Le CIPC renforce son influence en Amérique latine à travers deux présentations

Nous avons eu le plaisir, d’une part, de partager le 24 juillet dernier notre expertise lors du Congrès international sur les bonnes pratiques en matière de sécurité et de prévention de la criminalité, organisé par notre membre l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et la municipalité de Querétaro au Mexique. Nous avons pu évoquer notamment l’importance de la police communautaire dans le tissage de liens de confiance entre les forces de l’ordre et les communautés locales. De plus, Oscar Figueroa, consultant stratégique en Amérique latine pour le CIPC, a souligné notre impact à l’international et au Québec, notamment à travers les projets mis en place à travers notre Laboratoire en sécurité urbaine mis en place depuis 2020. En outre, cette journée a été l’occasion d’échanger sur de bonnes pratiques avec des acteurs locaux, nationaux et internationaux, et de renforcer notre collaboration pour la création de villes plus sûres et durables. 

Congrès international sur les bonnes pratiques en matière de sécurité et de prévention de la criminalité.

D’autre part, le 21 août, nous avons également eu l’opportunité de poursuivre cet élan en intervenant dans la municipalité de Nuevo León, lors du 3ième forum municipal de prévention communautaire et lors d’une visite à l’académie métropolitaine de sécurité publique de León, à Guanajuato. Cette fois, notre rôle était double : apporter notre expertise en tant que spécialistes de l’analyse criminelle et développer une relation avec les acteurs de l’académie de police. Cette visite a été essentielle pour explorer les possibilités de soutien que le CIPC pourrait offrir à cette municipalité, voire à d’autres au Mexique. Elle a également illustré notre volonté d’accompagner nos partenaires locaux dans la mise en place de stratégies de prévention efficaces et adaptées aux réalités locales. 

Visite à l’académie métropolitaine de sécurité publique de León, à Guanajuato.

Ces deux événements témoignent de notre engagement à consolider notre ancrage en Amérique latine, non seulement en partageant nos connaissances et notre expertise, mais aussi en tissant des liens solides avec des partenaires clés dans la région. 

3ième forum municipal de prévention communautaire à Guanajuato.

Merci pour l’invitation !  

Pour regarder l’intervention d’Oscar Figueroa (22min10-1h16) :

L’OEA et le CIPC organisent une discussion sur le rôle des observatoires de la criminalité issus de la société civile au Mexique et en Amérique centrale

Ce mardi 8 novembre 2020, se déroulait la troisième discussion de la Communauté interaméricaine des observatoires du crime conjointement organisée par le Département de sécurité publique de l’Organisation des États américains (OEA) et le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC).

La parole était donnée à trois panélistes membres de la société civile – Alfonso Domínguez (Mexique), Migdonia Ayestas (Honduras) et Carlos Mendoza (Guatemala). Les présentations ont permis d’en apprendre davantage sur la création et le mandat de leur observatoire respectif, sur leurs méthodes de collecte, de traitement et d’analyse des données et sur leurs stratégies de diffusion des résultats.

Les échanges qui ont suivi ces trois présentations ont permis de discuter de l’apport des observatoires de la violence et de la criminalité issus de la société civile dans des contextes défavorables et difficiles. D’après M. Mendoza et Mme Ayestas, de tels observatoires contribuent à plus de transparence et de crédibilité autour de la construction de la connaissance car ils abordent les données officielles sur le crime avec un regard plus critique. Cette fonction est essentielle dans des pays où la confiance envers les institutions de l’État est relativement faible. Carlos Mendoza, coordinateur de l’Observatoire régional de la violence, pense aussi que ce type de structure permet de mettre en évidence des problèmes « que les gouvernements ne peuvent pas voir ou ne veulent pas voir ».

Les échanges ont aussi permis d’aborder les défis rencontrés par ces observatoires en matière de collecte et d’analyse de données sur le crime dans les contextes mexicain et centraméricains. Mme Ayestas a notamment souligné la difficulté d’obtenir les données officielles de la part d’autorités publiques peu coopératives ainsi que la difficulté à mener des enquêtes de perception et de victimisation dans certains quartiers dangereux. M. Mendoza a évoqué la dépendance de ces observatoires au bon vouloir des gouvernements pour l’accès aux données en illustrant son propos par la façon dont les récentes décisions du gouvernement guatémaltèque limitent la transparence.

L’événement était organisé en visioconférence et était retransmis en direct. Il est possible de le visionner en intégralité en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=KjNtPsK9sIA