Les réformes de la police se font dans des contextes différents. Elles peuvent être déclenchées par l'augmentation des niveaux de criminalité et de violence. Parfois, elles peuvent découler d'un projet de réforme plus vaste, comme les tentatives de modernisation de l'État, ou les efforts de démocratisation du secteur de la sécurité dans les sociétés post-conflit et en transition. Dans d'autres cas, elles sont liées à des événements particuliers, à des résultats de recherche ou à des enquêtes - menées par les médias, le pouvoir judiciaire, le parlement ou la police elle-même - qui mettent en évidence des aspects problématiques de la police et du maintien de l'ordre qui doivent être traités.
Le récent assassinat de George Floyd par un policier américain à Minneapolis et une série d'affaires très médiatisées impliquant l'utilisation d'une force disproportionnée, voire mortelle, par la police contre des minorités raciales mettent une fois de plus les institutions chargées de l'application de la loi sous les feux de la rampe. C'est pourquoi les appels à la réforme de la police se multiplient, non seulement aux États-Unis, mais aussi ailleurs : au Canada, au Québec, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Kenya, à Saint-Pétersbourg, à la Barbade, en France et au Royaume-Uni. Cette fois, ces revendications se rallient derrière un nouveau slogan : "Defund the police". Que signifie ce slogan ? D'où vient-il ? Qu'y a-t-il de nouveau dans cette idée ? Qu'est-ce que cela implique ? En quoi est-elle différente des précédentes demandes de réforme ou de suppression de la police ? Dans cette note politique, nous voulons étudier certaines des principales revendications du mouvement actuel et contribuer au discours en clarifiant des concepts et des idées qui peuvent parfois prêter à confusion.








Publié cet été, le rapport sur les «Crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre» a cherché à faire la lumière sur le phénomène des crimes haineux, ses manifestations et ses origines, pour mieux identifier les stratégies et les pratiques exemplaires de prévention tant aux niveaux national que municipal. S’étant déjà intéressé en 2020 aux crimes haineux, le CIPC a décidé d’actualiser ses connaissances en matière de crimes haineux en publiant un nouveau rapport. Conscient de l’importance toujours grandissante de cette problématique, le CIPC s’est concentré sur les crimes haineux fondés sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, pour ce dernier rapport. Jusqu’à maintenant, la plupart des études et recherches s’étaient intéressées plus aux crimes motivés par la haine de manière globale, sans réellement mettre l’accent sur certaines catégories de crimes haineux.

Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ), l’Observatoire national de la délinquance dans les transports (ONDT) du Ministère français chargé des transports et Bruxelles Prévention & Sécurité (BPS) sont heureux d’annoncer la tenue de la 6e conférence sur l’observation de la criminalité et l’analyse criminelle le 4 au 6 novembre à Bruxelles.