Ann Champoux en mission en Europe – Une semaine bien remplie entre Paris et Vienne pour représenter le CIPC à l’international

Légende de la photo :

À gauche : Jean-Ernest Célestin (VIA Rail) et Ann Champoux (CIPC)
À droite, en haut : Melanie Bania (CCSC), Talal Dakalbab (SPC), Ann Champoux
En bas à droite : Ann Champoux au PNI

Du 13 au 21 mai 2025, la directrice générale du Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), Ann Champoux, a pris part à une mission européenne stratégique. Entre conférences, rencontres et animation d’événements, cette tournée a permis de mettre en valeur les projets récents du Centre et de consolider ses partenariats internationaux. 

Paris | 13–14 mai 

Présentation d’une nouvelle étude du CIPC sur la sécurité dans les transports 

À la conférence IMPRESS organisée par l’Union internationale des chemins de fer (UIC), Ann Champoux a présenté une toute nouvelle étude du CIPC portant sur la sécurité dans les transports publics au Canada. L’initiative, qui couvre cinq grandes villes, vise à mieux comprendre les défis en matière de sûreté pour les usagers et les employés du transport collectif. 

Pour en savoir plus sur cette étude

Paris | 16 mai 

Assemblée générale du CIPC et planification stratégique 

Ann Champoux a ensuite animé l’assemblée générale annuelle du CIPC en format hybride. Cette rencontre a permis de faire le point sur les activités de l’année et de réfléchir aux orientations futures. 

Une séance de travail a suivi, consacrée au développement du plan stratégique 2026–2029. L’objectif : répondre aux nouveaux défis en matière de sécurité urbaine et renforcer l’impact du CIPC. 

Vienne | 20 mai 

Rencontre du réseau PNI et collaboration avec l’ONUDC 

Direction Vienne, où Ann Champoux a participé à la réunion du réseau des instituts du Programme des Nations Unies (PNI). Elle y a présenté les réalisations récentes du CIPC et pris part aux discussions entourant les prochaines priorités de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ). 

Vienne | 21 mai 

Un événement parallèle sur la sécurité urbaine locale 

Pour clore sa mission, Ann Champoux a animé une conférence organisée par le CIPC, dans le cadre des sessions conjointes de l’ONUDC. L’événement, intitulé Advancing Urban Crime and Violence Protection through Local Safety Planning, a réuni 48 participants, en personne et en ligne. 

Les intervenants : 

  • Ann Champoux (CIPC), hôte 
  • Talal Dakalbab (Sécurité publique Canada), modérateur 
  • Aimée Comrie (United Nations Office on Drugs and Crime), conférencière 
  • Melanie Bania (Centre canadien pour des communautés plus sûres), conférencière 
  • Óscar Escobar (ancien maire de Palmira, Colombie), conférencier 

Ensemble, ils ont partagé des expériences concrètes montrant comment une meilleure planification locale, adaptée aux réalités de chaque milieu, peut améliorer la sécurité et la qualité de vie des citoyens.

Une mission tournée vers l’action 

Cette mission en Europe reflète l’engagement du CIPC à faire progresser la prévention du crime à toutes les échelles. Grâce à des projets concrets, des échanges internationaux et des stratégies ancrées dans les réalités locales, le Centre poursuit son objectif : bâtir des milieux de vie plus sûrs, inclusifs et résilients. 

Formation sur les traumatismes migratoires sur la santé mentale des jeunes : une initiative du RÉSAL coordonnée par le CIPC 

Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cette formation qui a compris deux éditions (28 mai et 19 juin 2025) et rassemblé près d’une quarantaine de personnes, portait sur le thème : « Influence des traumatismes migratoires sur la santé mentale des jeunes ». Elle a été animée par Garine Papazian-Zohrabian, professeure titulaire au Département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal, et directrice scientifique de l’Équipe de recherche interdisciplinaire sur les familles réfugiées et demandeuses d’asile (FRQSC). 

La formation a permis aux participants et participantes de mieux comprendre : 

  • La distinction entre le statut migratoire et le parcours de vie ; 
  • L’impact des violences vécues avant et après la migration, ainsi que des obstacles administratifs ; 
  • Les conditions favorables à un accompagnement résilient (soutien psychosocial, encadrement sécurisant, rôle des tuteurs). 

Les échanges ont mis en lumière l’urgence d’une approche intégrée, combinant soutien psychosocial, cadre légal adapté et actions favorisant l’inclusion. 

Le CIPC tient à remercier Garine Papazian-Zohrabian ainsi que l’ensemble des personnes présentes pour la richesse de leurs échanges et de leurs réflexions. 

Le RÉSAL propose une formation percutante sur le complotisme et l’extrême droite, coordonnée par le CIPC

Dans le cadre du développement des activités de renforcement des capacités du Réseau montréalais d’échange et de soutien aux initiatives locales (RÉSAL) pour l’hiver 2025, le CIPC en tant que membre coordinateur, a organisé une formation en présentiel le 11 avril dernier. 

Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cet événement portait sur « Complotisme, anti-complotisme et extrême droite », animée par Martin Geoffroy, professeur-chercheur en sociologie au Cégep Édouard-Montpetit et fondateur du Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux (CEFIR). 

Les participants ont exploré en profondeur un défi sociétal crucial : comment les discours complotistes progressent et comment les mouvements extrémistes les exploitent. 

Au cœur de la formation : 

✔ Décoder les rouages des théories du complot, notamment celles sur les mesures sanitaires COVID-19, et leur propagation dans le débat public.
✔ Comprendre les facteurs psychosociaux qui poussent à adhérer à ces récits, souvent basés sur des croyances idéologiques plutôt que sur des faits.
✔ Démystifier les stratégies de l’extrême droite qui utilise les théories conspirationnistes pour ébranler les institutions démocratiques.
✔ Expérimenter des techniques concrètes lors d’un atelier interactif pour dialoguer efficacement avec les adeptes de ces discours. 

Pourquoi cette formation a fait la différence ? 

Face à la méfiance grandissante envers les institutions et la polarisation croissante des opinions, maîtriser les mécanismes du complotisme devient indispensable pour les intervenants sociaux, les éducateurs et les professionnels du communautaire. 

Nous remercions chaleureusement Martin Geoffroy ainsi que tous les participants pour leurs échanges stimulants et leurs réflexions pertinentes ! 

Le CIPC lance une étude pancanadienne sur la sûreté dans les transports

Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) annonce le lancement d’une vaste étude afin d’analyser les enjeux liés à la sûreté dans les transports publics. Cette initiative couvrira cinq grandes villes canadiennes : Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary et Edmonton. L’objectif est d’examiner les défis liés à la sécurité des usagers et du personnel des transports en commun, qui influencent non seulement le bien-être de tous, mais aussi la fréquentation des réseaux, la rétention des employés et l’image des sociétés. Certains groupes, comme les femmes, les personnes en situation de handicap et les communautés marginalisées, sont particulièrement exposés à des formes de violences et d’insécurité. 

Une approche terrain pour des solutions adaptées  

L’étude repose sur plusieurs méthodes :  

  • Analyse documentaire : revue de la littérature et des politiques municipales.  
  • Entretiens avec des acteurs clés des transports et de la sécurité publique.  
  • Marches exploratoires : observation et discussion avec des usagers représentatifs de la diversité.  

Chaque ville fera l’objet d’un rapport synthèse, et un document final rassemblera les meilleures pratiques observées et solutions à travers le pays.  

Un enjeu de société : la mobilité sécurisée pour tous  

En s’intéressant à l’ensemble du parcours des usagers — véhicules de transport collectif, stations, lieux d’attente et espaces publics avoisinants — cette étude vise à identifier des solutions concrètes pour améliorer le sentiment de sécurité de tous.  

Un projet axé sur l’action  

Les résultats de cette étude permettront aux municipalités, aux sociétés de transport et aux organismes communautaires de mettre en place des mesures de prévention adaptées aux réalités locales.  Avec cette initiative, le CIPC réaffirme son engagement en faveur de villes plus sûres et inclusives, où chacun peut se déplacer en toute confiance.  

 Cette étude sera réalisée avec la contribution financière du gouvernement du Canada. 

Un séjour stratégique à Gatineau pour des communautés plus sûres

Dans le cadre du Fonds pour bâtir des communautés plus sécuritaires (FBCS), Alexis St-Maurice, analyste et chargé de projet au CIPC, s’est rendu à Gatineau en mars dernier afin d’explorer les stratégies locales de prévention de la criminalité et de renforcer les collaborations avec les acteurs du terrain.

Alexis St-Maurice (CIPC) et Jean-François Grégoire (SPVG)

Il a notamment participé à une patrouille avec le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), ce qui lui a permis d’avoir un aperçu des défis liés à la cohabitation, aux interventions auprès des populations vulnérables et à la gestion des incivilités. Il a également rencontré des organismes communautaires, dont la Maison d’accueil Mutchmore et la Maison communautaire Daniel-Johnson (MCDJ), pour discuter d’enjeux prioritaires tels que le logement, l’itinérance et l’accès aux services. Ces échanges ont permis d’identifier des pratiques prometteuses pour renforcer la cohésion sociale.

Alexis St-Maurice (CIPC) et Rachel Larocque (MCDJ)

Il a également participé à une marche exploratoire aux côtés d’une intervenante mobile de l’organisme Héberge Ados pour évaluer les espaces urbains sensibles et envisager des aménagements préventifs pour réduire les opportunités criminelles. Enfin, il a participé à des ateliers collaboratifs avec des représentants communautaires, municipaux et du secteur de la santé pour définir de potentielles actions concrètes soutenues par le Fonds.

Alexis St-Maurice (CIPC) et la Maison d’accueil Mutchmore

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont accompagné Alexis. Ce séjour immersif a permis d’approfondir la compréhension des enjeux de sécurité urbaine à Gatineau et d’enrichir les perspectives pour bâtir des communautés plus sécuritaires.

Alexis St-Maurice (CIPC) et Ana Christina (Héberge-ado)

Ces activités ont été réalisées grâce à la contribution financière du ministère de la Sécurité publique du Québec, Fonds pour bâtir des communautés plus sécuritaires. 

Quand les sciences sociales descendent dans la rue : des étudiants de l’Univerité Laval sondent Lévis

Du 20 au 27 mars, les rues de Lévis sur la rive sud de de Québec ont accueilli une douzaine d’étudiants et étudiantes à la maîtrise en sciences sociales de l’Université Laval, bien décidés à aller à la rencontre des citoyens. Leur mission ? Saisir le pouls de la ville, tablette à la main, dans le cadre d’un vaste projet mené par le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), en collaboration avec la Ville de Lévis. 

Répartis en binômes, les étudiants ont visité plusieurs secteurs stratégiques pour faire circuler un questionnaire auprès de la population. Objectif : toucher un large éventail de citoyens, y compris les jeunes adultes, souvent absents des consultations traditionnelles. Pari réussi : 759 personnes ont pris le temps de répondre, dont 1 sur 10 avait moins de 25 ans. Mais l’expérience ne s’arrête pas là. Ces futurs professionnels vivent une véritable immersion dans le monde de la recherche appliquée. De l’appel d’offres initial à l’analyse des résultats, ils participent à toutes les étapes du projet.

Prochaine étape : l’analyse quantitative des données fournies par la Ville, menée en petits groupes. À la mi-avril, un Maxime Raulet, analyste et chargé de projet du CIPC participera à l’évaluation du processus. 

Voilà un projet terrain qui conjugue apprentissage, engagement citoyen et impact concret pour la collectivité — et une belle démonstration de ce que peuvent accomplir les collaborations entre université, ville et le CIPC.

Le CIPC renforce sa présence en Amérique latine en accueillant deux nouveaux membres

Le CIPC est fier d’annoncer l’adhésion de deux nouveaux membres à son réseau international : le Consejo Ciudadano de Seguridad (CCS) de l’État de Jalisco et le Secretaría de Seguridad Pública del Municipio de Querétaro, tous deux basés au Mexique. Ces partenariats stratégiques renforceront notre présence en Amérique latine, une région confrontée à des défis de sécurité complexes. 

Grâce à ces collaborations, le CIPC pourra élargir son réseau d’expertise en Amérique latine, partager de bonnes pratiques et des solutions innovantes, renforcer les capacités locales en prévention et gestion de la sécurité, et contribuer à des projets concrets pour les communautés locales. 

Ces partenariats marquent une étape importante dans l’expansion internationale du CIPC et démontrent notre engagement à agir comme un acteur clé dans la promotion de la sécurité à l’échelle mondiale. 

Le RÉSAL offre à l’hiver 2025 une formation coordonnée par le CIPC

Dans le cadre du développement des activités de renforcement des capacités du Réseau montréalais d’échange et de soutien aux initiatives locales (RÉSAL) pour l’hiver 2025, le CIPC en tant que membre coordinateur, a organisé une formation en présentiel le 20 février dernier. Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cet événement portait sur l’effets des substances, polyconsommation & surdoses. 

Marc Abi-Raad, formateur au Groupe de Recherche et d’Intervention Psychosociale (GRIP), a animé la formation contribuant ainsi à l’approfondissement des connaissances sur les substances psychoactives. 

Au cours de cette journée, les participants ont appris à rigoureusement classer les substances selon leurs grandes catégories et sous-catégories. La formation leur a également permis d’explorer les modes de consommation des substances psychoactives et de reconnaître les signes et symptômes des surdoses propres à chaque catégorie, un savoir essentiel pour identifier rapidement les situations d’urgence et intervenir efficacement. Grâce à cet apprentissage, ils disposent désormais d’une base solide pour agir de manière préventive et limiter les risques liés à la consommation simultanée de drogues.

Un grand merci à Marc Abi-Raad et aux personnes qui ont participé à cette formation pour les nombreux échanges qui ont grandement contribué aux succès de l’évènement !  

Le CIPC à l’honneur dans l’infolettre du Réseau PNI 

Nous sommes fiers d’être mentionnés dans la dernière édition de l’infolettre du Réseau du Programme des Nations Unies pour la Prévention du crime et la justice pénale (PNI). Cet article met en lumière l’expertise et les contributions du CIPC en matière de prévention de la criminalité et de justice pénale. 

Une entrevue exclusive avec notre directrice générale, Ann Champoux, revient sur les missions fondamentales du CIPC, son historique, et son évolution depuis trois décennies. La publication évoque également notre rôle stratégique en tant que coordinateur du RÉSAL, ainsi que nos derniers rapports, qui offrent des analyses et des solutions pour des communautés plus sûres. 

Cette reconnaissance arrive à un moment important pour nous : le 30e anniversaire du CIPC. Nous remercions chaleureusement nos partenaires du PNI pour leur soutien continu et leur mise en avant de notre travail. 

Pour en savoir plus, consultez l’infolettre ici (disponible en anglais). Ensemble, continuons à faire avancer la prévention de la criminalité à l’échelle mondiale. 

Le CIPC participe à la réunion de l’ONU sur la prévention du crime et présente son expertise

À la mi-novembre, Ann Champoux, directrice générale du CIPC, a participé à la réunion de coordination 2024 du réseau du Programme des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale (PNI) à Riyad. Sa présence soutenait notre mission au sein de la Commission pour la prévention de la criminalité et la justice pénale (CCPCJ) de l’Office des Nations Unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC). 

Les discussions principales ont porté sur la réalisation des objectifs 2030 de la déclaration de Kyoto en matière de prévention du crime, et les membres ont présenté leurs récentes initiatives pour lutter contre la criminalité internationale. L’événement a également été l’occasion pour le CIPC de présenter son travail innovant, notamment le Laboratoire de sécurité urbaine et ses recherches sur la sécurité dans la mobilité.  

En interagissant avec des experts mondiaux et des décideurs politiques, le CIPC a renforcé son engagement à promouvoir des stratégies qui favorisent la justice et la sécurité publique. Cette plateforme de collaboration a mis en évidence l’engagement de l’organisation à construire des communautés plus sûres et plus inclusives partout dans le monde. 

Merci pour l’invitation !