Le CIPC renforce la concertation pour prévenir l’exploitation sexuelle des mineurs lors de la Journée TACMES 2025

Une rencontre stratégique pour la prévention

Le 9 décembre 2025, le Centre international pour la prévention de la criminalité a participé à la Journée TACMES 2025, organisée par la Table de concertation contre l’exploitation sexuelle des mineurs (TACMES) au Centre des mémoires montréalaises (MEM), à Montréal. Cet événement a réuni des organismes communautaires, praticiens, chercheurs et partenaires institutionnels pour renforcer les liens intersectoriels, favoriser le transfert de connaissances et développer des outils communs en matière de prévention et d’intervention contre l’exploitation sexuelle des mineurs.

Des objectifs clairs et ambitieux

La journée a poursuivi plusieurs objectifs complémentaires :

  • Partager des expériences et des pratiques innovantes entre les membres de la TACMES;
  • Renforcer une vision commune centrée sur le bien-être, la dignité et les droits des jeunes;
  • Soutenir le développement d’outils collectifs par et pour les milieux d’intervention;
  • Approfondir des réflexions sur des enjeux prioritaires, notamment la diversité sexuelle et de genre ainsi que les réalités des communautés autochtones.

Un format dynamique et collaboratif

La matinée, animée par Dynamo, a créé un cadre relationnel propice au dialogue grâce à des activités de reconnaissance, de gratitude et de réflexion collective sur les valeurs partagées. L’après-midi, animée par les membres de la TACMES, a été consacrée à des présentations de projets, des discussions collectives et au lancement de nouveaux outils.

Le rôle actif du CIPC

La participation du CIPC s’inscrit dans une logique de contribution active au travail collectif de la TACMES. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes de collaboration :

  • Partager des bonnes pratiques, incluant des approches innovantes en prévention ;
  • Soutenir le développement et l’évaluation de projets concertés ;
  • Renforcer la mise en réseau des acteurs et le travail coopératif ;
  • Intégrer la parole des jeunes et veiller à leur bien-être dans toutes les démarches.

Une dynamique porteuse de transformations

La Journée TACMES 2025 a confirmé le rôle central de la TACMES comme espace sécuritaire, inclusif et mobilisateur, capable de fédérer des acteurs autour d’une vision commune axée sur le respect, la dignité et le bien-être des jeunes. Pour le CIPC, cette participation a été une occasion stratégique de renforcer ses liens avec les milieux communautaires et institutionnels, d’alimenter ses réflexions en matière de prévention de la violence et de contribuer à des dynamiques de concertation porteuses de transformations durables.

Une formation coordonnée par le CIPC pour renforcer la confiance entre les jeunes et la police

Le 2 décembre 2025, le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL) a tenu sa dernière activité de renforcement des capacités de l’année, financée par Prévention Montréal (Ville de Montréal). Cette activité, coordonnée par le CIPC, constituait la deuxième édition d’une formation offerte en octobre dernier. Cette rencontre, qui s’est déroulée au Centre St-Pierre, à Montréal, portait sur le thème « Jeunes et police : comprendre et atténuer les boucles de méfiance » avec l’expertise de M. Victor Armony, professeur titulaire à l’UQAM et chercheur au CRIDAQ.

Un espace pour dialoguer et réfléchir

Destinée aux intervenants des milieux jeunesse, scolaire, communautaire, aux agents de proximité et aux professionnels œuvrant autour des questions liées à la prévention de la criminalité, la rencontre a permis d’aborder les tensions persistantes entre jeunes et corps policier. Certains intervenants ont souligné des défis liés à la disponibilité des ressources et à l’adaptation des outils aux réalités des jeunes. Les participants ont ainsi exprimé un besoin urgent de soutien institutionnel et politique pour mieux accompagner les jeunes. 

Des constats qui interpellent

Les discussions ont mis en lumière des enjeux transversaux :

  • Méfiance généralisée : Une seule interaction négative avec la police peut suffire à briser des mois de travail relationnel auprès des jeunes. Les intervenants ont souligné que ces derniers se sentent peu représentés et peu confiants envers les institutions, ce qui alimente un sentiment d’exclusion. Cette méfiance ne touche pas seulement les jeunes : elle s’étend aussi aux professionnels, qui rencontrent parfois des difficultés à collaborer efficacement entre institutions.
  • Biais et stéréotypes : Certaines pratiques institutionnelles et des données incomplètes contribuent à cibler de manière disproportionnée certains quartiers ou communautés. Concrètement, cela signifie que des jeunes issus de milieux racisés ou défavorisés sont plus surveillés que d’autres, ce qui renforce des stéréotypes et crée un climat de suspicion.
  • Violences invisibles : Ces violences ne sont pas physiques, mais prennent la forme de microagressions (petits gestes ou paroles qui dénigrent), de relations ambiguës entre jeunes et institutions, et de double victimisation. Par exemple, lorsqu’une plainte pour discrimination est ignorée ou minimisée, la victime subit une seconde injustice. Ces situations fragilisent la confiance, surtout chez les jeunes filles racisées.
  • Manque d’outils adaptés : Les dispositifs actuels ne répondent pas toujours aux réalités des jeunes. Les intervenants ont notamment nommé l’absence d’espaces où les jeunes peuvent s’exprimer, comme des comités jeunesse dans certains arrondissements. Ce manque limite leur capacité à faire entendre leurs besoins et à développer leur esprit critique.
  • Déconnexion entre police et milieux de vie : Peu d’agents connaissent réellement les dynamiques locales, ce qui accentue la distance sociale et culturelle. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une collaboration sans hiérarchie entre les acteurs : police, école, organismes communautaires et travailleurs sociaux doivent agir ensemble.
  • Langage institutionnel fragmenté : Des malentendus autour de termes comme « prévention » ou « risque » compliquent la coordination. Par exemple, ce qui est considéré comme « prévention » par la police peut avoir un sens différent pour un organisme communautaire, entraînant des interventions incohérentes.

Ces constats rappellent que la méfiance peut s’expliquer par une combinaison de plusieurs facteurs, dont les dimensions individuelles, institutionnelles et structurelles.

Des pistes pour avancer

La formation a permis de dégager des leviers concrets : renforcer la coordination interinstitutionnelle, créer des espaces pour la participation des jeunes, développer des outils adaptés et former les acteurs à reconnaître leurs biais. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un langage partagé et d’une compréhension systémique des relations entre institutions.

Un engagement fort du CIPC

Cette rencontre marque la fin d’une série de formations du RÉSAL pour 2024-2025, qui a contribué à outiller les acteurs locaux face à des enjeux complexes sur les violences jeunesse. Pour le CIPC, ces activités demeurent essentielles pour renforcer les capacités des acteurs locaux et favoriser des approches collaboratives.

Ann Champoux au premier Congrès international sur la réinsertion et la prévention dans la justice pénale pour mineurs

Ann Champoux lors de l’ouverture de congrès

Les 30 et 31 octobre 2025, Ann Champoux (au centre dans la photo ci-dessus), directrice générale du Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), a participé au premier Congrès international sur la réinsertion et la prévention dans la justice pénale pour mineurs, tenu au Centre Fox, à San Francisco del Rincón, dans l’État de Guanajuato, au Mexique.

Cette mission marquait la première visite d’Ann Champoux au Mexique à titre de directrice générale du CIPC. Elle y était accompagnée de M. Oscar Figueroa, consultant stratégique, Amérique latine, qui représente fréquemment le CIPC dans divers événements et conférences à travers la région.

Invitée à prononcer la conférence d’ouverture, Mme Champoux a pris part à cet événement qui a rassemblé plus de 1 200 participants issus de neuf pays d’Amérique et d’ailleurs. Cette participation s’inscrivait dans la volonté du CIPC de renforcer la coopération internationale en matière de prévention du crime et de justice pour mineurs.

Une expérience marquante sur les plans professionnel et personnel

Viste d’un centre de réhabilitation (au centre avec Oscar Figueroa)

 

Son intervention a mis l’accent sur l’importance de la prévention précoce, du soutien communautaire et de la coopération internationale pour favoriser la réinsertion des jeunes en conflit avec la loi.

Pour Ann Champoux, le thème du congrès résonne particulièrement :
« Ce sujet me touche profondément, tant comme directrice générale du CIPC que comme mère. »

 

 


Inspirer et tisser des liens

Touchée par la présence de nombreux étudiants universitaires, elle espère que son message aura encouragé la relève à poursuivre ses efforts en prévention de la délinquance juvénile et en sécurité urbaine. Elle souligne également la qualité des rencontres stratégiques et des échanges tenus en marge du congrès, ouvrant la voie à de possibles collaborations futures dans la région.

Soutenir la prochaine génération de leaders en prévention de la criminalité

Un rayonnement porteur pour le CIPC

Cette première mission au Mexique a permis de faire connaître la mission et l’expertise du CIPC à de nouveaux partenaires, tout en réaffirmant son engagement à soutenir les initiatives locales au Mexique et en Amérique latine.

« Nous partageons un objectif commun : bâtir des politiques publiques plus humaines et inclusives pour des communautés plus sûres », a conclu Ann Champoux.

Ainsi, cette participation marque une étape importante pour le CIPC dans le développement de partenariats durables et dans le renforcement de son réseau en Amérique latine.

Le CIPC présente son étude nationale sur la sécurité dans le transport collectif à la Conférence annuelle de l’ACTU

Le 3 novembre 2025, les analystes Janny Montinat et Hang Nguyen du Centre international pour la prévention de la criminalité ont pris part à la Conférence annuelle et Salon du transport collectif organisée par l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) à Montréal.

Elles y ont présenté la démarche et les objectifs d’une étude nationale menée par le CIPC sur la sécurité et la mobilité dans les réseaux de transport collectif de cinq grandes villes canadiennes. L’étude, prévue sur une période de trois ans, en est actuellement à sa première année, consacrée à la revue de littérature, à la consultation d’experts et à la préparation des visites sur le terrain.

En s’inscrivant dans les discussions déjà en cours entre les acteurs du transport, de la recherche et des administrations municipales, le CIPC partage son expertise en prévention pour contribuer à l’élaboration de solutions durables aux enjeux de sécurité urbaine.

Pour en savoir plus sur la Conférence annuelle de l’ACTU, visitez cutaactu.ca.

Le CIPC met de l’avant son expertise en analyse criminelle lors d’un séminaire international

Le 1er octobre 2025, l’Université Blas Pascal (UBP) a tenu en ligne le Séminaire international « Analyse criminelle pour la sécurité citoyenne : expériences latino-américaines ». À cette occasion, Óscar Figueroa Ulloa, consultant stratégique pour l’Amérique latine au Centre international pour la prévention de la criminalité a présenté les approches et outils que le Centre déploie pour renforcer l’analyse criminelle et prévenir la violence dans les milieux urbains.

Le séminaire a réuni des experts en sécurité publique et des chercheurs universitaires afin de favoriser le dialogue intersectoriel et de partager des pratiques efficaces. Parmi les intervenants figurait notamment le Commissaire général Andrés Cambronero, directeur général des Technologies de l’information et de l’analyse statistique de la Police de la province de Córdoba, en Argentine. De plus, Jorge Luis Jofré, Directeur des Diplomatures en Sécurité Citoyenne et en Sciences Forensiques et Investigation Criminelle de l’UBP, a pris part aux échanges.

Ces échanges ont consolidé les efforts régionaux en matière de sécurité urbaine et souligné le rôle essentiel des données dans la conception de politiques publiques éclairées.

Une contribution alignée avec la mission du CIPC

L’UBP a adhéré au réseau international du CIPC en 2024. En participant à ce séminaire, le Centre réaffirme son engagement à soutenir la coopération internationale et à promouvoir la prévention comme levier central de la sécurité citoyenne. Cette collaboration a également mis en lumière un engagement commun à renforcer la sécurité et la qualité de vie dans les communautés dans la région d’Amérique latine, grâce à l’éducation, à la recherche et à la collaboration internationale.

Le CIPC participe à la Conférence 2024 du Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence

Le CIPC a eu le plaisir et l’honneur d’avoir participé à la Conférence 2024 sur la lutte contre la radicalisation menant à la violence dont le thème portait sur « Les réponses locales aux pressions mondiales ». Cet événement, qui s’est déroulé du lundi 27 mai au vendredi 31 mai 2024 à Montréal, a représenté une opportunité exceptionnelle pour nous de renforcer notre réseau et de collaborer avec des experts internationaux dans le domaine.

Discours de l’Honorable Dominic LeBlanc, ministre de la Sécurité publique du Canada

Organisée par le Centre canadien d’engagement communautaire et de prévention de la violence, auteur de la Stratégie nationale canadienne sur la lutte contre la radicalisation menant à la violence, cet événement, a rassemblé près de 400 participants, à travers de nombreuses conférences et des sessions de réseautage, provenant de 15 pays œuvrant en santé, mais aussi en prévention de la radicalisation et de l’extrémisme au niveau national et international.  

Marquée par des échanges enrichissants, cette semaine a joué un rôle crucial dans l’amélioration de nos initiatives en matière de prévention contre la radicalisation et la violence. Nous sommes impatients d’engager de nouveaux travaux avec de nouveaux collaborateurs dans l’objectif de renforcer nos capacités ainsi que de continuer à développer des stratégies et solutions efficaces pour lutter contre ces phénomènes, inspirées des bonnes pratiques qui ont été partagées. 

Participation du CIPC à la 8e édition de la conférence « Sécurité, Démocratie & Villes » en Belgique

Dans le cadre d’une mission en France et en Belgique en mars 2024, le CIPC a eu le plaisir de participer, du 20 au 22 mars, à la huitième édition de la conférence « Sécurité, Démocratie & Villes » de nos partenaires, le Forum européen pour la sécurité urbaine et Safe.brussels qui s’est tenue à Bruxelles, en Belgique. Cet événement a permis de rassembler 700 participants de 26 pays, dont 135 locaux de la région Paris-Bruxelles, afin de débattre des enjeux majeurs de sécurité dans les villes européennes.  

Inaugurée par le ministre-président de Bruxelles Rudi Vervoort, la conférence a abordé des défis critiques comme la guerre des territoires, la drogue, l’insécurité, exacerbés par la désinformation, l’extrême droite et le terrorisme, soulignant la nécessité d’une gestion de crise et la collaboration interrégionale. Avec la participation d’acteurs clés régionaux et de la Catalogne, les discussions ont porté, entre autres, sur le trafic de drogue, la sécurité par le design dans les espaces publics, et le rôle essentiel de la mobilisation citoyenne contre la violence liée aux drogues.

La rencontre d’Ann Champoux, directrice générale du CIPC, avec des partenaires internationaux tels que Dina Husseini, cheffe de section au sein de la division de la réduction des inégalités et milieux de vie inclusifs à la Ville de Montréal et Jumma Assiago, coordinateur du programme Safer Cities pour ONU-Habitat, a ouvert des voies pour des pistes de collaborations futures à l’intégration de stratégies inclusives et communautaires dans la prévention de la criminalité, au sein de grandes métropoles. 

Dina Husseini (Ville de Montréal), Jumma Assiago (ONU-Habitat) et Ann Champoux (CIPC)

De plus, Mme Champoux a été ravie de rencontrer Anna Rau, directrice exécutive du Forum allemand sur la sécurité urbaine Anna Rau, qui a récemment rejoint l’équipe le conseil d’administration du CIPC. Des discussions entre Elizabeth Johnson, directrice exécutive, et Yves Van De Vloet, expert associé, tous deux d’EFUS, ont également permis d’aborder les perspectives variées des défis quotidiens en matière de sécurité urbaine. 

Anna Rau (DEFUS), Ann Champoux (CIPC),Yves Van De Vloet et Elizabeth Johnson (EFUS)

De plus, les échanges avec des figures importantes telles que Jean Spinette, maire de la commune de Saint-Gilles en Belgique, et Sophie Lavaux, directrice générale de Safe.brussels, ont été particulièrement valorisants, marquant une reconnaissance mutuelle de l’importance cruciale de la sécurité urbaine pour la démocratie et le bien-être social. 

Jean Spinette (municipalité de Saint-Gilles), Sophie Lavaux (Safe.brussels) et Ann Champoux (CIPC)

En parallèle à la conférence, le CIPC a tenu sa 26ième assemblée générale annuelle des membres le 20 mars, à la fois en ligne et en présentiel à Bruxelles, où deux nouveaux membres ont été accueillis pour un nouveau mandat au sein du conseil d’administration du CIPC, soit Anna Rau, directrice du Forum européen-allemand sur la sécurité urbaine, ainsi que Barbara Holtmann, directrice de Fixed Africa, ancienne membre du C.A. Ce fut l’occasion pour notre directrice générale de présenter quelques faits saillants de la dernière année, nos nouveaux rapports publiés, les nouvelles de notre réseau et la participation/organisation d’événements internationaux.

Puis, durant cette mission, Ann Chmpoux et deux membres du conseil d’administration, soit Frédérique Porterie, présidente du C.A. et Procureur de la République de Bordeaux, et Jean-Luc Besson, vice-président du C.A et Expert en diffusion statistiques et analyses territoriales au ministère de l’Intérieur, ont rencontré M. Étienne Apaire, secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et la radicalisation. Cette rencontre s’est tenue à Paris, en France, dans l’objectif de poursuivre les échanges sur différentes avenues de collaboration avec la France. 

Ann Champoux (CIPC), Étienne Apaire (SG –CIPDR), Frédérique Porterie et Jean-Luc Besson (CIPC) 

Actes de la 7e conférence internationale du CIPC portant sur la sûreté des mobilités : retour sur les pistes d’action, d’innovation et de prévention

Du 4 au 6 octobre 2022, le Centre international pour la prévention de la criminalité a organisé la 7e conférence internationale sur l’observation, l’analyse et la prévention de l’insécurité, en collaboration avec le Ministère chargé des Transports de France, l’Union internationale des transports publics, l’Union internationale des chemins de fer, Safe.brussels, l’Union des Transports Publics et Ferroviaires, l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur, le gouvernement du Québec et le gouvernement du Canada. L’événement s’est déroulé au siège de l’Union internationale des chemins de fer à Paris.

Cette édition de la conférence avait pour thème principal la sûreté des mobilités. Grâce au travail du CIPC et à la collaboration de partenaires français, belges et canadiens, cette conférence a permis aux experts invités, provenant de 19 villes, de présenter différentes approches et de sensibiliser les participants à de nombreux enjeux liés à l’insécurité dans les transports.  Cette conférence a révélé l’importance des risques et des défis auxquels sont confrontés les transports publics, qui font partie de notre vie quotidienne.

La conférence comprenait plusieurs ateliers abordant une grande diversité de sujets liés à la sûreté et à l’insécurité dans les mobilités. Parmi ces sujets figuraient le sentiment d’insécurité, le harcèlement dans les transports, la gestion de crise face à la menace terroriste, les atteintes verbales et les agressions envers le personnel, la fraude aux titres de transport, la gestion de crise et les outils de prévention technologique, la prévention sociale des violences et des incivilités, la gestion de crise avec le partage d’expériences sur des situations actuelles, ainsi que la prévention situationnelle et l’approche CPTED dans les mobilités.

Les actes de cette conférence constituent une synthèse complète de toutes les informations partagées lors des activités, ainsi que des échanges entre les différents intervenants et les participants. Ils sont désormais disponibles pour consultation.

Les points principaux à retenir sont les suivants :

  1. La question du harcèlement dans les transports publics est un problème majeur, particulièrement préjudiciable aux femmes.
  2. Les délits ne se produisent pas au hasard ; ils sont influencés par des circonstances et des facteurs qui favorisent les opportunités criminelles et les actes de délinquance.
  3. Il existe une cohabitation paradoxale entre des individus en grande précarité et des usagers qui paient pour un service et qui s’attendent naturellement à un certain niveau de qualité.

Vous pouvez accéder aux actes en cliquant sur les liens correspondants :

Version française

Version anglaise

Version espagnol 

Participation du CIPC à une session du cycle d’échange d’expériences et d’innovation de la Communauté interaméricaine des observatoires du crime

La première session du cycle d’échange d’expériences et d’innovation de la Communauté interaméricaine des observatoires du crime, du département de sécurité publique de l’Organisation des États américains, de 2023 a eu lieu le 26 avril. Le CIPC était représenté lors de cet événement par Oscar Figueroa, consultant en Amérique Latine pour l’organisme.

La session a porté sur le transfert de modèles de prévention et sécurité entre deux municipalités de la région et sur le rôle important que jouent les Observatoires dans la conception, la mise en œuvre et le suivi de projets. Les représentants de la municipalité de Peñalolén (Chili) et de la municipalité de Nezahualcóyotl (Mexique) ont partagé leurs modèles respectifs de promotion des droits et de prévention sociale, ainsi que leur modèle de proximité sociale, et ont également partagé les leçons tirées de l’échange et des transferts réalisés. Les experts de la sécurité ont souligné l’importance de la collaboration et de la communication entre les observatoires du crime pour parvenir à des solutions efficaces en matière de sécurité.

Le CIPC en mission internationale à Dubaï

En faisant nom à son caractère international, le CIPC a été présent à Dubaï pour le Sommet mondial de la police 2023, du 7 au 9 mars, organisé par la police de Dubaï. D’autres rencontres ont eu lieu au long de la semaine, marquée par un partage de connaissances de différents réseaux liés à la criminalité autour du monde.

Le 7 mars, la directrice générale du CIPC, Ann Champoux, a parlé à près de 200 personnes présentes sur place sur le travail mené par l’organisation au cours de ses presque 30 ans d’existence. Dans le cadre de sa conférence nommée Challenges facing the crime detection and prevention systems : a road map for the future, la DG a également abordé l’expérience positive du Laboratoire en sécurité urbaine (LabSU) et de son succès d’implantation au sein de la Ville de Montréal. La perspective du travail de collaboration possible avec les services de police, sous ce modèle de gouvernance, afin de procurer des analyses de données précises dans l’objectif de prévenir la criminalité dans une ville, a réveillé l’intérêt du public.

Le mercredi 8 mars, une rencontre avec le consul général du Canada à Dubaï a eu lieu dans les bureaux du consulat canadien. Ann Champoux et Jean-Philippe Linteau ont exploré les possibilités de développement et de collaboration en matière de prévention de la criminalité, analysant la situation de la région et des possibles partenariats locaux.

Le 9 mars matin, Mme Champoux a rencontré le Major Ahmed al Marri et le Major Mohamed Al Hammade du département de prévention du crime à la police de Dubaï. Ils ont parlé des différents enjeux liés à la criminalité dans les deux pays, principalement en ce qui concerne la cyberviolence et l’expertise du CIPC dans le domaine de la sécurité dans les transports. Nous remercions la police de Dubaï pour son intérêt dans notre travail et nous sommes ravis des possibles partenariats entre nos institutions.