Le CIPC en mission internationale à Dubaï

En faisant nom à son caractère international, le CIPC a été présent à Dubaï pour le Sommet mondial de la police 2023, du 7 au 9 mars, organisé par la police de Dubaï. D’autres rencontres ont eu lieu au long de la semaine, marquée par un partage de connaissances de différents réseaux liés à la criminalité autour du monde.

Le 7 mars, la directrice générale du CIPC, Ann Champoux, a parlé à près de 200 personnes présentes sur place sur le travail mené par l’organisation au cours de ses presque 30 ans d’existence. Dans le cadre de sa conférence nommée Challenges facing the crime detection and prevention systems : a road map for the future, la DG a également abordé l’expérience positive du Laboratoire en sécurité urbaine (LabSU) et de son succès d’implantation au sein de la Ville de Montréal. La perspective du travail de collaboration possible avec les services de police, sous ce modèle de gouvernance, afin de procurer des analyses de données précises dans l’objectif de prévenir la criminalité dans une ville, a réveillé l’intérêt du public.

Le mercredi 8 mars, une rencontre avec le consul général du Canada à Dubaï a eu lieu dans les bureaux du consulat canadien. Ann Champoux et Jean-Philippe Linteau ont exploré les possibilités de développement et de collaboration en matière de prévention de la criminalité, analysant la situation de la région et des possibles partenariats locaux.

Le 9 mars matin, Mme Champoux a rencontré le Major Ahmed al Marri et le Major Mohamed Al Hammade du département de prévention du crime à la police de Dubaï. Ils ont parlé des différents enjeux liés à la criminalité dans les deux pays, principalement en ce qui concerne la cyberviolence et l’expertise du CIPC dans le domaine de la sécurité dans les transports. Nous remercions la police de Dubaï pour son intérêt dans notre travail et nous sommes ravis des possibles partenariats entre nos institutions.

Le CIPC participe à une journée d’ateliers organisée par le ministère de la Sécurité publique du Québec

Le 14 mars dernier, le CIPC a eu l’opportunité de participer à une journée d’ateliers sur la prévention de la violence armée, organisée par le ministère de la Sécurité publique du Québec. Cette journée avait pour but de faire un bilan des principales initiatives menées dans le cadre du Plan d’action 2019-2023 intégré à l’Entente de contribution du Fonds d’action contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs (FACVAFG). Nous sommes reconnaissants envers le Ministère de nous avoir offert cette opportunité de présenter nos activités et résultats liés au Laboratoire en sécurité urbaine de Montréal lors de cette journée. Celle-ci a été l’occasion pour le CIPC de partager ses connaissances et son expertise en matière de sécurité urbaine, et de discuter avec d’autres acteurs engagés dans la lutte contre la violence armée.

 

Un nouvel employé se joint à l’équipe du CIPC

En mars 2023, le CIPC a accueilli un nouvel employé dans l’équipe : Maxime Raulet.

Maxime, analyste et chargé de projets, est titulaire d’un baccalauréat en géographie conjointement effectué à l’Université de Lorraine en France et à l’Université Alexandru Ioan Cuza en Roumanie, il s’est intéressé à l’analyse des processus décisionnels territoriaux dans les pays en développement. Par la suite, il a effectué une maîtrise en géographie à l’Université du Québec à Montréal. À cet effet, le sujet de son mémoire portait sur la gouvernance internationalisée en Haïti et les questionnements inhérents que suscite l’approche communautaire développée par les acteurs humanitaires dans l’aménagement du territoire haïtien. Ainsi, la recherche d’une meilleure résilience urbaine par l’application de processus participatifs et de consultations plus inclusifs est au cœur des enjeux qui le stimulent.

Bienvenue dans l’équipe!  

Rencontre du CIPC avec l’Association des directeurs de police du Québec

Le 21 février 2023, le CIPC a rencontré l’Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) pour présenter ses projets en cours ainsi que les services qu’il offre. Cette rencontre a été l’occasion d’étudier des possibilités de collaboration en vue d’élargir la gamme de services proposés et de soutenir les municipalités du Québec, ainsi que de travailler avec un plus grand nombre de services de police dans les grandes villes urbaines de la province. Cette rencontre a permis de renforcer les liens entre le CIPC et l’ADPQ, et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration pour mieux répondre aux besoins de sécurité de la population.

3e colloque du RÉSAL : Près de 100 participants échangent sur la prévention des cyberviolences

Le mercredi 15 février, une centaine de personnes se sont réunies au Centre St-Pierre, à Montréal, pour participer au 3ème colloque du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC et membre coordonnateur. Ce dernier a porté sur la prévention des cyberviolences. La journée a été riche en activités pour les participants et les panélistes avec une série de rencontres, de discussions, d’ateliers et de « braindates ».

La journée a débuté avec un mot d’ouverture par la directrice générale du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), Roselyne Mavungu, qui a souligné l’importance de collaborer ensemble, entre organismes et institutions, pour prévenir les cyberviolences chez les jeunes. Ensuite, Pier Alexandre Lemaire, conseiller en sécurité urbaine au Service de la diversité et de l’inclusion sociale à la Ville de Montréal, a enchaîné avec une allocution afin de mettre de l’avant les activités du RÉSAL ainsi que l’importance de pouvoir se réunir en personne, après trois ans d’activités en ligne.

 

Khaoula El Kahlil, conseillère à la recherche au CPRMV, a agi en tant que modératrice pour le premier panel de la journée, intitulé « Regards croisés sur les cyberviolences », avec des experts de divers domaines. La sergente-détective du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM), Maya Alieh, a réalisé une présentation sur différents éléments à retenir quant aux cyberenquêtes et façon d’intervenir lorsque son équipe est confrontée à des cas de cyberviolence sur les réseaux sociaux. Le professeur et directeur du programme en intégration du numérique en milieu scolaire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Stéphane Villeneuve, a présenté une recherche sur les cyberintimidations en milieu scolaire ainsi qu’un moyen pour mieux comprendre et prévenir ces situations, soit une formation qui est offerte aux enseignants du Québec sur ce sujet. Les conseillers scientifiques de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), Dominique Gagné et Dave Poitras, quant à eux, ont clôturé le panel par une présentation de recherches et pistes de solutions sur la prévention des cyberviolences dans les relations amoureuses.

Par la suite, les panélistes et participants se sont répartis en différents groupes pour discuter à propos d’enjeux actuels liés à la prévention de la cyberviolence. Ces discussions ont été organisées par un partenaire de l’événement, Braindate, permettant ainsi à tous d’échanger sur leurs expériences.

L’après-midi comprenait quatre ateliers : Le premier atelier, animé par Jeanne Plisson, coordinatrice de l’accompagnement communautaire, et Sarah Grenier, conseillère en accompagnement communautaire, au CPRMV, a abordé « Les actes à caractère haineux en ligne ». Dans cet atelier, les participants ont été informés à propos de définitions des discours haineux, de différentes formes possibles sous lesquelles la haine peut se présenter et des motifs dominants pour qu’il y en ait. De plus, le CPRMV a présenté différents outils utilisés pour combattre ou amorcer ce sentiment, principalement en milieu scolaire.

Le deuxième atelier offert, géré par Akim Laniel-Lanani, cofondateur de la Clinique de cybercriminologie de l’École de criminologie à l’Université de Montréal (UdeM), a abordé la « cyberhygiène ». Akim a présenté un état des lieux de l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes avant de présenter des outils et ressources disponibles pour pouvoir adopter de saines habitudes en ligne.

La professeure de criminologie de l’UdeM, Isabelle Ouellet-Morin, a animé un troisième atelier, celui-ci intitulé « Comprendre et agir pour devenir +Fort Ensemble ». Cet atelier a permis aux participants d’en apprendre davantage sur des recherches qui ont abouti à la création de l’application mobile +Fort. Cette application, fruit de la collaboration de plusieurs chercheurs du Québec créée par le Centre Axel, vise à aider les jeunes et les professionnels du milieu scolaire à combattre et à surmonter le harcèlement et le cyberharcèlement.

Le quatrième atelier offert de la journée, « Se connecter à l’égalité », a été animé par Léna Gauthier-Paquette, agente de soutien au programme d’éducation à la sexualité de l’organisme L’Anonyme. L’atelier a porté sur un projet qui vise à outiller les jeunes de 12 à 25 ans au développement de relations égalitaires, sécuritaires et consensuelles en initiant une réflexion autour du partage de l’espace public réel et virtuel entre les genres. Cette activité a permis aux participants de comprendre les manifestations de stéréotypes, de dynamiques de pouvoir et de sexisme en ligne grâce à une vue d’ensemble basée sur les recherches de l’organisme. La journée s’est conclue avec des échanges entre participants et des mots clôture du CPRMV.

Les actes du colloque sont disponibles en français et en anglais.

Le CIPC au Sommet mondial de la police 2023 à Dubaï

C’est avec une grande fierté que nous annonçons que notre directrice générale, Ann Champoux, a été invitée à prendre la parole lors du Sommet mondial de la police 2023 à Dubaï, qui se déroulera du 7 au 9 mars. Nous sommes reconnaissants de cette opportunité qui témoignera de l’expertise du CIPC en prévention de la criminalité. Le 7 mars, elle prendra part à une discussion sur le thème suivant : « Les défis auxquels sont confrontés les systèmes de détection et de prévention de la criminalité : une feuille de route pour l’avenir ». 

La 2e édition du Sommet mondial de la police, organisée par la Police de Dubaï, offre une plateforme de haut niveau pour examiner les priorités immédiates auxquelles sont confrontés les forces de police et les organismes chargés de l’application de la loi face à l’évolution des formes de criminalité, à la disponibilité et à l’accès à des technologies sophistiquées et à la modification des motivations des criminels.  

Pour plus d’informations sur le Sommet mondial de la police : https://www.worldpolicesummit.com/  

Des activités ayant été offertes à l’automne 2022 par le RÉSAL dans le cadre de sa communauté de pratique

Dans le cadre de l’édification de la communauté de pratique du Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL), duquel le CIPC est membre et coordonnateur, deux cycles d’activités thématiques se sont tenus au courant de l’automne 2022.

La communauté de pratique du RÉSAL regroupe des intervenants de terrain, des organismes communautaires et des institutions qui œuvrent tous auprès des jeunes dans la grande région de Montréal.

Deux cycles thématiques ont eu lieu sous la forme d’une formation et de deux espaces cliniques chacun, le tout à distance. Ces activités ont pu rejoindre près de 70 participants.

Prévention du harcèlement de rue et des violences ordinaires, animé par deux formatrices, Audrey Simard du Centre d’éducation et d’action des femmes et Marie-Ève Desroches de la Table des groupes de femmes de Montréal.

La formation et les supervisions cliniques de ce cycle thématique ont permis de définir le harcèlement de rue, ses manifestations concrètes et ses impacts, notamment sur les jeunes femmes cisgenre et trans. Les formatrices ont présenté des outils concrets et des stratégies, d’une part, pour faire face à ces violences en tant que victimes, témoin actif ou personnes recevant un dévoilement. D’autre part, elles ont amené les participants à réfléchir à des moyens à mettre en place dans les organismes communautaires et institutions telles que la Ville, la Société de transport de Montréal ou les écoles, afin de jouer un rôle proactif dans la lutte au harcèlement de rue et le soutien aux victimes.

Quelques fait saillants : 

  • Le harcèlement de rue se manifeste par les violences physiques, sexuelles, verbales et psychologiques. Il est important de ne pas hiérarchiser les actes de harcèlement de rue, car leurs impacts dépendent du vécu et des traumas des victimes.
  • Le harcèlement de rue n’est pas plus fréquent la nuit que le jour, au contraire, il est surtout présent durant les heures de pointe. Il y a donc une différence entre la perception de sécurité et la sécurité réelle.

Prévention des violences en milieu scolaire et parascolaire, animé par un formateur, Éric Morissette de l’Université de Montréal.  

Les activités de ce cycle thématique ont permis au personnel et aux intervenants qui œuvrent en milieu scolaire d’approfondir leur compréhension de différents concepts liés à la prévention des violences commises et subies chez les jeunes, tels que la socialisation, les relations interpersonnelles, la saine gestion des émotions, la résolution de problèmes ainsi que la résistance à la pression des pairs. Les bénéfices de la contribution du milieu communautaire dans la prévention des violences en milieu scolaire et parascolaire ont également été abordés. L’objectif a été d’offrir un espace de réflexion et d’échange visant à outiller les participants dans le développement d’initiatives destinées aux jeunes, et ont permis le partage de bonnes pratiques.

Quelques fait saillants : 

  • La violence en milieu scolaire est fréquente. Selon les études considérées, on estime que plus du tiers des élèves québécois vivent au moins un épisode de violence verbale ou physique à l’école ou sur le chemin de l’école.
  • Pour prévenir la violence, il est essentiel de concevoir l’intervention en milieu scolaire à l’intérieur d’un modèle intégrateur ciblant divers niveaux d’intervention et l’ensemble de l’environnement scolaire.

De nouvelles activités seront prévues au printemps.

Un nouveau stagiaire assistant aux communications se joint à l’équipe

En Janvier 2023, le CIPC a accueilli un nouvel employé dans l’équipe : Mateo Minillo.

Étudiant en triple maîtrise en communication politique internationale et risques démocratiques à l’Université de Sherbrooke (Canada), à l’UCLouvain (Belgique) et à Sciences Po Aix (France), Mateo a tracé sa carrière dans différents domaines au cours des dernières années. Après avoir complété un baccalauréat en relations publiques, il a travaillé 5 ans chez IBM en tant qu’analyste de développement professionnel aux ressources humaines. En 2018, il a choisi de travailler dans une campagne électorale au Brésil, en suivant deux de ses passions : la politique et la communication. Ayant repris ses études en 2021, il s’intéresse aux différents types d’extrémismes violents à travers le monde et a rejoint le CIPC en janvier 2023 pour son stage de maîtrise.

Bienvenue dans l’équipe!  

Le CIPC participe à la rencontre d’automne de coordination du PNI

Le 13 décembre, le CIPC a participé à la réunion de coordination d’automne 2022 du Réseau du Programme des Nations Unies pour la Prévention du Crime et la Justice Pénale (PNI) dans le cadre de son rôle au sein de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ) de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC).

La réunion a entre autres permis aux membres du réseau de présenter leurs activités récentes et en cours, de revenir sur la « Déclaration de Kyoto visant à faire progresser la prévention de la criminalité, la justice pénale et l’état de droit » et de discuter de la présence du PNI à la 32e session de la CCPCJ qui aura lieu en 2023.

Le CIPC a publié une revue de la littérature et des pratiques pour la prévention des violences armées

La violence armée est en hausse dans la région métropolitaine de Montréal, mais également partout au Québec (Larin 2022). Les violences perpétrées à l’arme blanche sont toujours courantes. Toutefois, plusieurs événements tragiques commis avec des armes à feu ont forcé le gouvernement du Québec à investir dans la lutte contre ce type de violence. 

La présente analyse de la documentation et des pratiques s’inscrit dans ces efforts et vise à mieux comprendre le phénomène des violences armées. Elle vise en  parallèle le partage des connaissances et des expériences découlant des mesures mises en place dans le monde pour endiguer la violence. Toutefois, la violence armée est un phénomène complexe qui comprend plus d’un enjeu. Par conséquent, il est important d’adopter les stratégies de prévention qui conviennent selon le contexte dans lequel la violence armée est abordée afin d’intervenir de manière intégrale et ciblée.

Le présent rapport présente quatre enjeux susceptibles d’entraîner des actes commis à l’aide d’une arme : 

  • Le suicide et les violences auto-infligées;
  • Les violences armées au sein des groupes de jeunes délinquants ou criminalisés;
  • Les violences entre partenaires intimes;
  • Les incidents liés à l’extrémisme violent.

Ce rapport permet de connaître et comprendre les données sur la criminalité recueillies selon les règles du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) du ministère de la Sécurité publique du Québec, de 2015 à 2020.

Découvrez le rapport ici