Formation sur les traumatismes migratoires sur la santé mentale des jeunes : une initiative du RÉSAL coordonnée par le CIPC 

Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cette formation qui a compris deux éditions (28 mai et 19 juin 2025) et rassemblé près d’une quarantaine de personnes, portait sur le thème : « Influence des traumatismes migratoires sur la santé mentale des jeunes ». Elle a été animée par Garine Papazian-Zohrabian, professeure titulaire au Département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal, et directrice scientifique de l’Équipe de recherche interdisciplinaire sur les familles réfugiées et demandeuses d’asile (FRQSC). 

La formation a permis aux participants et participantes de mieux comprendre : 

  • La distinction entre le statut migratoire et le parcours de vie ; 
  • L’impact des violences vécues avant et après la migration, ainsi que des obstacles administratifs ; 
  • Les conditions favorables à un accompagnement résilient (soutien psychosocial, encadrement sécurisant, rôle des tuteurs). 

Les échanges ont mis en lumière l’urgence d’une approche intégrée, combinant soutien psychosocial, cadre légal adapté et actions favorisant l’inclusion. 

Le CIPC tient à remercier Garine Papazian-Zohrabian ainsi que l’ensemble des personnes présentes pour la richesse de leurs échanges et de leurs réflexions. 

Le RÉSAL propose une formation percutante sur le complotisme et l’extrême droite, coordonnée par le CIPC

Dans le cadre du développement des activités de renforcement des capacités du Réseau montréalais d’échange et de soutien aux initiatives locales (RÉSAL) pour l’hiver 2025, le CIPC en tant que membre coordinateur, a organisé une formation en présentiel le 11 avril dernier. 

Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cet événement portait sur « Complotisme, anti-complotisme et extrême droite », animée par Martin Geoffroy, professeur-chercheur en sociologie au Cégep Édouard-Montpetit et fondateur du Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux (CEFIR). 

Les participants ont exploré en profondeur un défi sociétal crucial : comment les discours complotistes progressent et comment les mouvements extrémistes les exploitent. 

Au cœur de la formation : 

✔ Décoder les rouages des théories du complot, notamment celles sur les mesures sanitaires COVID-19, et leur propagation dans le débat public.
✔ Comprendre les facteurs psychosociaux qui poussent à adhérer à ces récits, souvent basés sur des croyances idéologiques plutôt que sur des faits.
✔ Démystifier les stratégies de l’extrême droite qui utilise les théories conspirationnistes pour ébranler les institutions démocratiques.
✔ Expérimenter des techniques concrètes lors d’un atelier interactif pour dialoguer efficacement avec les adeptes de ces discours. 

Pourquoi cette formation a fait la différence ? 

Face à la méfiance grandissante envers les institutions et la polarisation croissante des opinions, maîtriser les mécanismes du complotisme devient indispensable pour les intervenants sociaux, les éducateurs et les professionnels du communautaire. 

Nous remercions chaleureusement Martin Geoffroy ainsi que tous les participants pour leurs échanges stimulants et leurs réflexions pertinentes ! 

Le CIPC lance une étude pancanadienne sur la sûreté dans les transports

Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) annonce le lancement d’une vaste étude afin d’analyser les enjeux liés à la sûreté dans les transports publics. Cette initiative couvrira cinq grandes villes canadiennes : Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary et Edmonton. L’objectif est d’examiner les défis liés à la sécurité des usagers et du personnel des transports en commun, qui influencent non seulement le bien-être de tous, mais aussi la fréquentation des réseaux, la rétention des employés et l’image des sociétés. Certains groupes, comme les femmes, les personnes en situation de handicap et les communautés marginalisées, sont particulièrement exposés à des formes de violences et d’insécurité. 

Une approche terrain pour des solutions adaptées  

L’étude repose sur plusieurs méthodes :  

  • Analyse documentaire : revue de la littérature et des politiques municipales.  
  • Entretiens avec des acteurs clés des transports et de la sécurité publique.  
  • Marches exploratoires : observation et discussion avec des usagers représentatifs de la diversité.  

Chaque ville fera l’objet d’un rapport synthèse, et un document final rassemblera les meilleures pratiques observées et solutions à travers le pays.  

Un enjeu de société : la mobilité sécurisée pour tous  

En s’intéressant à l’ensemble du parcours des usagers — véhicules de transport collectif, stations, lieux d’attente et espaces publics avoisinants — cette étude vise à identifier des solutions concrètes pour améliorer le sentiment de sécurité de tous.  

Un projet axé sur l’action  

Les résultats de cette étude permettront aux municipalités, aux sociétés de transport et aux organismes communautaires de mettre en place des mesures de prévention adaptées aux réalités locales.  Avec cette initiative, le CIPC réaffirme son engagement en faveur de villes plus sûres et inclusives, où chacun peut se déplacer en toute confiance.  

 Cette étude sera réalisée avec la contribution financière du gouvernement du Canada.