Le CIPC invité à une rencontre du SPVM à Saint-Michel

Le 30 novembre dernier, le CIPC a eu le plaisir d’assister à une présentation du plan stratégique de lutte contre la violence armée et du programme de l’Équipe de concertation communautaire et de rapprochement (ECCR) par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), partenaire du CIPC, en partenariat avec le poste de quartier 30 du quartier Saint-Michel.

Concernant la violence armée, le SPVM a présenté la situation actuelle à Montréal ainsi que les grandes orientations du plan stratégique de lutte contre la violence armée. Le SPVM a notamment mis de l’avant l’importance de la collaboration avec le milieu communautaire en matière de prévention de la violence armée.

Cette rencontre avec la communauté a également permis de présenter la nouvelle ECCR déployée depuis avril 2021 dans plusieurs secteurs de la Ville de Montréal. Cette unité a le mandat d’aller à la rencontre des citoyens et des organismes communautaires dans le but de trouver avec eux des solutions communes et durables aux enjeux de cohabitation sociale et de sécurité urbaine, actuels ou émergents.

Enfin, l’évènement a été l’occasion de présenter plusieurs initiatives locales auxquelles participe le poste de quartier 30, notamment des initiatives de rapprochement avec la communauté, en particulier les jeunes.

Une formation sur la prévention de la haine en ligne offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une troisième formation de sa série de formations et d’activités prévues pour cet automne s’est tenue le 4 novembre dernier. Celle-ci portait sur la prévention de la haine en ligne et avait comme objectif de familiariser les participants avec les concepts de la radicalisation menant à la violence et des actes à caractère haineux. Elle a permis d’aborder les différentes expressions extrémistes sur les réseaux sociaux, de dresser un portrait des initiatives et outils existants en matière de lutte contre la haine en ligne, et de partager des postures inspirantes pour faire face à la haine en ligne.

L’activité a été animée par Anne-Sophie Bedziri et Jeanne Plisson, conseillères au sein du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), organisation membre du RÉSAL, sur les problématiques et enjeux liés à la radicalisation menant à la violence.

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté :

  • L’importance de bien déconstruire les termes (radicalisation, extrémisme, terrorisme) afin de les utiliser à bon escient. La radicalisation en soi peut être porteuse de progrès sociaux ou d’actions positives et n’implique pas nécessairement une dérive vers la violence.
  • Les actes à caractère haineux recouvrent plusieurs formes : incidents, propos et crimes haineux. Si le dernier tombe sous le coût de la loi, il est encore difficile aujourd’hui de lutter, avec le cadre législatif en place, contre les incidents et les propos haineux.
  • Plusieurs ressources peuvent être combinées pour limiter la radicalisation menant à la violence et les actes haineux en ligne. La manifestation d’intérêt envers les jeunes concernées par ces phénomènes, l’encouragement du doute et le renforcement des facteurs de protection constituent à ce titre des pistes importantes pour les intervenant.e.s de terrain.

En savoir plus à propos des autres formations données :

La prévention de la violence des gangs de rue

La prévention des violences à caractère sexuel

Travail de rue et intervention auprès des jeunes

Ces formations ont été réalisées grâce au soutien financier de la Ville de Montréal.

Une formation sur la prévention des violences à caractère sexuel offerte par le RÉSAL

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du RÉSAL, duquel le CIPC est membre et coordonnateur, une deuxième formation de la série de formations et d’activités prévues pour cet automne s’est tenue le 28 octobre dernier. Celle-ci portait sur la prévention des violences à caractère sexuel et avait comme objectif d’explorer l’importance du langage et de certains concepts dans la prévention des violences sexuelles, mais aussi à revenir sur les aspects légaux et les attitudes aidantes pour les intervenant.e.s de terrain.

L’activité a été animée par Katherine Lapierre, chargée de projet pour le programme d’éducation à la sexualité et intervenante au sein de l’organisme L’Anonyme, membre du RÉSAL, qui œuvre à promouvoir des comportements sécuritaires et des relations égalitaires auprès des jeunes.

Parmi les faits saillants à retenir de cette formation, on a noté :

  • L’importance du langage inclusif dans la prévention et l’intervention auprès des jeunes, afin de créer un environnement plus sécuritaire et de limiter les risques de stigmatisation.
  • Les formes multiples que peuvent prendre les violences sexuelles au quotidien, sans forcément être reconnues comme tel par les personnes qui en font l’objet ou qui les infligent (coercition sexuelle, harcèlement, stealthing, etc.).
  • Contrairement à un préjugé répandu, on estime qu’environ 2% des plaintes concernant les agressions sexuelles constituent de fausses accusations. Cette réalité statistique contraste avec une vision commune qui tend à mettre facilement en cause la parole des victimes.
  • Enfin, bien que de nombreux outils existent aujourd’hui pour accompagner les jeunes sur ce sujet, la manière dont les intervenant.e.s accueillent le dévoilement de ces violences (écoute, intérêt, confiance) reste néanmoins déterminante pour la suite du processus avec les personnes victimes.

En savoir plus à propos des autres formations données :

La prévention de la violence des gangs de rue

La prévention de la haine en ligne

Travail de rue et intervention auprès des jeunes

Ces formations ont été réalisées grâce au soutien financier de la Ville de Montréal.

Lancement de la communauté de pratique du RÉSAL

Le CIPC a eu le plaisir de coordonner le lancement, jeudi 21 octobre, d’une première série de formations et d’activités offertes par le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL) dans le cadre de l’édification de sa communauté de pratique. Soutenue par la Ville de Montréal, cette démarche vise à offrir un espace élargi de partage de connaissances et d’expériences autour des différentes formes de violences commises et subies chez les jeunes de 12 à 25 ans. Elle s’adresse plus spécifiquement aux intervenant(e)s sociocommunautaires du Nord-Est de l’île de Montréal afin de les outiller face aux diverses problématiques rencontrées dans leur activité quotidienne.

Pour la première thématique de l’automne portant sur la prévention de la violence des gangs de rue, les acteur(trice)s du milieu ont pu assister à une formation d’une journée dispensée par René-André Brisebois, formateur et chargé de cours à l’Université de Montréal depuis une dizaine d’années, et Coordonnateur professionnel du Centre d’expertise de l’Institut universitaire jeunes en difficulté (IUJD).

Dans l’optique de déconstruire les préjugés communs visant le phénomène des gangs de rue et des réseaux de jeunes délinquants, la formation a permis de mettre en lumière un ensemble d’aspects clés :

  • La dimension largement ethnicisée du terme même de gang de rue et les réalités complexes que ce phénomène recouvre dans les faits;
  • Les caractéristiques sociales et personnelles des membres de gangs, ainsi que les trajectoires d’affiliation et de désaffiliation des jeunes au sein de ces groupes;
  • Les approches, actions préventives et interventions les plus efficaces pour prévenir l’adhésion aux gangs ou la diminution des méfaits y étant associés.

Au total, une quinzaine de participants ont été présents à la formation donnée à la Grande bibliothèque de la BAnQ, dans le respect des mesures sanitaires en vigueur. Cette première journée de formation sera suivie par l’organisation d’activités de supervision clinique cet automne, afin d’approfondir les enjeux évoqués à partir de l’expérience de terrain des intervenant(e)s.

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La prévention des violences à caractère sexuel

La prévention de la haine en ligne

Travail de rue et intervention auprès des jeunes

Ces formations ont été réalisées grâce au soutien financier de la Ville de Montréal.

Le CIPC participe à une conférence sur la sécurité urbaine du RMCPC

Mardi le 5 octobre, le CIPC a participé à un panel dans le cadre de la conférence virtuelle «Community Safety in the Midst of a Global Pandemic: Who Are We Leaving Behind? » organisée par le Réseau municipal canadien en prévention de la criminalité (RMCPC), un partnenaire du CIPC, et qui s’est déroulée du 4 au 6 octobre 2021 rassemblant près de 80 participants.

La session à laquelle a participé le CIPC était intitulée « Eradicating Violence: Essentials That Do Not Leave People Behind » et traitait de la sécurité communautaire et de la prévention de la criminalité, ainsi que d’une approche factuelle et inclusive à la prévention de la violence. Les questions discutées étaient :

  • Quels sont les solutions basées sur des données probantes que nous devons utiliser davantage au Canada?
  • Comment implémenter ces solutions?
  • Que peut-on apprendre des villes ayant réussi à apporter des changements nécessaires à la réussite?
  • Peut-on apprendre des villes telles que Londres, Grande-Bretagne, qui adoptent un modèle de santé publique dans un contexte de prévention de la violence?

Le CIPC tient à remercier le RMCPC pour l’invitation.

Le CIPC suit une formation de la SPVM sur la Politique sur les interpellations policières

Mardi le 28 septembre, le CIPC a suivi une formation délivrée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur la Politique sur les interpellations policières. Adoptée en juillet 2020, la Politique marque un virage culturel important et vient encadrer formellement les pratiques interpellatrices de l’organisation. Il s’agit du premier corps de police québécois à se doter d’une telle politique.

Parmi les enjeux abordés, l’accent a été mis sur les thèmes suivants :

  • La distinction entre l’interaction sociale, l’interpellation, l’interception policière, la détention pour fins d’enquête et l’arrestation;
  • Les enjeux légaux se rattachant aux diverses pratiques policières;
  • Le contexte d’application et les enjeux liés à la « fiche d’interpellation » nouvellement mise en place.

Cette formation avait pour but de démystifier la pratique de l’interpellation policière et d’informer la population quant à l’implication concrète de la nouvelle Politique au sein de l’organisation. Nous remercions le SPVM ainsi que l’arrondissement de Saint-Léonard pour nous avoir invités à participer à cette formation et d’échanger avec les acteurs locaux sur le sujet.

 

Le CIPC invité à participer à une conférence sur la sécurité urbaine en pandémie

Le CIPC a été invité à participer à la conférence virtuelle « Community Safety in the Midst of a Global Pandemic: Who Are We Leaving Behind? » organisée par le Réseau Municipal Canadien en Prévention de la Criminalité (RMCPC), partenaire du CIPC. Le CIPC y prendra part lors d’un panel intitulé « Eradicating Violence: Essentials That Do Not Leave People Behind » le 5 octobre de 11h à 12h30 (EST).

Cette conférence se tiendra du 4 au 6 octobre et vise à soutenir les municipalités urbaines et rurales et les communautés, les organismes, les groupes et les individus autochtones dans leurs efforts en prévention de la criminalité et en sécurité urbaine dans les communautés et quartiers où ils vivent. La conférence traitera de plusieurs sujets dont la notion de sécurité, les effets de la pandémie Covid-19 sur la sécurité urbaine, les liens entre les problématiques systémiques tels le racisme et la justice sociale, et la sécurité urbaine et la prévention de la haine et de l’extrémisme violent. La date limite pour l’inscription est le 1er octobre 2021.

Pour plus d’informations et pour s’inscrire : https://www.eventbrite.ca/e/cmncp-2021-virtual-conference-tickets-160796082411

Un portrait local de sécurité présenté à l’arrondissement de Montréal-Nord

À la fin de l’année 2020, le CIPC, en collaboration avec les sociologues Mariam Hassaoui (TELUQ) et Victor Armony (UQAM), a débuté l’élaboration d’un portrait local de sécurité consacré à la violence commise et subie chez les jeunes au sein de l’arrondissement de Montréal-Nord. Ce portrait devait identifier plus précisément les besoins des jeunes de 12 à 25 ans de Montréal-Nord et soutenir, en 2021, un appel de projets concertés pouvant agir sur les déterminants de la violence chez les jeunes :

  • Violence dans les relations intimes et sexuelles;
  • Violence physique, verbales et psychologique;
  • Sentiment d’appartenance et confiance dans les figures d’autorité.

Ces éléments ont été analysés dans quatre espaces de vie : privé, scolaire, public externe et public interne et tiennent compte du genre des auteur.e.s présumé.e.s et des victimes.

Le portait a été présenté au mois de juin à différentes instances :

  1. Au comité de direction de l’Arrondissement;
  2. Aux élus de l’Arrondissement;
  3. Au comité de pilotage de la démarche.

En dressant un état des lieux de la criminalité et de la violence commise et subie chez les jeunes, ce portrait permettra de jeter les bases d’une action concertée.

Nouvelle publication d’un partenaire du CIPC

La Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent (Chaire UNESCO-PREV), Université de Sherbrooke, partenaire du CIPC, a récemment publié un rapport intitulé « Les intervenants et l’évaluation en prévention de l’extrémisme violent : entre contraintes et opportunités ». Ce rapport s’inscrit dans le contexte des actions menées au sein du projet PREV-IMPACT de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent et s’appuie sur des données collectées par le Centre international de prévention de la criminalité (CIPC) lors d’une étude antérieure (Madriaza, Ponsot & Marion, 2017) ainsi que sur un groupe de discussion organisé à Ottawa en mars 2019.

Lire le rapport : Les intervenants et l’évaluation en prévention de l’extrémisme violent : entre contraintes et opportunités 

Participation du CIPC à la Semaine internationale de l’innovation pénitentiaire

Le 24 juin dernier, le CIPC a participé à distance à la Semaine internationale de l’innovation pénitentiaire organisée au Chili par notre partenaire le réseau Coinserta. Le CIPC y a présenté sa recherche-action développée en 2016 pour prévenir l’extrémisme violent dans le système français de libération conditionnelle dans une présentation intitulée « Développer une réponse d’intervention et de prévention de la radicalisation menant à la violence au sein du système de probation en France ». L’objectif fut de proposer un outil de prévention de la radicalisation notamment en milieu carcéral qui pourrait être adapté aux besoins des communautés autochtones en contexte chilien.