Un portrait chiffré de la criminalité dans l’agglomération de Montréal

Le Centre international pour la prévention de la criminalité publie son rapport Portrait chiffré de la criminalité — agglomération de Montréal, réalisé avec l’appui du ministère de la Sécurité publique du Québec et de la Ville de Montréal. Ce diagnostic local de sécurité dresse un état des lieux détaillé des infractions enregistrées entre 2018 et 2022, en s’appuyant sur les données du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2). 

Plus de 358 000 affaires criminelles ont été recensées, dont une hausse marquée des crimes contre la propriété (+12 %) et des crimes contre la personne (+34 %). Les vols de véhicules, les fraudes, les infractions sexuelles et les violences conjugales figurent parmi les enjeux prioritaires. 

Ce rapport vise à outiller les autorités publiques et les partenaires locaux dans la planification stratégique en sécurité urbaine, en proposant des recommandations concrètes pour renforcer la prévention, sécuriser les milieux de vie et accompagner les populations les plus vulnérables.

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Nouveau rapport : Analyse des crimes de diffusion non consensuelle d’images intimes dans l’agglomération de Montréal

Le Centre international pour la prévention de la criminalité publie son rapport Analyse des crimes de diffusion non consensuelle d’images intimes dans l’agglomération de Montréal. Réalisé avec l’appui du ministère de la Sécurité publique du Québec et de la Ville de Montréal,  ce rapport constitue la première étude exhaustive sur ce phénomène en forte croissance dans l’agglomération de Montréal.

Fondé sur les données policières du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) (2018–2022), le rapport met en lumière les dynamiques genrées de ces infractions, qui touchent principalement les jeunes femmes âgées de 12 à 30 ans. Il révèle que ces crimes s’inscrivent souvent dans des relations intimes et prolongent des formes de violences conjugales et relationnelles dans le cyberespace.

Mandaté par la Ville de Montréal, le CIPC propose des recommandations concrètes pour renforcer la prévention, l’accompagnement des victimes et la concertation intersectorielle. Par ailleurs, ce rapport est un outil stratégique pour les décideurs, les milieux scolaires, les organismes communautaires et les plateformes numériques.

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Le CIPC présente son étude nationale sur la sécurité dans le transport collectif à la Conférence annuelle de l’ACTU

Le 3 novembre 2025, les analystes Janny Montinat et Hang Nguyen du Centre international pour la prévention de la criminalité ont pris part à la Conférence annuelle et Salon du transport collectif organisée par l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) à Montréal.

Elles y ont présenté la démarche et les objectifs d’une étude nationale menée par le CIPC sur la sécurité et la mobilité dans les réseaux de transport collectif de cinq grandes villes canadiennes. L’étude, prévue sur une période de trois ans, en est actuellement à sa première année, consacrée à la revue de littérature, à la consultation d’experts et à la préparation des visites sur le terrain.

En s’inscrivant dans les discussions déjà en cours entre les acteurs du transport, de la recherche et des administrations municipales, le CIPC partage son expertise en prévention pour contribuer à l’élaboration de solutions durables aux enjeux de sécurité urbaine.

Pour en savoir plus sur la Conférence annuelle de l’ACTU, visitez cutaactu.ca.

Le CIPC met de l’avant son expertise en analyse criminelle lors d’un séminaire international

Le 1er octobre 2025, l’Université Blas Pascal (UBP) a tenu en ligne le Séminaire international « Analyse criminelle pour la sécurité citoyenne : expériences latino-américaines ». À cette occasion, Óscar Figueroa Ulloa, consultant stratégique pour l’Amérique latine au Centre international pour la prévention de la criminalité a présenté les approches et outils que le Centre déploie pour renforcer l’analyse criminelle et prévenir la violence dans les milieux urbains.

Le séminaire a réuni des experts en sécurité publique et des chercheurs universitaires afin de favoriser le dialogue intersectoriel et de partager des pratiques efficaces. Parmi les intervenants figurait notamment le Commissaire général Andrés Cambronero, directeur général des Technologies de l’information et de l’analyse statistique de la Police de la province de Córdoba, en Argentine. De plus, Jorge Luis Jofré, Directeur des Diplomatures en Sécurité Citoyenne et en Sciences Forensiques et Investigation Criminelle de l’UBP, a pris part aux échanges.

Ces échanges ont consolidé les efforts régionaux en matière de sécurité urbaine et souligné le rôle essentiel des données dans la conception de politiques publiques éclairées.

Une contribution alignée avec la mission du CIPC

L’UBP a adhéré au réseau international du CIPC en 2024. En participant à ce séminaire, le Centre réaffirme son engagement à soutenir la coopération internationale et à promouvoir la prévention comme levier central de la sécurité citoyenne. Cette collaboration a également mis en lumière un engagement commun à renforcer la sécurité et la qualité de vie dans les communautés dans la région d’Amérique latine, grâce à l’éducation, à la recherche et à la collaboration internationale.

De la méfiance au dialogue : une formation essentielle du RÉSAL, coordonnée par le CIPC

Dans le cadre du développement des activités de renforcement des capacités du Réseau montréalais d’échange et de soutien aux initiatives locales (RÉSAL) pour l’automne 2025, le CIPC en tant que membre coordinateur, a organisé une formation en présentiel le 15 octobre. 

Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cet événement portait sur « Jeunes et police : dépasser la méfiance, construire la confiance », Animée par Victor Armony est Professeur titulaire au Département de sociologie de l’UQAM | Université du Québec à Montréal et chercheur au Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie.

Au cœur de la formation : 

✔ Questionner les dynamiques de confiance
✔ Explorer les défis actuels et les pistes de transformation
✔  Réaffirmer l’importance d’inclure les jeunes dans toute réflexion sur la sécurité et le vivre-ensemble

Pourquoi cette formation a fait la différence ? 

C’est une étape importante vers des approches plus humaines, inclusives et ancrées dans les réalités locales et par ce que la confiance ne se décrète pas, elle se construit — avec écoute, respect et avenir partagé.

Nous remercions chaleureusement Victor Armony ainsi que tous les participants pour leurs échanges stimulants et leurs réflexions pertinentes ! 

Un nouveau rapport pour documenter et prévenir la victimisation des femmes et des filles à Montréal

Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) rend public un rapport inédit intitulé Vue d’ensemble de la victimisation des femmes et des filles dans l’agglomération de Montréal. 

S’appuyant sur les données policières du ministère de la Sécurité publique du Québec, ce portrait met en évidence une hausse préoccupante de la victimisation des femmes et des filles entre 2018 et 2022, en particulier les voies de fait. L’étude révèle également d’importantes disparités territoriales et générationnelles, ainsi qu’une forte prévalence des violences commises dans des contextes relationnels de proximité. 

Afin de mieux orienter les politiques publiques et les interventions locales, le rapport formule plusieurs recommandations stratégiques. Il insiste notamment sur la nécessité de développer des espaces publics sécuritaires et inclusifs, de renforcer le soutien aux victimes dans les milieux de vie privés, d’intensifier la prévention auprès des adolescentes et de bonifier la collecte de données genrées. 

Réalisé par le CIPC en collaboration avec la Ville de Montréal, ce travail vise à outiller les autorités publiques, les chercheurs et chercheuses, ainsi que les actrices et acteurs de première ligne pour mettre en œuvre des actions durables et adaptées en matière de sécurité urbaine. 

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Retour sur l’école d’été du CIPC – Confiance et cohésion : repenser les liens entre la population et les institutions

Les 26 et 27 août 2025, le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) a tenu sa deuxième école d’été, consacrée à un enjeu central : la crise de confiance entre la population et les institutions. 

Pendant deux demi-journées, réunissant près d’une cinquantaine de personnes, le CIPC a réuni chercheurs et chercheuses, personnes étudiantes et professionnelles de la santé, de l’éducation, de la sécurité publique, de la justice, du milieu communautaire, ainsi que des personnes représentant des milieux institutionnels et municipaux. Ensemble, ils ont analysé les dynamiques de méfiance, partagé des expériences concrètes et proposé des pistes d’action pour bâtir des relations de confiance durables. 

Dès l’ouverture, l’équipe du CIPC a présenté les objectifs de l’école d’été : créer un espace de dialogue, croiser les regards scientifiques, citoyens et professionnels, et réfléchir collectivement à des solutions ancrées dans les réalités locales. 

Jour 1 – Explorer les multiples visages de la méfiance 

L’après-midi du 26 août a ouvert le bal avec une série de présentations et de témoignages. 

Janny Montinat et Alexis St-Maurice, analystes et chargés de projet au CIPC, ont illustré la manière dont la méfiance s’exprime dans différents contextes : communautés locales, institutions scolaires, services sociaux, ou encore recherche. Ils ont montré que la confiance ne peut pas être imposée : elle se mérite et se construit progressivement.

Michelle Côté, conseillère scientifique au CIPC, a mis en lumière les enjeux souvent invisibles derrière la confiance et la méfiance envers les institutions, en s’appuyant sur des données issues d’enquêtes québécoises, canadiennes et internationales. Elle a insisté sur les conditions qui favorisent des interventions préventives réussies : agilité, flexibilité, équité et ouverture.

 

Marylin Coupienne, conseillère juridique à la FMHF a ensuite questionné le rôle du droit et des institutions de protection de la jeunesse dans la crise de confiance actuelle. Elle a souligné les impasses créées par des logiques interventionnelles trop centrées sur la preuve et la faute, au détriment du lien de confiance avec les familles. 

La journée s’est conclue par des discussions ouvertes entre les personnes présentes, suivies d’un cocktail de réseautage qui a prolongé les échanges. 

Jour 2 – Repenser les liens avec les institutions 

Le 27 août au matin, les participants ont approfondi la réflexion à travers des conférences et une table ronde. 

Victor Armony, professeur à l’UQAM et chercheur au CRIDAQ, a ouvert la journée en analysant la méfiance et le soupçon qui marquent les relations entre la police et les minorités racisées. Il existe une boucle de méfiance réciproque : plus la police interpelle certains groupes, plus ceux-ci développent une méfiance, laquelle entraîne de nouvelles interpellations. 

Carl Lacharité, professeur émérite à l’UQTR, a apporté le point de vue des familles sur leurs interactions avec les institutions de services, montrant que la confiance et la méfiance se construisent au fil du développement de l’enfant et dans la qualité du dialogue avec les professionnel·le·s. Il a aussi rappelé que la méfiance n’est pas toujours un signe de rupture sociale, mais peut être une stratégie adaptative légitime face à des institutions perçues comme éloignées ou intrusives. 

Enfin, un panel de clôture a réuni l’ensemble des intervenants et intervenantes incluant Pierreson Vaval, fondateur d’organismes comme Équipe RDP et la coalition POZÉ. Ensemble, ils ont rappelé l’importance d’accompagner les familles et les communautés dans leurs interactions avec les institutions, afin de transformer des situations de méfiance en espaces de dialogue. 

Ils ont également insisté sur la nécessité de reconnaître les responsabilités partagées, de résister au découragement, et d’adapter nos manières de faire face aux transformations sociales et technologiques, notamment avec l’émergence de l’intelligence artificielle. 

Un espace d’apprentissage collectif et d’action 

En organisant cette école d’été, le CIPC a offert aux participants un espace privilégié pour échanger, confronter leurs points de vue et identifier des solutions concrètes aux défis de confiance qui traversent nos institutions.  

Cette école d’été a montré que la confiance est à la fois un enjeu de données, un enjeu de pratiques et un enjeu de relations humaines. Elle ne peut être imposée d’en haut : elle se construit dans l’expérience quotidienne, par la reconnaissance mutuelle, la participation active des citoyens et citoyennes et des communautés, et l’engagement des institutions à travailler avec – et non seulement pour – celles et ceux qu’elles desservent. 

[Nouveau communiqué] Le CIPC annonce la 2e édition de son École d’été

La 2e édition de l’École d’été du CIPC se tiendra les 26 et 27 août 2025 à Montréal et portera sur la crise de confiance envers les institutions. Cet événement réunira des experts, des représentants institutionnels, des acteurs communautaires et des chercheurs pour réfléchir collectivement aux causes de cette méfiance et identifier des pistes d’action.

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Le CIPC participe à une table ronde sur la prévention locale en Amérique latine

Le 14 août 2025, le CIPC a pris part à une table ronde virtuelle organisée par le Réseau hémisphérique pour la prévention du crime, en collaboration avec plusieurs partenaires régionaux. L’événement a réuni des experts de l’Argentine, de la Bolivie, du Mexique, du Guatemala, du Chili et du Canada, et s’adressait à des professionnels et étudiants boliviens en prévention de la criminalité. 

Oscar Figueroa, consultant stratégique pour l’Amérique latine au CIPC, a présenté des expériences et réflexions issues de nos travaux sur la prévention sociale et situationnelle. 

De plus, il a également averti que le crime organisé représente une menace prioritaire dans la région, en recrutant des mineurs et jeunes adultes pour le microtrafic, l’extorsion et la logistique. Il a appelé à mettre en place des protocoles spécifiques de protection et à renforcer la coordination avec la justice et les systèmes de protection de l’enfance. 

Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination interinstitutionnelle entre municipalités, polices, parquets et acteurs communautaires. Il a affirmé que les pays de la région peuvent mettre en œuvre des politiques de prévention efficaces en s’appuyant sur des normes minimales, un financement stable et des projets pilotes évalués régulièrement. 

ProgettoMondo, l’Université autonome métropolitaine (UAM), l’Institut de recherche Gino Germani (UBA), l’IECRIMT et le Secrétariat à la science et à la technologie ont organisé cette table ronde, qui s’inscrit dans la continuité d’une collaboration active entre le CIPC et ses partenaires latino-américains, marquée par trois activités conjointes en 2024. 

Cliquez ici pour visionner l’enregistrement. 

[Nouveau communiqué] Le CIPC annonce une collaboration stratégique pour son étude pancanadienne sur la sécurité dans les transports en commun

Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) vient de franchir une étape majeure dans son ambitieuse étude pancanadienne sur la sécurité dans les transports en commun : des experts de premier plan en transport, urbanisme et mobilité durable se joignent au projet pour en renforcer la portée scientifique et opérationnelle.

Cette collaboration réunit des partenaires tels que l’UQAM, l’Université Concordia, l’Université de Toronto, l’INRS-UCS, l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) et Leading Mobility. Ensemble, ils apportent une expertise essentielle pour comprendre les enjeux de sécurité vécus par les usagers et le personnel des transports, en portant une attention particulière aux populations plus vulnérables. L’étude couvre Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary et Edmonton et combine revue documentaire, entrevues avec des acteurs clés et marches exploratoires.

Les résultats permettront de formuler des recommandations concrètes pour améliorer la sécurité, renforcer le sentiment de confiance et favoriser l’inclusion sociale.

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