• Ahuntsic‑Cartierville

    Le CIPC publie un nouveau portrait chiffré consacré à l’arrondissement d’Ahuntsic‑Cartierville, à Montréal. Fondé sur les données policières issues du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) du ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP Québec), Canada, ce rapport analyse 18 272 affaires criminelles documentées entre 2018 et 2022, dont 72 % liées aux crimes contre la propriété et 28 % aux crimes contre la personne. Le document présente un état des lieux détaillé des crimes contre la personne et des crimes contre la propriété. Il décrit leur évolution, leur répartition dans les espaces de vie ainsi que les profils des personnes impliquées. Cette analyse met également en lumière l’importance des contextes relationnels et privés, notamment dans les situations de violence commise envers un proche. L’analyse territoriale distingue les secteurs plus exposés et clarifie le rôle structurant des espaces privés dans la survenue de plusieurs formes de violence. Ce portrait vise ainsi à soutenir les réflexions et les décisions stratégiques des acteurs municipaux, institutionnels et communautaires engagés en sécurité urbaine, en mettant à disposition des données documentées contextualisées et directement applicables.  Consulter le rapport complet Pour toute information complémentaire, écrivez à info@cipc-icpc.org.

  • Portrait chiffré 2024 — criminalité, agglomération de Montréal (CIPC)

    Le CIPC publie un portrait chiffré de la criminalité 2024 pour l’agglomération de Montréal. Fondé sur des données policières vérifiées issues du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) du ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP Québec), Canada, ce document vise à éclairer la décision des acteurs municipaux, communautaires et institutionnels, afin d’ajuster les politiques et interventions aux réalités territoriales et sociales locales. Le rapport, réalisé avec l’appui du MSP Québec et de la Ville de Montréal, dresse un état des lieux des crimes contre la propriété et des crimes contre la personne pour l’année 2024. Il situe ces résultats dans une perspective évolutive en analysant les tendances observées entre 2018 à 2024. Cette analyse quantitative des données met l’accent sur les crimes contre la personne (infractions pouvant entraîner la mort, infractions sexuelles, voies de fait, infractions entraînant une perte de liberté, menaces, actes de violence et infractions relatives au proxénétisme et à l’obtention de services sexuels) ainsi que sur les crimes contre la propriété (incendies criminels, introductions par effraction, vols, recels, fraudes et méfaits). En 2024, l’agglomération a recensé 85 710 affaires criminelles. Les crimes contre la propriété représentent 66 % (56 159 affaires) et les crimes contre la personne 34 % (29 551 affaires). Les taux s’établissent à 28 pour 1 000 habitants (propriété) et 14,7 pour 1 000 (personne). À partir de cette analyse, certains constats se dégagent : Évolution différenciée : depuis 2018, les crimes contre la personne ont augmenté de 60,2 %, avec des voies de fait qui demeurent majoritaires en 2024. D’un autre côté, les crimes contre la propriété ont dans l’ensemble crû sur la période, avec une hausse marquée de 34,7 % entre 2021 et 2023, puis une baisse de 10,4 % en 2024 par rapport à 2023. Lecture territoriale : certains secteurs caractérisés par une forte mobilité urbaine et une mixité d’usages présentent des taux plus élevés. Leur interprétation exige une lecture nuancée qui tienne compte des flux quotidiens et de la fréquentation élevée des pôles de transport et d’activités de loisirs. Dans ce contexte, et compte tenu de l’importance du facteur de mobilité, l’interprétation des liens entre les facteurs de risque pour la population et le nombre d’actes criminels dans ces secteurs doit être abordée avec discernement. Espaces de vie : la majorité des crimes contre la personne se produisent en espaces privés, avec 47,7 % des événements enregistrés dans ces milieux, dont 38,8 % principalement dans des unités d’habitation ; les crimes contre la propriété, eux, se concentrent dans les espaces publics ouverts avec 44,7 % des faits, et 28,1 % se déroulent sur la voie publique. Consulter le rapport complet Pour toute information complémentaire, écrivez à info@cipc-icpc.org.

  • Le 28 janvier 2026, à Lévis (Québec, Canada), le CIPC a pris part à une rencontre de la communauté de pratique du Fonds bâtir des communautés sécuritaires (FBCS), un programme public d’aide financière du Québec qui soutient des initiatives locales de prévention de la criminalité. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du Plan d’action territorial en sécurité urbaine de cette ville, assurant la cohérence entre les échanges techniques et les priorités établies au niveau local. Ce que nous avons réalisé sur le terrain Nous avons échangé avec des acteurs du milieu institutionnel, communautaire, scolaire et municipal de la ville Lévis afin de suivre l’avancement des actions liées au FBCS, de clarifier les rôles et responsabilités de chacun et d’arrimer concrètement les interventions au Plan d’action territorial en sécurité urbaine. Nous avons également poursuivi la mise en œuvre de notre mandat d’évaluation d’un programme soutenu par le FBCS, en veillant à ce que les prochaines étapes demeurent alignées sur les priorités locales. Résultats concrets pour la prévention locale Cette participation contribue à accélérer la mise en œuvre de pratiques fondées sur des données et à améliorer la coordination opérationnelle entre les acteurs du milieu, deux leviers essentiels pour obtenir des résultats durables en prévention de la criminalité. Elle s’inscrit au cœur de la mission du CIPC : accompagner les communautés dans des approches adaptées aux contextes locaux, en renforçant les capacités et en outillant la prise de décision. Ces échanges ont d’ailleurs réaffirmé à quel point des initiatives comme celles soutenues par le FBCS prennent tout leur sens lorsqu’elles s’ancrent dans une collaboration réelle entre les acteurs du milieu et permettent d’aboutir à la mise en place de projets ancrés dans les milieux de vie. Nous remercions nos partenaires d’avoir accueilli nos collègues Solal Holtz et Marie-Pier Allard-Caron pour cette activité dans leur milieu.

  • Une rencontre stratégique pour la prévention Le 9 décembre 2025, le Centre international pour la prévention de la criminalité a participé à la Journée TACMES 2025, organisée par la Table de concertation contre l’exploitation sexuelle des mineurs (TACMES) au Centre des mémoires montréalaises (MEM), à Montréal. Cet événement a réuni des organismes communautaires, praticiens, chercheurs et partenaires institutionnels pour renforcer les liens intersectoriels, favoriser le transfert de connaissances et développer des outils communs en matière de prévention et d’intervention contre l’exploitation sexuelle des mineurs. Des objectifs clairs et ambitieux La journée a poursuivi plusieurs objectifs complémentaires : Partager des expériences et des pratiques innovantes entre les membres de la TACMES; Renforcer une vision commune centrée sur le bien-être, la dignité et les droits des jeunes; Soutenir le développement d’outils collectifs par et pour les milieux d’intervention; Approfondir des réflexions sur des enjeux prioritaires, notamment la diversité sexuelle et de genre ainsi que les réalités des communautés autochtones. Un format dynamique et collaboratif La matinée, animée par Dynamo, a créé un cadre relationnel propice au dialogue grâce à des activités de reconnaissance, de gratitude et de réflexion collective sur les valeurs partagées. L’après-midi, animée par les membres de la TACMES, a été consacrée à des présentations de projets, des discussions collectives et au lancement de nouveaux outils. Le rôle actif du CIPC La participation du CIPC s’inscrit dans une logique de contribution active au travail collectif de la TACMES. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes de collaboration : Partager des bonnes pratiques, incluant des approches innovantes en prévention ; Soutenir le développement et l’évaluation de projets concertés ; Renforcer la mise en réseau des acteurs et le travail coopératif ; Intégrer la parole des jeunes et veiller à leur bien-être dans toutes les démarches. Une dynamique porteuse de transformations La Journée TACMES 2025 a confirmé le rôle central de la TACMES comme espace sécuritaire, inclusif et mobilisateur, capable de fédérer des acteurs autour d’une vision commune axée sur le respect, la dignité et le bien-être des jeunes. Pour le CIPC, cette participation a été une occasion stratégique de renforcer ses liens avec les milieux communautaires et institutionnels, d’alimenter ses réflexions en matière de prévention de la violence et de contribuer à des dynamiques de concertation porteuses de transformations durables.

  • Le 2 décembre 2025, le Réseau d’échange et de soutien aux actions locales (RÉSAL) a tenu sa dernière activité de renforcement des capacités de l’année, financée par Prévention Montréal (Ville de Montréal). Cette activité, coordonnée par le CIPC, constituait la deuxième édition d’une formation offerte en octobre dernier. Cette rencontre, qui s’est déroulée au Centre St-Pierre, à Montréal, portait sur le thème « Jeunes et police : comprendre et atténuer les boucles de méfiance » avec l’expertise de M. Victor Armony, professeur titulaire à l’UQAM et chercheur au CRIDAQ. Un espace pour dialoguer et réfléchir Destinée aux intervenants des milieux jeunesse, scolaire, communautaire, aux agents de proximité et aux professionnels œuvrant autour des questions liées à la prévention de la criminalité, la rencontre a permis d’aborder les tensions persistantes entre jeunes et corps policier. Certains intervenants ont souligné des défis liés à la disponibilité des ressources et à l’adaptation des outils aux réalités des jeunes. Les participants ont ainsi exprimé un besoin urgent de soutien institutionnel et politique pour mieux accompagner les jeunes.  Des constats qui interpellent Les discussions ont mis en lumière des enjeux transversaux : Méfiance généralisée : Une seule interaction négative avec la police peut suffire à briser des mois de travail relationnel auprès des jeunes. Les intervenants ont souligné que ces derniers se sentent peu représentés et peu confiants envers les institutions, ce qui alimente un sentiment d’exclusion. Cette méfiance ne touche pas seulement les jeunes : elle s’étend aussi aux professionnels, qui rencontrent parfois des difficultés à collaborer efficacement entre institutions. Biais et stéréotypes : Certaines pratiques institutionnelles et des données incomplètes contribuent à cibler de manière disproportionnée certains quartiers ou communautés. Concrètement, cela signifie que des jeunes issus de milieux racisés ou défavorisés sont plus surveillés que d’autres, ce qui renforce des stéréotypes et crée un climat de suspicion. Violences invisibles : Ces violences ne sont pas physiques, mais prennent la forme de microagressions (petits gestes ou paroles qui dénigrent), de relations ambiguës entre jeunes et institutions, et de double victimisation. Par exemple, lorsqu’une plainte pour discrimination est ignorée ou minimisée, la victime subit une seconde injustice. Ces situations fragilisent la confiance, surtout chez les jeunes filles racisées. Manque d’outils adaptés : Les dispositifs actuels ne répondent pas toujours aux réalités des jeunes. Les intervenants ont notamment nommé l’absence d’espaces où les jeunes peuvent s’exprimer, comme des comités jeunesse dans certains arrondissements. Ce manque limite leur capacité à faire entendre leurs besoins et à développer leur esprit critique. Déconnexion entre police et milieux de vie : Peu d’agents connaissent réellement les dynamiques locales, ce qui accentue la distance sociale et culturelle. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une collaboration sans hiérarchie entre les acteurs : police, école, organismes communautaires et travailleurs sociaux doivent agir ensemble. Langage institutionnel fragmenté : Des malentendus autour de termes comme « prévention » ou « risque » compliquent la coordination. Par exemple, ce qui est considéré comme « prévention » par la police peut avoir un sens différent pour un organisme communautaire, entraînant des interventions incohérentes. Ces constats rappellent que la méfiance peut s’expliquer par une combinaison de plusieurs facteurs, dont les dimensions individuelles, institutionnelles et structurelles. Des pistes pour avancer La formation a permis de dégager des leviers concrets : renforcer la coordination interinstitutionnelle, créer des espaces pour la participation des jeunes, développer des outils adaptés et former les acteurs à reconnaître leurs biais. Les participants ont insisté sur la nécessité d’un langage partagé et d’une compréhension systémique des relations entre institutions. Un engagement fort du CIPC Cette rencontre marque la fin d’une série de formations du RÉSAL pour 2024-2025, qui a contribué à outiller les acteurs locaux face à des enjeux complexes sur les violences jeunesse. Pour le CIPC, ces activités demeurent essentielles pour renforcer les capacités des acteurs locaux et favoriser des approches collaboratives.

  • En novembre, le CIPC a participé à deux événements majeurs organisés par son partenaire, la Coalition Pozé : le Préforum « Paroles de terrain » et le Gala INTERVENTUM. Nos collègues Tatiana Smirnova, analyste et chargée de projets, et Solal Holtz, analyste, se sont joints aux rendez-vous. Ils ont pu échanger sur des pratiques en prévention et contribuer à reconnaître le travail d’acteurs clés engagés dans la lutte contre la violence et la promotion de la cohésion sociale à Montréal.  Un préforum pour co-créer des solutions et renforcer la solidarité locale  Le 6 novembre, à la Maison du développement durable, le Préforum « Paroles de terrain » a réuni des intervenantes et intervenants, des éducatrices et éducateurs, des chercheures et chercheurs, des jeunes ainsi que des membres de communautés locales. Ensemble, ils ont identifié les approches qui favorisent la réduction des tensions entre quartiers et la création de milieux de vie plus solidaires et harmonieux.  Ce préforum a constitué la première étape d’un processus plus large visant à renforcer la solidarité entre organisations et à améliorer les collaborations locales autour d’enjeux touchant les jeunes. Cet événement a ainsi ouvert la voie à une réflexion commune sur les manières de soutenir des environnements plus cohésifs et sécuritaires.  Un gala pour célébrer les acteurs clés de la prévention et du soutien aux jeunes  Le 11 novembre, le Gala INTERVENTUM a mis à l’honneur le rôle essentiel des intervenantes et intervenants auprès des jeunes vulnérables. Pour cette première édition, 30 lauréates et lauréats ont été récompensés pour leur engagement et la créativité de leurs initiatives. Cette soirée a été l’occasion de souligner l’importance du travail quotidien de ces acteurs de terrain, dont les actions contribuent directement à la sécurité, au bien-être des jeunes et à la cohésion sociale. La participation de nos collègues à ses événements réaffirme également le rôle du CIPC comme acteur clé de la prévention et du dialogue multisectoriel à Montréal. Photos – À gauche : Des jeunes au Gala INTERVENTUM (11 novembre). À droite : Membres du conseil d’administration d’administration de la Coalition Pozé (11 novembre).

  • Les 30 et 31 octobre 2025, Ann Champoux (au centre dans la photo ci-dessus), directrice générale du Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), a participé au premier Congrès international sur la réinsertion et la prévention dans la justice pénale pour mineurs, tenu au Centre Fox, à San Francisco del Rincón, dans l’État de Guanajuato, au Mexique. Cette mission marquait la première visite d’Ann Champoux au Mexique à titre de directrice générale du CIPC. Elle y était accompagnée de M. Oscar Figueroa, consultant stratégique, Amérique latine, qui représente fréquemment le CIPC dans divers événements et conférences à travers la région. Invitée à prononcer la conférence d’ouverture, Mme Champoux a pris part à cet événement qui a rassemblé plus de 1 200 participants issus de neuf pays d’Amérique et d’ailleurs. Cette participation s’inscrivait dans la volonté du CIPC de renforcer la coopération internationale en matière de prévention du crime et de justice pour mineurs. Une expérience marquante sur les plans professionnel et personnel   Son intervention a mis l’accent sur l’importance de la prévention précoce, du soutien communautaire et de la coopération internationale pour favoriser la réinsertion des jeunes en conflit avec la loi. Pour Ann Champoux, le thème du congrès résonne particulièrement : « Ce sujet me touche profondément, tant comme directrice générale du CIPC que comme mère. »     Inspirer et tisser des liens Touchée par la présence de nombreux étudiants universitaires, elle espère que son message aura encouragé la relève à poursuivre ses efforts en prévention de la délinquance juvénile et en sécurité urbaine. Elle souligne également la qualité des rencontres stratégiques et des échanges tenus en marge du congrès, ouvrant la voie à de possibles collaborations futures dans la région. Un rayonnement porteur pour le CIPC Cette première mission au Mexique a permis de faire connaître la mission et l’expertise du CIPC à de nouveaux partenaires, tout en réaffirmant son engagement à soutenir les initiatives locales au Mexique et en Amérique latine. « Nous partageons un objectif commun : bâtir des politiques publiques plus humaines et inclusives pour des communautés plus sûres », a conclu Ann Champoux. Ainsi, cette participation marque une étape importante pour le CIPC dans le développement de partenariats durables et dans le renforcement de son réseau en Amérique latine.

  • Le CIPC dévoile quatre rapports sur la criminalité dans l’agglomération de Montréal. Ces analyses offrent des données clés pour mieux comprendre les réalités locales et renforcer les stratégies de prévention. La publication de ces rapports a été rendue possible avec le soutien du ministère de la Sécurité publique du Québec et de la Ville de Montréal. Lire le communiqué au complet

  • Dans le cadre d’un mandat confié par la Ville de Montréal, le Centre international pour la prévention de la criminalité publie son rapport État des lieux de la criminalité dans et aux alentours des HLM – agglomération de Montréal. Ce travail s’inscrit dans une volonté de la Ville de Montréal de renforcer les capacités d’analyse locale en matière de sécurité urbaine, en tenant compte des réalités sociales et territoriales propres aux milieux résidentiels à loyer modique.  Entre 2018 et 2022, plus de 9 300 affaires criminelles ont été recensées dans le périmètre des HLM. Si les crimes contre la propriété sont les plus fréquents, les crimes contre la personne ont connu une hausse de 38 %, avec une forte exposition des femmes et des aînés. Ces dynamiques soulignent l’importance d’interventions adaptées aux vulnérabilités sociales, à la précarité et aux contextes relationnels.  Réalisé avec le soutien du ministère de la Sécurité publique du Québec, ce rapport propose des recommandations concrètes pour renforcer la sécurité de proximité, améliorer la cohésion sociale et soutenir les résidents des HLM dans l’agglomération de Montréal. Lire le rapport complet

  • Le Centre international pour la prévention de la criminalité publie son rapport Portrait chiffré de la criminalité — agglomération de Montréal, réalisé avec l’appui du ministère de la Sécurité publique du Québec et de la Ville de Montréal. Ce diagnostic local de sécurité dresse un état des lieux détaillé des infractions enregistrées entre 2018 et 2022, en s’appuyant sur les données du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2).  Plus de 358 000 affaires criminelles ont été recensées, dont une hausse marquée des crimes contre la propriété (+12 %) et des crimes contre la personne (+34 %). Les vols de véhicules, les fraudes, les infractions sexuelles et les violences conjugales figurent parmi les enjeux prioritaires.  Ce rapport vise à outiller les autorités publiques et les partenaires locaux dans la planification stratégique en sécurité urbaine, en proposant des recommandations concrètes pour renforcer la prévention, sécuriser les milieux de vie et accompagner les populations les plus vulnérables. Lire le rapport complet

  • Le Centre international pour la prévention de la criminalité publie son rapport Analyse des crimes de diffusion non consensuelle d’images intimes dans l’agglomération de Montréal. Réalisé avec l’appui du ministère de la Sécurité publique du Québec et de la Ville de Montréal,  ce rapport constitue la première étude exhaustive sur ce phénomène en forte croissance dans l’agglomération de Montréal. Fondé sur les données policières du Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC 2.2) (2018–2022), le rapport met en lumière les dynamiques genrées de ces infractions, qui touchent principalement les jeunes femmes âgées de 12 à 30 ans. Il révèle que ces crimes s’inscrivent souvent dans des relations intimes et prolongent des formes de violences conjugales et relationnelles dans le cyberespace. Mandaté par la Ville de Montréal, le CIPC propose des recommandations concrètes pour renforcer la prévention, l’accompagnement des victimes et la concertation intersectorielle. Par ailleurs, ce rapport est un outil stratégique pour les décideurs, les milieux scolaires, les organismes communautaires et les plateformes numériques. Lire le rapport  

  • Le 3 novembre 2025, les analystes Janny Montinat et Hang Nguyen du Centre international pour la prévention de la criminalité ont pris part à la Conférence annuelle et Salon du transport collectif organisée par l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) à Montréal. Elles y ont présenté la démarche et les objectifs d’une étude nationale menée par le CIPC sur la sécurité et la mobilité dans les réseaux de transport collectif de cinq grandes villes canadiennes. L’étude, prévue sur une période de trois ans, en est actuellement à sa première année, consacrée à la revue de littérature, à la consultation d’experts et à la préparation des visites sur le terrain. En s’inscrivant dans les discussions déjà en cours entre les acteurs du transport, de la recherche et des administrations municipales, le CIPC partage son expertise en prévention pour contribuer à l’élaboration de solutions durables aux enjeux de sécurité urbaine. Pour en savoir plus sur la Conférence annuelle de l’ACTU, visitez cutaactu.ca.

  • Le 1er octobre 2025, l’Université Blas Pascal (UBP) a tenu en ligne le Séminaire international « Analyse criminelle pour la sécurité citoyenne : expériences latino-américaines ». À cette occasion, Óscar Figueroa Ulloa, consultant stratégique pour l’Amérique latine au Centre international pour la prévention de la criminalité a présenté les approches et outils que le Centre déploie pour renforcer l’analyse criminelle et prévenir la violence dans les milieux urbains. Le séminaire a réuni des experts en sécurité publique et des chercheurs universitaires afin de favoriser le dialogue intersectoriel et de partager des pratiques efficaces. Parmi les intervenants figurait notamment le Commissaire général Andrés Cambronero, directeur général des Technologies de l’information et de l’analyse statistique de la Police de la province de Córdoba, en Argentine. De plus, Jorge Luis Jofré, Directeur des Diplomatures en Sécurité Citoyenne et en Sciences Forensiques et Investigation Criminelle de l’UBP, a pris part aux échanges. Ces échanges ont consolidé les efforts régionaux en matière de sécurité urbaine et souligné le rôle essentiel des données dans la conception de politiques publiques éclairées. Une contribution alignée avec la mission du CIPC L’UBP a adhéré au réseau international du CIPC en 2024. En participant à ce séminaire, le Centre réaffirme son engagement à soutenir la coopération internationale et à promouvoir la prévention comme levier central de la sécurité citoyenne. Cette collaboration a également mis en lumière un engagement commun à renforcer la sécurité et la qualité de vie dans les communautés dans la région d’Amérique latine, grâce à l’éducation, à la recherche et à la collaboration internationale.

  • Dans le cadre du développement des activités de renforcement des capacités du Réseau montréalais d’échange et de soutien aux initiatives locales (RÉSAL) pour l’automne 2025, le CIPC en tant que membre coordinateur, a organisé une formation en présentiel le 15 octobre.  Financée par le programme Prévention Montréal de la Ville de Montréal, cet événement portait sur « Jeunes et police : dépasser la méfiance, construire la confiance », Animée par Victor Armony est Professeur titulaire au Département de sociologie de l’UQAM | Université du Québec à Montréal et chercheur au Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie. Au cœur de la formation :  ✔ Questionner les dynamiques de confiance ✔ Explorer les défis actuels et les pistes de transformation ✔  Réaffirmer l’importance d’inclure les jeunes dans toute réflexion sur la sécurité et le vivre-ensemble Pourquoi cette formation a fait la différence ?  C’est une étape importante vers des approches plus humaines, inclusives et ancrées dans les réalités locales et par ce que la confiance ne se décrète pas, elle se construit — avec écoute, respect et avenir partagé. Nous remercions chaleureusement Victor Armony ainsi que tous les participants pour leurs échanges stimulants et leurs réflexions pertinentes ! 

  • Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) rend public un rapport inédit intitulé Vue d’ensemble de la victimisation des femmes et des filles dans l’agglomération de Montréal.  S’appuyant sur les données policières du ministère de la Sécurité publique du Québec, ce portrait met en évidence une hausse préoccupante de la victimisation des femmes et des filles entre 2018 et 2022, en particulier les voies de fait. L’étude révèle également d’importantes disparités territoriales et générationnelles, ainsi qu’une forte prévalence des violences commises dans des contextes relationnels de proximité.  Afin de mieux orienter les politiques publiques et les interventions locales, le rapport formule plusieurs recommandations stratégiques. Il insiste notamment sur la nécessité de développer des espaces publics sécuritaires et inclusifs, de renforcer le soutien aux victimes dans les milieux de vie privés, d’intensifier la prévention auprès des adolescentes et de bonifier la collecte de données genrées.  Réalisé par le CIPC en collaboration avec la Ville de Montréal, ce travail vise à outiller les autorités publiques, les chercheurs et chercheuses, ainsi que les actrices et acteurs de première ligne pour mettre en œuvre des actions durables et adaptées en matière de sécurité urbaine.  Lire le rapport complet 

  • Les 26 et 27 août 2025, le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) a tenu sa deuxième école d’été, consacrée à un enjeu central : la crise de confiance entre la population et les institutions.  Pendant deux demi-journées, réunissant près d’une cinquantaine de personnes, le CIPC a réuni chercheurs et chercheuses, personnes étudiantes et professionnelles de la santé, de l’éducation, de la sécurité publique, de la justice, du milieu communautaire, ainsi que des personnes représentant des milieux institutionnels et municipaux. Ensemble, ils ont analysé les dynamiques de méfiance, partagé des expériences concrètes et proposé des pistes d’action pour bâtir des relations de confiance durables.  Dès l’ouverture, l’équipe du CIPC a présenté les objectifs de l’école d’été : créer un espace de dialogue, croiser les regards scientifiques, citoyens et professionnels, et réfléchir collectivement à des solutions ancrées dans les réalités locales.  Jour 1 – Explorer les multiples visages de la méfiance  L’après-midi du 26 août a ouvert le bal avec une série de présentations et de témoignages.  Janny Montinat et Alexis St-Maurice, analystes et chargés de projet au CIPC, ont illustré la manière dont la méfiance s’exprime dans différents contextes : communautés locales, institutions scolaires, services sociaux, ou encore recherche. Ils ont montré que la confiance ne peut pas être imposée : elle se mérite et se construit progressivement. Michelle Côté, conseillère scientifique au CIPC, a mis en lumière les enjeux souvent invisibles derrière la confiance et la méfiance envers les institutions, en s’appuyant sur des données issues d’enquêtes québécoises, canadiennes et internationales. Elle a insisté sur les conditions qui favorisent des interventions préventives réussies : agilité, flexibilité, équité et ouverture.   Marylin Coupienne, conseillère juridique à la FMHF a ensuite questionné le rôle du droit et des institutions de protection de la jeunesse dans la crise de confiance actuelle. Elle a souligné les impasses créées par des logiques interventionnelles trop centrées sur la preuve et la faute, au détriment du lien de confiance avec les familles.  La journée s’est conclue par des discussions ouvertes entre les personnes présentes, suivies d’un cocktail de réseautage qui a prolongé les échanges.  Jour 2 – Repenser les liens avec les institutions  Le 27 août au matin, les participants ont approfondi la réflexion à travers des conférences et une table ronde.  Victor Armony, professeur à l’UQAM et chercheur au CRIDAQ, a ouvert la journée en analysant la méfiance et le soupçon qui marquent les relations entre la police et les minorités racisées. Il existe une boucle de méfiance réciproque : plus la police interpelle certains groupes, plus ceux-ci développent une méfiance, laquelle entraîne de nouvelles interpellations.  Carl Lacharité, professeur émérite à l’UQTR, a apporté le point de vue des familles sur leurs interactions avec les institutions de services, montrant que la confiance et la méfiance se construisent au fil du développement de l’enfant et dans la qualité du dialogue avec les professionnel·le·s. Il a aussi rappelé que la méfiance n’est pas toujours un signe de rupture sociale, mais peut être une stratégie adaptative légitime face à des institutions perçues comme éloignées ou intrusives.  Enfin, un panel de clôture a réuni l’ensemble des intervenants et intervenantes incluant Pierreson Vaval, fondateur d’organismes comme Équipe RDP et la coalition POZÉ. Ensemble, ils ont rappelé l’importance d’accompagner les familles et les communautés dans leurs interactions avec les institutions, afin de transformer des situations de méfiance en espaces de dialogue.  Ils ont également insisté sur la nécessité de reconnaître les responsabilités partagées, de résister au découragement, et d’adapter nos manières de faire face aux transformations sociales et technologiques, notamment avec l’émergence de l’intelligence artificielle.  Un espace d’apprentissage collectif et d’action  En organisant cette école d’été, le CIPC a offert aux participants un espace privilégié pour échanger, confronter leurs points de vue et identifier des solutions concrètes aux défis de confiance qui traversent nos institutions.   Cette école d’été a montré que la confiance est à la fois un enjeu de données, un enjeu de pratiques et un enjeu de relations humaines. Elle ne peut être imposée d’en haut : elle se construit dans l’expérience quotidienne, par la reconnaissance mutuelle, la participation active des citoyens et citoyennes et des communautés, et l’engagement des institutions à travailler avec – et non seulement pour – celles et ceux qu’elles desservent. 

  • La 2e édition de l’École d’été du CIPC se tiendra les 26 et 27 août 2025 à Montréal et portera sur la crise de confiance envers les institutions. Cet événement réunira des experts, des représentants institutionnels, des acteurs communautaires et des chercheurs pour réfléchir collectivement aux causes de cette méfiance et identifier des pistes d’action. Pour lire le communiqué au complet

  • Le 14 août 2025, le CIPC a pris part à une table ronde virtuelle organisée par le Réseau hémisphérique pour la prévention du crime, en collaboration avec plusieurs partenaires régionaux. L’événement a réuni des experts de l’Argentine, de la Bolivie, du Mexique, du Guatemala, du Chili et du Canada, et s’adressait à des professionnels et étudiants boliviens en prévention de la criminalité.  Oscar Figueroa, consultant stratégique pour l’Amérique latine au CIPC, a présenté des expériences et réflexions issues de nos travaux sur la prévention sociale et situationnelle.  De plus, il a également averti que le crime organisé représente une menace prioritaire dans la région, en recrutant des mineurs et jeunes adultes pour le microtrafic, l’extorsion et la logistique. Il a appelé à mettre en place des protocoles spécifiques de protection et à renforcer la coordination avec la justice et les systèmes de protection de l’enfance.  Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination interinstitutionnelle entre municipalités, polices, parquets et acteurs communautaires. Il a affirmé que les pays de la région peuvent mettre en œuvre des politiques de prévention efficaces en s’appuyant sur des normes minimales, un financement stable et des projets pilotes évalués régulièrement.  ProgettoMondo, l’Université autonome métropolitaine (UAM), l’Institut de recherche Gino Germani (UBA), l’IECRIMT et le Secrétariat à la science et à la technologie ont organisé cette table ronde, qui s’inscrit dans la continuité d’une collaboration active entre le CIPC et ses partenaires latino-américains, marquée par trois activités conjointes en 2024.  Cliquez ici pour visionner l’enregistrement. 

  • Le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC) vient de franchir une étape majeure dans son ambitieuse étude pancanadienne sur la sécurité dans les transports en commun : des experts de premier plan en transport, urbanisme et mobilité durable se joignent au projet pour en renforcer la portée scientifique et opérationnelle. Cette collaboration réunit des partenaires tels que l’UQAM, l’Université Concordia, l’Université de Toronto, l’INRS-UCS, l’Association canadienne du transport urbain (ACTU) et Leading Mobility. Ensemble, ils apportent une expertise essentielle pour comprendre les enjeux de sécurité vécus par les usagers et le personnel des transports, en portant une attention particulière aux populations plus vulnérables. L’étude couvre Montréal, Toronto, Ottawa, Calgary et Edmonton et combine revue documentaire, entrevues avec des acteurs clés et marches exploratoires. Les résultats permettront de formuler des recommandations concrètes pour améliorer la sécurité, renforcer le sentiment de confiance et favoriser l’inclusion sociale. Pour lire le communiqué complet

  • Le 18 juin 2025, le CIPC a animé un webinaire dans le cadre du Fonds pour bâtir des communautés plus sécuritaires (FBCS) pour présenter la méthodologie FIXED, un outil structurant pour améliorer la concertation locale en matière de sécurité urbaine.  Un public engagé issu de milieux clés  L’activité a rassemblé des personnes représentant de municipalités de plus de 100 000 habitants ainsi que des spécialistes de la santé publique du Québec. L’objectif : leur fournir des outils concrets pour mettre en place des démarches collaboratives et durables.  Une approche structurée pour des résultats concrets  Durant le webinaire, nous avons exposé les fondements de la méthodologie FIXED de même que ses principales étapes :   établir un diagnostic partagé;  mobiliser les parties prenantes;   co-constructruire une vision commune;  élaborer des plans d’action concrets.  Trois exemples inspirants  Trois projets soutenus par le CIPC ont permis d’illustrer la démarche :   un projet de revitalisation urbain à Saint-Léonard;  une intervention menée dans une école à Montréal;  un plan sectoriel de sécurité élaboré à Gatineau.  Des échanges enrichissants  Les échanges ont mis en lumière les avantages de la méthode FIXED — structure, clarté, mobilisation — tout en soulevant les défis liés à son implantation, notamment la nécessité d’adapter les démarches aux réalités locales.   Un consensus s’est dégagé : pour obtenir des résultats durables, il faut conjuguer collaboration intersectorielle et compréhension fine du territoire.  Un levier pour des collectivités plus sûres  Ce webinaire a confirmé la pertinence de la méthodologie FIXED comme levier pour bâtir des milieux de vie plus sécuritaires, inclusifs et résilients. Le CIPC remercie toutes les personnes participantes pour leur contribution et leur engagement à faire progresser la sécurité urbaine au Québec et ailleurs.