émission sur la chaîne MATV qui regroupe plusieurs experts et professionnels sur le terrain dans l’objectif d’échanger sur des idées inspirantes et novatrices pour bâtir le futur de Montréal au service de la communauté et des citoyens.

Pour visionner l’émission : https://matv.ca/montreal/mes-emissions/cap-sur-2030/comment-solidifier-le-tissu-social-a-montreal 

Participation du CIPC à l’événement “À présent, le grand rendez-vous montréalais sur la solidarité, l’équité et l’inclusion” de la Ville de Montréal

Le 18 octobre 2022, le CIPC a eu le plaisir d’assister à l’événement À présent, le grand rendez-vous montréalais sur la solidarité, l’équité et l’inclusion, organisé par la Ville de Montréal, dans le cadre du déploiement de son Plan d’action Solidarité, équité et inclusion 2021-2025. Ce fut l’occasion pour la Ville de présenter ses cinq grandes ambitions à venir, des bons coups des organisations participantes en plus de revenir sur les défis à relever dans les prochaines années.  

Merci à la Ville de Montréal pour l’invitation.  

Séminaire Police-Population organisé en collaboration avec Espoir 18 à Paris

Lors des 11 et 12 octobre, un séminaire portant l’amélioration du dialogue police-population a eu lieu à Paris, fruit d’une collaboration entre le CIPC et l’association parisienne Espoir 18. Ce séminaire avait pour objectif de présenter des initiatives performantes entreprises à l’international sur ce type de dialogue, par le biais de tables rondes, auprès d’un public universitaire, de policiers et d’acteurs de la société civile.   

Depuis 2019, le CIPC et Espoir 18 travaillent en étroite collaboration dans le cadre d’un projet portant sur l’amélioration du dialogue police-population, avec une attention particulière pour le jeune public et les groupes minoritaires dans leur rapport à l’institution policière. Ce partenariat s’inscrit donc dans une réflexion autour de pistes d’amélioration de ce type de dialogue, de documentation sur les expériences et pratiques innovantes à l’échelle internationale et de la favorisation de transfert de connaissances. 

Cette année, plusieurs activités ont été réalisées dans le cadre de cette collaboration : une revue de bonnes pratiques internationales a été coécrite, le CIPC a accueilli l’équipe d’Espoir 18 à Montréal dans le cadre de sa tournée théâtrale en Amérique du Nord, et ce séminaire qui a eu lieu au mois d’octobre. 

Le séminaire comprenait entre autres:  

  • La présentation de la revue de pratique “Améliorer le dialogue police-population : Une introduction aux enjeux et pratiques internationales”  produite par le CIPC et Espoir 18, avec le soutien de la Open Society Foundations; 
  • La présentation d’initiatives performantes nationales (en France) et internationales en plus de temps d’échanges autour de tables rondes ;  
  • La projection-débat autour dun documentaire réalisé par les jeunes d’Espoir 18 sur le contrôle au faciès ; 
  • Des témoignages de jeunes, de familles et de policiers sur les rapports police-population ;
  • Une soirée-débat portant sur des pistes de solutions pour améliorer le dialogue police-population et un futur plan d’action à mettre en place. 

Pour la poursuite des activités de cette collaboration, l’élaboration d’un plan d’action à partir des échanges et enseignements du séminaire sera produite pour la période de 2023 à 2025. 

Participation du CIPC au dévoilement des résultats d’un rapport de recherche sur le harcèlement de rue à Montréal

Le 22 septembre 2022, le CIPC a eu le plaisir d’assister au dévoilement des résultats d’un rapport de recherche sur Le harcèlement de rue à Montréal : un portrait statistique de la pluralité des expériences, des manifestations et des contextes. Les faits saillants du rapport ont été présentés, dévoilant l’ampleur du phénomène du harcèlement de rue à Montréal à travers l’analyse des expériences des résident.es, par le biais d’une approche intersectionnelle. S’en sont suivies des recommandations adressées à différents acteurs institutionnels.  

Cette recherche partenariale a été réalisée par des chercheuses de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), de l’Université de Montréal et du Centre d’éducation et d’action des femmes (CÉAF), dans le cadre du Service aux collectivités de l’UQAM.  

Pour consulter le rapport complet :  

Merci au Centre d’éducation et d’action des femmes (CÉAF) pour l’invitation.  

Une formation sur la médiation auprès des jeunes offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une deuxième formation du 2e cycle thématique des activités relancées au printemps s’est tenue le 18 mai dernier. Celle-ci a visé à introduire le concept de médiation et a permis aux participant.es de se familiariser avec divers outils théoriques et pratiques en vue d’en faciliter le processus.  

L’activité a été animée par Maxime Bonneau, coordonnateur clinique et formateur pour PACT de rue, Déborah Griot, coordonnatrice aux projets, et Myriam, travailleuse de rue au sein de PACT de rue, une organisation communautaire membre du RÉSAL qui agit directement auprès des jeunes et des personnes en difficulté. 

De plus, deux activités de supervision clinique suivant cette formation du deuxième cycle thématique a eu lieu le 1er juin et le 22 juin. Ces deux espaces clinique ont permis aux participants de se remémorer les principales composantes du processus de médiation, des prérequis pour sa mise en œuvre ainsi que des principales techniques de communication qui ont été abordées lors de la formation et de les appliquer dans des mises en situation.   

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté : 

  • L’importance de différencier les notions de médiation, de conciliation et d’arbitrage, ainsi que de choisir l’option la plus appropriée selon chaque contexte. Le processus, la finalité ainsi que les rôles de chacune des parties différeront selon l’option envisagée et la problématique à aborder.  
  • La médiation est un processus communicationnel, au cours duquel les parties ont un rôle actif et central. La finalité du processus de médiation n’est pas nécessairement liée à l’atteinte d’un accord ou d’une décision, mais sera plutôt discutée dans le cours de l’échange entre les parties.  
  • La personne prenant en charge le rôle de médiatrice ou de médiateur se doit d’être impartiale, à l’écoute et agir en tant que facilitateur pour favoriser l’introspection des parties.  
  • Plusieurs techniques de communication telles que l’écoute active, le reflet ou le renforcement positif peuvent être mobilisées.  
  • La médiation, qui se découle elle-même en plusieurs étapes plus ou moins flexibles, bénéficie de rencontres préparatoires avec chacune des parties, leur permettant notamment d’être informées sur le processus, de valider leur consentement éclairé et d’être préparées aux différentes éventualités.  

Jusqu’à présent, les activités de ce deuxième cycle thématique « Médiation auprès des jeunes” ont pu rejoindre 29 intervenants et intervenantes d’organismes communautaires Montréalais œuvrant en prévention des violences juvéniles. 

Une formation sur la prévention des violences jeunesse par le sport et les arts offerte par le RÉSAL 

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une série d’activités a été relancée au printemps. Une première formation du 1er cycle thématique s’est tenue le 12 mai dernier. Celle-ci portait sur la prévention par le sport et les arts et avait comme objectif de mettre en lumière la portée d’une démarche axée sur la pratique sportive ou artistique dans la prévention des violences et la création d’un lien de confiance avec les jeunes montréalais et montréalaises. Elle a permis aussi d’échanger autour des enseignements, bons coups et défis éventuels qui peuvent être rencontrés dans ce type d’approche.  

L’activité a été animée par Nicolas Barbeau-Lachance, fondateur et coordonnateur de l’école d’intervention par les arts martiaux et sports de combat à RAP Jeunesse et Cloé Daguet, intervenante au sein de l’organisme La Collective. 

En plus, deux activités de supervision clinique suivant cette formation du 1er cycle thématique ont eu lieu le 19 mai et le 2 juin. Ces espaces cliniques visent à favoriser l’entraide et le transfert horizontal des connaissances en permettant à des organisations présentant de forts besoins au niveau de leur pratique de trouver un soutien et un coaching méthodologique. 

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté :  

  • Le théâtre de l’opprimé est une pratique participative, solidaire et revendicatrice, qui mobilise le corps en tant que véhicule d’un message. Créatrice de changements, celle-ci permet notamment d’offrir un cadre afin de permettre une réappropriation et une prise de conscience collective sur une variété d’enjeux. 
  • Les arts martiaux et les sports de combat peuvent constituer un outil d’accompagnement dans la modification de comportements violents chez les jeunes, mais également être utilisé à des fins d’empowerment collectif pour certaines populations à risque ou vulnérables. 
  • Bien que relevant de deux disciplines à première vue plutôt éloignées, soit les sports de combat et le théâtre de l’opprimé, des similitudes ainsi que des défis partagés en termes d’intervention peuvent être soulevés. Par le biais du corps et du mouvement, ces pratiques demandent aux jeunes un apprentissage continu ainsi qu’une maitrise de soi dans le but d’agir sur les violences interpersonnelles ou d’intervenir sur l’oppression. 

De plus, le succès des deux disciplines nécessitent une participation active et soutenue de la part de l’intervenant et des jeunes afin de s’insérer dans une approche de suivi et d’intervention sur le long terme.  

  • Il s’avère bénéfique pour les intervenants et intervenantes de nommer et de présenter aux jeunes les objectifs sous-jacents de l’intervention à travers la pratique d’activités sportives ou artistiques, afin de préserver et de renforcer le lien de confiance.

Les activités de ce premier cycle ont pu rejoindre 25 intervenants d’organismes communautaires Montréalais œuvrant en prévention des violences juvéniles. 

Le CIPC organise une activité de prospective

Dans la continuité du Plan climat 2020-2030 et de la mise en œuvre de la Stratégie montréalaise pour une ville résiliente, la Ville de Montréal a souhaité soutenir la création de pôles de résilience sur son territoire. Cette initiative, portée par l’intermédiaire du programme Tandem, vise à outiller les communautés face aux problématiques de justice sociale, de sécurité urbaine et de changements climatiques qui peuvent les impacter durablement.

Dans ce contexte, le CIPC a été mandaté afin d’apporter un soutien méthodologique aux porteurs du projet et à l’équipe en charge de piloter l’implantation des pôles de résilience dans 5 secteurs de la municipalité : Ahuntsic-Cartierville/St-Laurent, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Saint-Léonard, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et Rivière-Des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

C’est dans cet objectif que le 29 avril dernier, le CIPC a rencontré les agents et agentes de résilience, soit l’équipe pilote, pour une activité de prospective dans le cadre du développement des pôles de résilience communautaire.

Cette activité avait pour but d’identifier la raison d’être des pôles et des agents et agentes de résilience avec le temps, de les mettre en situation face à des scénarios de prospective différenciés et de définir les premiers jalons pour l’intervention des pôles à court, moyen et long termes.

Nous tenons à remercier tous les agents et agentes de résilience pour leur participation.

Le CIPC participe à une rencontre du TAHub

Le CIPC a participé à la rencontre de janvier du Traffik Analysis Hub (TAHub), un réseau de 116 organisations à travers le monde, dont le CIPC, dont l’objectif est de contribuer à l’éradication de l’exploitation humaine de toute sorte. Cette rencontre a inclus une présentation de nouveaux indicateurs facilitant l’analyse des tendances actuelles en ce qui concerne le trafic humain. L’organisation américaine Polaris, dont le mandat est de lutter contre le trafic humain, y a aussi présenté un projet de collecte de données axées sur le milieu agricole américano-mexicain. Grâce à la mise en place d’une ligne téléphonique d’assistance, cet organisme a pu récolter des informations directement auprès des victimes, pour la plupart des travailleurs mexicains sans papiers, élargissant de ce fait leur rayonnement communautaire.

Activités de la communauté de pratique du RÉSAL

Le CIPC reste activement mobilisé dans la démarche d’élaboration d’une communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL) portant sur la prévention des violences commises et subies chez les jeunes de 12 à 25 ans à Montréal. Dans la continuité des formations offertes plus tôt à l’automne 2021, une série de six activités cliniques ont été organisées en novembre et décembre afin de prolonger les réflexions entre intervenants et intervenantes du milieu de la prévention.

Ces activités de supervision clinique visaient à favoriser l’entraide et le transfert horizontal des connaissances en permettant à des organisations présentant de forts besoins au niveau de leurs pratiques de trouver un soutien et un encadrement méthodologique adapté. Les activités ont été articulées autour des thématiques suivantes :

  • Prévention de la violence des gangs de rue | 25 novembre et 2 décembre 2021
  • Prévention des violences à caractère sexuel | 26 novembre et 14 décembre 2021
  • Travail de rue et intervention auprès des jeunes | 25 novembre et 9 décembre 2021

Ces séances ont permis d’offrir un espace d’échange sécuritaire face à des situations de dilemme éthique et/ou d’isolement professionnel. La portée des activités cliniques a été largement soulignée par les participants et participantes. D’une part, celles-ci offrent une dimension réflexive à même de faire avancer leur pratique en leur permettant de questionner leurs réflexes et de partager mutuellement leurs interrogations et difficultés. D’autre part, ces activités permettent de créer un lien de connaissance et de reconnaissance entre des intervenants et intervenantes issus de différents horizons et territoires d’intervention, aspect essentiel afin d’améliorer les synergies de travail et de mieux connaître les contraintes des un.es et des autres.

Au total, les formations et activités cliniques de la communauté de pratique du RÉSAL ont permis de rejoindre 95 participants et participantes pour la grande majorité issus d’organismes communautaires du territoire montréalais.

Le CIPC participe à un forum sur la prévention de la violence chez les jeunes

Le 7 décembre dernier, le CIPC a pris part à la première journée du forum Montréal sécuritaire pour les jeunes : dialogue sur l’intervention en prévention de la violence pour présenter un aperçu des différents chapitres ainsi que des faits saillants du « Rapport sur la violence commise et subie chez les jeunes de Montréal », une publication récente du CIPC. Cette rencontre de partenaires communautaires et institutionnels engagés dans la prévention avait comme objectifs de :

  • Dégager une compréhension commune du phénomène de la violence;
  • Aborder la question de la résilience des jeunes dans un contexte où le sentiment d’insécurité est important;
  • Prendre connaissance des données les plus à jour sur les facteurs de risques de la violence à Montréal;
  • Mettre en lumière les initiatives porteuses de prévention;
  • Favoriser la collaboration et le développement d’une vision intégrée entre les parties prenantes en prévention de la violence chez les jeunes;
  • Travailler collectivement autour de thématiques spécifiques en prévention de la violence et d’alimenter la réflexion municipale en matière de sécurité urbaine;
  • Contrer les phénomènes de violences commises et subies.

La rencontre était organisée par le Service de la diversité et de l’inclusion sociale (SDIS) de la Ville de Montréal en collaboration avec le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RESAL), dont le CIPC est membre coordonnateur, et l’Institut du nouveau monde (INM).

Les autres présentations de cette première journée du forum ont inclus des interventions du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), de L’Anonyme et de l’Institut universitaire Jeunes en difficulté (IUJD) du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, partenaires du CIPC.