Portrait chiffré de la criminalité en 2024 dans l’agglomération de Montréal

Le CIPC publie un portrait chiffré de la criminalité 2024 pour l’agglomération de Montréal. Fondé sur des données policières vérifiées issues du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) du ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP Québec), Canada, ce document vise à éclairer la décision des acteurs municipaux, communautaires et institutionnels, afin d’ajuster les politiques et interventions aux réalités territoriales et sociales locales.

Le rapport, réalisé avec l’appui du MSP Québec et de la Ville de Montréal, dresse un état des lieux des crimes contre la propriété et des crimes contre la personne pour l’année 2024. Il situe ces résultats dans une perspective évolutive en analysant les tendances observées entre 2018 à 2024.

Cette analyse quantitative des données met l’accent sur les crimes contre la personne (infractions pouvant entraîner la mort, infractions sexuelles, voies de fait, infractions entraînant une perte de liberté, menaces, actes de violence et infractions relatives au proxénétisme et à l’obtention de services sexuels) ainsi que sur les crimes contre la propriété (incendies criminels, introductions par effraction, vols, recels, fraudes et méfaits).

En 2024, l’agglomération a recensé 85 710 affaires criminelles. Les crimes contre la propriété représentent 66 % (56 159 affaires) et les crimes contre la personne 34 % (29 551 affaires). Les taux s’établissent à 28 pour 1 000 habitants (propriété) et 14,7 pour 1 000 (personne).

À partir de cette analyse, certains constats se dégagent :

  • Évolution différenciée : depuis 2018, les crimes contre la personne ont augmenté de 60,2 %, avec des voies de fait qui demeurent majoritaires en 2024. D’un autre côté, les crimes contre la propriété ont dans l’ensemble crû sur la période, avec une hausse marquée de 34,7 % entre 2021 et 2023, puis une baisse de 10,4 % en 2024 par rapport à 2023.
  • Lecture territoriale : certains secteurs caractérisés par une forte mobilité urbaine et une mixité d’usages présentent des taux plus élevés. Leur interprétation exige une lecture nuancée qui tienne compte des flux quotidiens et de la fréquentation élevée des pôles de transport et d’activités de loisirs. Dans ce contexte, et compte tenu de l’importance du facteur de mobilité, l’interprétation des liens entre les facteurs de risque pour la population et le nombre d’actes criminels dans ces secteurs doit être abordée avec discernement.
  • Espaces de vie : la majorité des crimes contre la personne se produisent en espaces privés, avec 47,7 % des événements enregistrés dans ces milieux, dont 38,8 % principalement dans des unités d’habitation ; les crimes contre la propriété, eux, se concentrent dans les espaces publics ouverts avec 44,7 % des faits, et 28,1 % se déroulent sur la voie publique.

Consulter le rapport complet

Pour toute information complémentaire, écrivez à info@cipc-icpc.org.

Le CIPC participe à une rencontre du TAHub

Le CIPC a participé à la rencontre de janvier du Traffik Analysis Hub (TAHub), un réseau de 116 organisations à travers le monde, dont le CIPC, dont l’objectif est de contribuer à l’éradication de l’exploitation humaine de toute sorte. Cette rencontre a inclus une présentation de nouveaux indicateurs facilitant l’analyse des tendances actuelles en ce qui concerne le trafic humain. L’organisation américaine Polaris, dont le mandat est de lutter contre le trafic humain, y a aussi présenté un projet de collecte de données axées sur le milieu agricole américano-mexicain. Grâce à la mise en place d’une ligne téléphonique d’assistance, cet organisme a pu récolter des informations directement auprès des victimes, pour la plupart des travailleurs mexicains sans papiers, élargissant de ce fait leur rayonnement communautaire.

Une nouvelle employée au CIPC

Ce dernier mois, le CIPC a accueilli une nouvelle employée : Janny Montinat.

Janny, assistante de recherche, est titulaire d’une maitrise en droit international et politique internationale de l’Université du Québec à Montréal. Par le biais de nombreux projets sur lesquels elle a travaillé, elle détient de l’expérience en coopération multilatérale, en droits numériques et en protection de données personnelles en Afrique. De plus, elle s’intéresse particulièrement à la mobilisation citoyenne, à l’analyse des politiques publiques et aux enjeux liés à la mobilité humaine. Bienvenue dans l’équipe!

Le CIPC continue de participer à la série de webinaires « Change the World »

Le CIPC a participé, en tant que panéliste, au webinaire intitulé « Knowledge Systems to Enable Urban Safety » organisé par la Alliance of NGOs on Crime Prevention and Criminal Justice en collaboration avec la African Policing Civilian Oversight Forum (APCOF) ainsi que l’organisation Fixed, le 10 février 2021. Ce webinaire a abordé les possibilités et les préoccupations liées à l'acquisition de connaissances, aux données, à l'apprentissage adaptatif et au lien entre les connaissances, les politiques et les pratiques. Les questions suivantes ont notamment été abordées : Comment démocratiser l'utilisation des données en toute sécurité ? Comment intégrer les différents types de données ? Comment renforcer la crédibilité et la facilité d'utilisation des données qualitatives ? Comment mieux gérer les données et les connaissances pour soutenir une meilleure politique ?

Pour visionner l'intervention du CIPC (en anglais) :  https://www.youtube.com/watch?v=yqdReJkHSqs